#Critique Shônan Seven (T. 2)

#Critique Shônan Seven (T. 2)

Note de l'auteur

9782368521656Nous voilà repartis pour le concours de celui qui a la plus grosse ! Le Shônan Seven a enfin commencé et avec lui, son cortège de punchlines débiles assénées par des étudiants dont le cerveau a vraisemblablement été atrophié par leurs muscles. En même temps, le titre n’a pas d’autres prétentions que de nous balancer de gros uppercuts dans la tronche et à l’occasion, de nous montrer un bout de culotte ou un décolleté plongeant. C’est plutôt bête et méchant, mais Shônan Seven parvient à nous distraire en faisant appel au mâle primitif caché en nous… Désolé pour ces demoiselles !

 

À la fin du premier tome, nous avions laissé Ikki Kurokami en bien mauvaise posture. Complètement à poil, armé d’une serviette de bain, il se retrouvait à devoir affronter les terribles frères Ramon. Il faut bien dire que s’il ne réfléchissait pas uniquement avec sa b***, il n’en serait pas là… L’arrivée de Haku Kamijô ne fait que rajouter de l’huile sur le feu et tout ce beau petit monde est donc chaud comme jamais pour se mettre sur la gueule, sous les yeux émerveillés de quelques lycéennes peu farouches. Les coups pleuvent et certains participants au Shônan Seven sont prêts à tout pour parvenir à leur fin. C’est le cas de Dômoto, qui n’hésite pas à prendre en otage une jeune orpheline afin de faire chanter Haku. On en apprend d’ailleurs un peu plus sur ce dernier et ses motivations, à travers un court flashback relatant son enfance difficile. Pour le reste, on continue avec de la baston badass et des invectives qui volent dans tous les sens. Comme dans le premier tome, on ne peut s’empêcher de sourire en voyant cette bande de bœufs sous testostérone se toiser du regard et jouer du biceps. Un combat de coqs qui paraît tellement inutile et risible qu’il finit par devenir divertissant.

 

shonan-seven-5773452À condition de poser son cerveau et de prendre tout cela au douzième degré, on parvient à passer un moment pas désagréable. L’intérêt général du titre ne repose aujourd’hui que sur sa parenté avec le culte GTO et n’offre rien de plus qu’un défouloir assez bête et méchant, réveillant l’adolescent, en pleine poussée d’hormones, qui sommeille en chacun de nous. Bref, Shônan Seven reprend la bonne vieille formule « violence + sexe » et s’érige fièrement comme un titre aguicheur et bien volontiers racoleur. Car, c’est bien sur la promesse de la plantureuse Madoka Kiryuin de s’offrir à Ikki en cas de victoire, que se construit finalement une bonne partie du titre. De là, il n’y a plus qu’à dérouler… Heureusement, côté dessin, Shinsuke Takahashi assure le job. Son trait photoréaliste reste dans la droite lignée de ses prédécesseurs et le mangaka se montre assez à l’aise dans les scènes de baston qui s’enchaînent à vive allure. À noter un chara-design nous offrant des gueules bien patibulaires pour des personnages toujours plus badass. Car oui, c’est finalement le mot par lequel Shônan Seven se définit, badass… Malheureusement, cela ne suffit pas pour faire un bon titre. En deux tomes, le nouveau seinen de l’éditeur Kurokawa, peine à convaincre et contrairement à son personnage principal, le lecteur bande mou.

 

Shônan Seven (T. 2)

De Tôru Fujisawa et Shinsuke Takahashi,

Édité par Kurokawa

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