#Critique Sons of Texas – Baptized in the Rio Grande

#Critique Sons of Texas – Baptized in the Rio Grande

Note de l'auteur

Et un nouveau groupe de plus cette semaine, un ! Et en provenance du Texas, encore ! Décidément, il se passe quelque chose dans le Lone Star State en ce moment… Les Sons of Texas n’ont cependant pas grand-chose à voir avec nos gentils hippies d’Highway Hypnosis chroniqués dans ces pages il y a peu. Oubliez le calumet de la paix et sortez la Tequila de contrefaçon, on va faire chauffer les pistons !

Le Southern Rock, on connaît bien, du rock classique épicé par des influences country et blues fleurant bon la bière bon marché et le whiskey du Tennessee… Le Southern Metal, même combat, avec les mêmes ingrédients en plus grande quantité et le bouton de volume poussé au maximum ! Sons of Texas a décidé de ne pas choisir entre ces deux côté de la frontière car si frontière il y a, elle est de toute façon au Sud…

Sons-of-Texas-Chris-Phelps-4-980x653Et en parlant de frontière, précisons d’entrée de jeu que les membres de Sons of Texas sont originaires des deux bords de cette ligne plus que poreuse qui sépare l’état du Texas du Mexique, même si les patronymes de nos jeunes cowboys de l’enfer pourraient nous donner à penser que nous avons affaire ici à un gang latino… Quelqu’un a entendu « cowboys de l’enfer » ? C’est probablement le morceau d’ouverture de l’album, Never Bury the Hatchet, qui a dû vous perturber le cigare !

Parce que pardon… Un riff pareil, soutenu par un hurleur de première tel que Mark Morales, ça nous évoque tout de suite un autre groupe, composé en son temps par deux frères là aussi ! Mais la comparaison avec Pantera s’arrête là, même si l’ombre du groupe de Dimebag Darrel plane avec insistance sur l’ensemble de ce Baptized in the Rio Grande, car la couleur générale de la musique des Sons of Texas va plonger ses racines dans un rock plus classique, évoquant les vétérans de Little Caesar comme les désormais bien installés Black Stone Cherry.

Des riffs accrocheurs, des vocaux rugueux mais volontairement mélodieux, une ambiance de club de bikers après le coucher du soleil, voilà les ingrédients de la musique des SOT. Mords un peu ce break sur The Vestryman, ce refrain sur le titre éponyme Baptized in the Rio Grande, la cavalcade effrénée de Morals of the Helpless Kind, l’imparable efficacité de Nothing King qui renvoie le presque homonyme de Metallica à ses études !

Crédit photo: Craig Noce & Jeremy Moore

Crédit photo: Craig Noce & Jeremy Moore

Et puis il y a la ballade de rigueur, il faudra d’ailleurs que quelqu’un m’explique un jour pourquoi les groupes de tatoués infréquentables sont les meilleurs à ce petit jeu…  September que ça s’appelle cette fois-ci et comme d’habitude, ça fait mouche instantanément, sans même que l’on mette en doute la sincérité du truc, pas moyen de les accuser d’avoir sorti cette chanson de leurs sacoches de motard dans l’idée de vendre du disque, dématérialisé ou non.

On se finit sur le dernier titre, Texas Trim, ça vous dit ? C’est toujours admirable quand un groupe réserve la dernière plage de leur album au meilleur titre de leur répertoire, ça sent l’expérience du live. Du boogie suintant, bien heavy, du qui sent la graisse de poulet frit dans le fond de l’assiette, du qui vous laisse un goût de Tequila sur la glotte, un bel hommage à cet état du Sud qui déteste être catalogué de cette manière parce que, hey, le Texas c’est le Texas, rien à taper des autres états de ce truc mal fagoté qu’on appelle les USA !

« Goddam I love it » comme dirait l’autre en guise de conclusion de ce disque plus qu’excitant (comme c’est souvent le cas des premiers albums), une opinion à laquelle on ne peut que souscrire à pieds joints ! Reste à voir ce que l’avenir réserve à ces texans en mode « adopte un mex »… On en a connu qui partaient sur de moins bonnes bases !

 

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