#Critique Street Fighting Cat (T.1 & 2)

#Critique Street Fighting Cat (T.1 & 2)

Note de l'auteur

street-fighting-cat-1-dokiSi l’on connaît bien le dicton « la nuit, tous les chats sont gris », on connaît moins celui qui dit « la nuit, tous les chats se foutent sur la tronche pour prendre le contrôle du quartier voisin ! ». Et pour cause, ce n’en est pas un… Par contre, c’est bien le postulat de départ de Street Fighting Cat de l’auteur SP Nakatema, publié chez Doki-Doki. On connaît l’amour immodéré des Japonais pour les chats et leur aura tellement kawaii a engendré des mangas comme Chi, Kuro ou encore Sa Majesté le Chat. Cependant, ici, c’est une toute autre paire de manche puisque l’auteur troque les mignonnes petites boules de poils pour des matous errants peu commodes. Il y a de la castagne dans l’air…

 

Hige est un chat tombé tout en bas de l’échelle sociale féline. Devenu le souffre-douleur de tout un quartier, il décide d’en finir. C’est alors que sa rencontre fortuite avec Nobunaga, un énorme matou tombé du ciel… enfin de la fenêtre d’un appartement, va changer la donne. Il est entraîné dans un tourbillon de rivalités entre les différents clans qui règnent sur la ville, et saisi l’opportunité pour reprendre le dessus sur sa misérable vie. Nous voici donc en présence d’un manga de type furyo, comprendre une œuvre mettant en scène la petite délinquance, popularisé par des titres comme GTO ou encore Racailles Blues. Une histoire de rédemption et de revanche sur la vie, sur fond de guerre des gangs félins. L’idée n’aurait pas pu fonctionner avec tous les animaux mais elle marche très bien avec les chats. Du poltron et lâche Hige au chef de gang balafré, Arashi en passant par Obaba, la doyenne respectée de tous, le mangaka nous offre une galerie de personnages colorés dont certains se montrent franchement badass. Pour ce qui est de la relation Hige/Nobunaga, il emprunte aux codes du buddy movie, même si dans un premier temps, l’un a vraiment l’ascendant sur l’autre. Les dialogues entre les deux compères fusent de toutes parts et font souvent mouche, apportant l’humour nécessaire au titre. Street Fighting Cat respecte l’équilibre entre tension et rire ainsi qu’entre bastons et moments plus introspectifs, remplissant finalement le cahier des charges de tout bon shônen qui se respecte.

 

Côté dessin, Nakatema tire parti du milieu urbain dans lequel se déroule son récit. Les quelques scènes de baston sont également l’occasion pour lui de nous offrir une mise en page inspirée. Toutes ces boules de poils deviennent en un instant des combattants badass et charismatiques. D’ailleurs, en termes de chara-design, le mangaka s’éclate à dessiner des tronches de chats plus expressives et hilarantes les unes que les autres. Bref, avec un début assez convaincant et fun, Street Fighting Cat part sur de bonnes bases. C’est en appliquant tous les codes du shônen classique vus et revus mais en mode furyo félin, que le titre tire son épingle du jeu et trouve finalement son originalité. Vous ne verrez plus les chats des rues de la même manière… !

 

Street Fighting Cat (T. 1 & 2)
De SP Nakatema
Édité par Doki-Doki

Partager