#Critique The Grim Reaper and an Argent Cavalier (T.1)

#Critique The Grim Reaper and an Argent Cavalier (T.1)

Note de l'auteur

grim-reaper-and-an-argent-cavalier-manga-volume-1-simple-283038C’est dans la collection Dark Kana de l’éditeur que débarque le nouveau titre de la maison Square Enix. Elle n’en est pas à son coup d’essai puisqu’on lui doit de nombreux mangas à succès comme Fullmetal Alchemist, Übel Blatt ou encore Pandora Heart. Au menu, de la Dark Fantasy, des démons mangeurs d’âmes, des chevaliers et un héros hanté par la mort de ses parents… Bref, rien d’incroyable pour un résultat assez décevant et qui sent le déjà-vu. À quelques rares exceptions près, il semblerait que le shônen, et dans une moindre mesure le seinen, traversent en ce moment, une phase de vide créatif…

 

Énième récit fantastique sur la lutte du Bien contre le Mal, énième trauma du jeune héros orphelin, énième apparition de monstres/démons/fantômes/âmes damnées… On ne compte plus les titres en manque d’inspiration qui recyclent ad nauseam les mêmes intrigues, avec les mêmes codes et les mêmes archétypes. Les ingrédients ne sont pas nouveaux mais ils semblent toujours faire recette. Prenez un jeune garçon confronté à un événement traumatisant, animez-le d’un sentiment de vengeance, saupoudré d’élan chevaleresque, faites-le mijoter dans une organisation plus ou moins secrète, frottez-le à des adversaires profondément méchants et dénués de sentiments qui sont forcément liés à son trauma et voilà !!! Une structure classique qui peut prendre de multiples voies mais qui nécessite d’être étoffée. Malheureusement, ces derniers temps, mis à part changer l’univers, passer de démons à anges déchus ou à vampires ou encore de chevalier à magicien, on reste exactement sur les mêmes bases sans jamais en dévier. Du coup, ici, ce sera Cyan, qui va devoir vivre avec le souvenir de la mort de ses parents après qu’ils ont été tués par les Larvas, des démons se nourrissant des âmes humaines pour le compte du Seigneur de la Mort, himself ! Et ouais, tant qu’à faire… ! Bref, et du coup, il rentre au service des descendants de Lemuria, au sein des Chevaliers d’Argent afin de prendre sa revanche. D’autant que maintenant qu’il a rencontré Reinette, une des descendantes de Lemuria dont il s’est épris, il a encore plus de raison de vouloir que le Bien triomphe contre le Mal.

 

mqdefaultHeureusement pour le titre, l’auteure Irono ajoute à cela un petit twist qui pourra peut-être faire la différence par la suite, même si j’ai des doutes. Pourtant The Grim Reaper n’a pas de mauvaises intentions et en soi, n’a pas à rougir face à la concurrence, mais il arrive à un moment où le genre semble totalement saturé. Du coup, il se noie finalement assez vite dans la masse, n’ayant pas ce qu’il faut, tout du moins dans ce premier tome, pour s’en démarquer. Par conséquent, on avance en ayant cette désagréable sensation de savoir ce qui va se passer avec, page après page, la même impression de déjà-vu. Impression renforcée par la lourdeur du récit qui, toutes les vingt pages, vient nous rappeler, au cas où on aurait des pertes de mémoires immédiates, les bases de l’histoire et les enjeux en cours. On n’est jamais trop prudent… ! Sur ce coup, Square Enix, qui nous avait habitués à mieux, joue la carte de la sécurité, nous servant un shônen passe-partout et un peu paresseux. Heureusement, l’éditeur Kana a bien d’autres choses à nous proposer dans son immense catalogue, notamment des titres bien plus audacieux et atypiques. The Grim Reaper and an Argent Cavalier, sans être foncièrement mauvais, se lit aussi vite qu’il s’oublie… Dommage !

The Grim Reaper and an Argent Cavalier (T.1)
De Irono
Édité par Kana

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