#Critique Wild Blue Yonder par Austin Harrison, Mike Raicht et Zach Howard

#Critique Wild Blue Yonder par Austin Harrison, Mike Raicht et Zach Howard

Note de l'auteur

Dans les mers, sur la terre, dans les villes, dans les campagnes etc., le récit post-apocalyptique se décline à toutes les sauces. Aujourd’hui, avec Wild Blue Yonder paru chez Glénat, plongeons dans le post-apo dans les airs.

 

Ça raconte quoi ?

Énorme cargo capable de s’alimenter à l’énergie solaire, l’Aurore est une exception dans un monde dévasté et privé de ressources. Poursuivis sans relâche, les membres de l’équipage forment une véritable famille. Et comme dans toutes les familles, il y a des tensions. Cola, aviatrice en charge de défendre l’Aurore est ainsi en conflit avec sa mère, le commandant en chef. L’arrivée d’un nouveau porte-flingue, ces combattants devant combattre avec un simple réacteur dans le dos, va peut-être tout changer.

 

C’est de qui ?

Au scénario : Austin Harrison dont c’est le premier boulot et Mike Raicht (le très beau L’Étoffe des légendes). Au dessin : Zach Howard (The Cape de Joe Hill).

 

C’est bien ?

Oui. Glénat Comics, qui a le chic pour résumer systématiquement ses œuvres en faisant des comparaisons souvent à tort et à travers, a pourtant touché juste en citant Nausicaä sur son quatrième de couverture.

 

On pense en effet beaucoup à l’œuvre d’Hayao Miyazaki en parcourant ce récit aéronautique. Notamment dans la description très juste de la vie quotidienne de l’Aurore dans lequel tout membre d’équipage fait partie d’un tout, d’une famille. Cela passe par les conflits entre Cola et sa mère, mais également par la présence de tous les enfants protégés par les pilotes et les autres porte-flingues. Poste à la durée de vie limitée, ces personnages font le sel de la série notamment dans les batailles aériennes au centre de Wild Blue Yonder.

 

L’épatant dessin de Zach Howard rend les scènes d’actions très dynamiques en restituant toute l’envergure prompte à ces batailles, en rendant tout à fait lisible les différentes interactions et en offrant des grands moments de bravoure individuelle. Si le récit n’échappe pas à quelques clichés et ressorts faciles, cela est atténué par un contexte très juste et une excellente caractérisation des personnages et notamment des antagonistes. Personnage charismatique et fascinant, le Juge semble ainsi tout droit sorti des meilleurs films de Mad Max.

 

Mini-série en six épisodes, Wild Blue Yonder tire sa force de son format court tout en laissant le lecteur sur un sentiment de frustration propre aux excellentes histoires. On en veut plus et pourtant tout est là. Continuer serait peut-être dénaturer.

 

On est pas ce genre de porte-flingue. En fait, nous, on est plus des balles. À part que, des fois, on arrive à revenir à l’envoyeur. M’enfin « porte-flingue », ça sonne mieux, alors on le garde.

 

 

Wild Blue Yonder (Glénat Comics, Glénat, IDW) comprend les épisodes US de Wild Blue Yonder #1 à #5
Écrit par Austin Harrison, Mike Raicht et Zach Howard
Dessiné par Zach Howard

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