On a vu… un peu d’Arrow dans The Flash (critique du 1.04)

On a vu… un peu d’Arrow dans The Flash (critique du 1.04)

Note de l'auteur

Un sympathique transfuge d’Arrow débarque à Central City en la personne de sa meilleure ambassadrice, Felicity Smoaks, officialisant ainsi le premThe-Flash-season-1-episode-4-synopsis-stillsier crossover dans la série du Red Streak. Et alors, ça donne quoi tout ça?

Après deux épisodes sympatoches mais sans grand intérêt, l’épisode Going Rogue se démarque immédiatement avec quelque chose de différent : un ennemi sans aucun pouvoir. Beaucoup moins con que les autres super-vilains déjà rencontrés (on va pas applaudir la performance non plus hein!), notre Michael Scofield préféré (AKA Wentworth Miller, pour les deux du fond qui ont loupé Prison Break et son générique culte “J’ai pas le teeeeeeemps!”) tend donc un piège au héros de Central City et fait prendre conscience de ses faiblesses à un Allen désemparé, ne pouvant éviter la mort d’un policier.

Constat amer sur ses propres pouvoirs, suivi d’une dissension dans l’équipe, les attaques du Captain Cold ne refroidiront pas (huhuhu!) les ardeurs de la team qui vont se la jouer carrément Trois Mousquetaires, sauvant le D’Artagnan le plus rapide du monde avec un bluff tout pourri, mais permet au moins de réhabiliter le piètre sidekick qu’est Cisco en lui conférant un bref moment de consistance scénaristique.

Bon il y a aussi Iris West dedans, comme d’hab’ mais comme on s’en tape le coquillard comme de ma première découverte de Plus belle la vie, il faut composer avec. C’est qu’elle a un blog Iris! Un blog sur Flash! Youhou! Une nouvelle Loïs Lane de pacotille, on attendait que ça!  Sans oublier Papa West aussi, qui a encore a été sauvé cette fois-ci, ça ne fera que trois fois en quatre épisodes, c’est pas lourdingue du tout ! Plus que dix-huit tentatives de meurtre et on en aura (peut-être) fini!

Bref, ça n’a pas l’air (du tout) comme ça mais l’épisode, passée ma diatribe expéditive sur certains éléments un tantinet agaçant, était dans l’ensemble fichtrement réussi ! Bien sûr, l’apport de Felicity est une évidence. En parfaite accointance avec Barry, l’alchimie fonctionne à merveille entre nos deux nerds, Emily Beckett-Richard illuminant, une fois n’est pas coutume, de sa présence et de son humour et apportant un plus savoureux dans ses moindres dialogues. De même, le bad guy de la semaine est présent juste ce qu’il faut, plus mesuré, et pour une fois Wentworth Miller ne finit pas en tôle, bel exploit (remember Resident Evil 4) ! On nous évite un cliché débile pour l’acteur et on nous une garantie un minimum de nemesis à venir (le titre de l’épisode est à ce sujet très référentiel pour les connaisseurs…)captain cold.

Mais Going Rogue déboite  sévèrement par lui-même : déjà musicalement, avec une playlist de trois titres savamment utilisés – All Right Now (Free), When a Man Loves a Woman (Percy Sledge) ou encore Let’s Get It On (Marvin Gaye), donnant en quelques secondes une dimension fun et décomplexée aux situations. Les scènes d’action envoient du bois, et même sacrément, n’en déplaise aux haters et anti-Flash de tout bord, celle du sauvetage du train était grandiose. Et puis plus simplement, osons le dire : Going Rogue amène à confirmer à The Flash des airs complètement… marveliens. Littéralement. Rappelons que si DC construit tour à tour un univers sombre dans ses films et dans ses séries, Marvel, de son côté, imagine des histoires de manière plus légère, teintées d’humour, dont les protagonistes appréhendent des situations délicates avec plus de flegme, d’impertinence et de drôlerie.

Dans Going Rogue, The Flash va complètement dans cette volonté de la maison des idées : il nous montre la partie amusante son héros, s’éclatant dans l’utilisation de ses pouvoirs (jouer au ping pong, aux échecs et à Docteur Maboule en même temps…), de ce qu’il peut en faire dans son quotidien personnel (impressionner Felicity) et professionnel, dans sa vie en général en somme. C’est bien simple, il est ravi de sa situation, tellement qu’il le fait savoir en le démontrant à la moindre occasion et le partage aisément avec son entourage.

The Flash, à l’instar de l’univers cinématographique Marvel, joue donc dans une cour de pur divertissement. De l’héroïsme simple et accessible en somme. La série n’oublie pas d’être sombre mais elle ne pouvait être similaire à  Arrow et doit apprendre à exister par elle même, en prenant à contre-pied la série qui l’a fait naître. Et avec cet épisode, le bolide écarlate le fait totalement, et même très bien.

Partager