Crusaders (1. La colonne de fer) de Christophe Bec et Leno Carvalho

Crusaders (1. La colonne de fer) de Christophe Bec et Leno Carvalho

Note de l'auteur

Là, patron, ça craint du cul, une race extraterrestre inconnue menace clairement les miches des humains et autres civilisations de l’univers. Une seule solution, s’unir et aller la rencontre de ces sbires à la technologie beaucoup plus avancée que tout un chacun. Une improbable croisade où le girl-power est remis au goût du jour. Bon, même avec cet attirail, franchement, c’est pas gagné pour sauver l’humanité.

L’histoire : Sur Titan, colonisé par la race humaine, on reçoit des instructions et des matériaux pour construire des vaisseaux spatiaux juste pas envisageables en l’état des connaissances des hommes. Le tout avec un rendez-vous fixé sur un agenda à des milliards d’années-lumière de celle qu’on appelle aussi Saturne VI. Tout le monde s’y met comme si la date était rédhibitoire. Et vogue la galère. Au bout de cet incroyable voyage, ce quarteron d’humains va rencontrer des êtres assez spaces, les Émanants.

Mon avis : On retrouve les fondamentaux de Christophe Bec dans cette nouvelle série d’anticipation ou de science-fiction, rayez la mention inutile. Avec la nécessité pour l’Homme de s’extraire de la Terre et de visiter les galaxies pour perpétuer son existence. Là, Titan est déjà derrière nous mais il s’agit d’aller encore plus loin. Il y a forcément un côté apocalyptique mais pas grand-chose ne peut contenir l’imagination galopante de l’auteur. Le scénario de ce premier opus sert à mettre en place l’intrigue générale. En ce sens, la découverte des Emanants à la toute fin donne carrément envie d’aspirer le deuxième tome.

Là ou dans les BD du genre, on retrouve des héros sévèrement burnés, place au commandant Natalia Tarkovski. Mais le talent, l’intelligence et la beauté vont faire fi de toutes les résistances. Bon, c’est un peu cliché mais ça marche plutôt bien. Comme, plus généralement, cette entrée en matière qui ne révolutionnera pas cette catégorie de BD mais qui vous égaiera une bonne demi-heure.

Si vous aimez : un petit match de Super rugby avec les Crusaders, franchise néo-z, en vedettes.

En accompagnement : un bon atlas de l’univers, si vous êtes perdu entre Pegasus et Centaurus.

Autour de la BD : Bec est connu notamment pour l’excellent Olympus mons ou pour Prométhée, notamment. Carvalho est un dessinateur brésilien qui a l’habitude de travailler dans le monde des comics américains et qui réussit une première incursion dans celui de la BD.

Extraits : « Mais pourquoi tout cela ? Pourquoi le signal avec les plans des vaisseaux, ces coordonnées… Si c’est pour nous perdre quelque part dans notre propre galaxie ? »

« Et s’il n’était qu’une relique de temps immémoriaux… une relique obsolète. »

« Cette civilisation a peut-être totalement disparu depuis des milliers d’années !? »

« Les débats théoriques à ce sujet sont inutiles. Des dizaines de milliers d’années se sont écoulées depuis que le premier homme a levé vers le ciel, vers ces ténèbres, et s’est demandé ce qu’il pouvait y avoir là-haut. Nous savons depuis toujours qu’ils sont là, quelque part, et nous avons toujours su que nous allions les rencontrer un jour ! »

Écrit par Christophe Bec
Dessiné par Leno Caravlho
Édité par Soleil

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