Dans ton PIFFF 1 : Ouverture

Dans ton PIFFF 1 : Ouverture

Hier, c’était l’ouverture en fanfare de la septième édition du PIFFF au Max Linder. Au programme, un des films les plus extraordinaires de 2017, A Ghost Story, et le monstrueusement barbare Blade of the Immortal, de Takashi Miike.

 

 

 

C’était hier soir, au Max Linder, la soirée d’ouverture de la septième édition du PIFFF, le Paris International Fantastic Film Festival (ouf), qui se tiendra jusqu’au 10 décembre. C’est la deuxième année que PIFFF prend ses aises dans la plus belle salle parisienne, le Max Linder, et hier, en plus d’une foule plutôt rigolarde et nombreuse, il y avait quelques guests comme notre vénéré John Plissken (reviiiiens !), Joann Sfar ou Christophe Gans ! Cette année encore, la sélection est pointue et alléchante. Parmi les gros morceaux, citons l’extraordinaire A Ghost Story en ouverture, le nouveau Godzilla, Golem, le tueur de Londres, le film français Revenge, de Coralie Farget, le film d’animation Mutafukaz et des reprises apocalyptiques comme Jack Burton dans les griffes du mandarin et la version director’s cut (20 minutes en plus) du Maître des illusions de Clive Barker. Il y aura également des courts métrages français et étrangers, la présence de réalisateurs, 36 15 code Père Noël (mon dieu !), l’avant-première de Leatherface de Maury & Bustillo… Bref, que du bon !

 

Hier soir, devant un parterre de jeunes gens modernes, de geeks rigolards et bedonnants, le PIFFF a commencé très fort avec A Ghost Story, une œuvre immense, vibrante et déchirante, un des meilleurs de 2017, avec Casey Affleck et Rooney Mara. L’histoire d’un homme mort prématurément qui retourne dans sa maison pour suivre le deuil de sa compagne. Une histoire simple, admirable, admirablement simple. On en reparle (longuement) dans 15 jours, lors de la sortie.

Deux heures plus tard, changement d’ambiance avec Blade of the Immortal, du fou furieux Takashi Miike. Adapté d’un manga culte en 30 tomes (L’Habitant de l’infini), ce film de chambara dégoulinant raconte l’histoire d’un samouraï frappé d’une malédiction d’immortalité (il a dans son corps de petits vers qui soignent ses blessures et recollent ses membres coupés). Sollicité par la jeune Rin, qui a vu ses parents assassinés sous ses yeux, le samouraï mort-vivant façon puzzle, va découper, hacher, défoncer une armée de bretteurs crypto-punks (avec crêtes et décoloration) puis tenter d’exterminer leur boss, un maître d’arme délicieusement gay. Pendant 2h30, Miike fait péter l’hémoglobine : les membres s’envolent, les corps explosent, des rivières deviennent rouges et son héros – qui lutte au minimum à un contre 100 – se remet toujours debout, même avec un membre en moins. C’est fun, épique et dingue. On pense à Highlander, Game of Thrones, et Miike parvient à nous scotcher pendant tout le film à son samouraï maso, sacrifié, borgne, dont le corps-puzzle tombe puis renaît. Un autoportrait de Miike ?

Pour finir, deux nouvelles, une bonne et une mauvaise.

Mauvaise nouvelle : Blade of the Immortal ne sortira pas en salles.

Bonne nouvelle : vous allez pouvoir le découvrir rapidement sur Netflix.

 

 

 

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