Deauville 2014, ép. 3 : Ray Liotta, Will Ferrell & Gregg Araki

Deauville 2014, ép. 3 : Ray Liotta, Will Ferrell & Gregg Araki

IMG_0143Okay, les aminches : piges extérieures obligent, notre journée de mardi fut principalement off. Hormis la review d’Anchorman 2/Légendes vivantes hier soir, on n’a donc rien posté depuis lundi. En guise de punition pour cette irrégularité productive INADMISSIBLE, David Mikanowski et moi même nous nous sommes donc administrés 36 coups de fouets chacun hier soir en salle de presse. Un endroit particulièrement sinistre, dans les sous sols du C.I.D. de Deauville, sans fenêtre ni imprimante, à la fontaine à eau désespérément vide et à l’espace peuplé parfois d’étranges confrères lâchant à l’occasion flatulences et rôts (véridique…). Mais foin de jérémiades nombrilistes, résumons un peu ces dernières 48 heures.

 

IMG_0131MARDI 9 SEPTEMBRE : Le roi Ray Liotta

A l’affiche de Sin City 2 : j’ai tué pour elle, Ray Liotta fut le (grand) clou de ce mardi. Une star américaine, une vraie malgré son statut de has-been, la première sur les planches depuis Jessica Chastain vendredi dernier. Nous avions raté sa conférence de presse et le Daily Mars étant trop confidentiel pour avoir l’honneur d’une interview avec l’acteur, Mikanowski et moi-même nous sommes rabattus sur l’hommage rendu au monsieur par le Festival, en préambule de la projection du film Alex of Venice.

Ray Liotta, qui aura 60 ans le 18 décembre prochain, n’a jamais retrouvé de rôle aussi puissant que celui qui a fait sa gloire, Henry Hill dans Les Affranchis de Scorsese. C’était il y a 24 ans, déjà. Dés les années qui suivirent cet inaltérable chef-d’oeuvre reposant exclusivement sur ses épaules, l’acteur a enchaîné trop de mauvais rôles dans trop de mauvais films et n’a jamais pris la place royale qui aurait pu être la sienne à Hollywood. Mais au milieu du désert de nanars, quelques oasis magnifiques, comme les rôles de Gary Figgis dans Copland, Roy Demeo dans The Iceman ou encore Markie Trattman dans Cogan – Killing them Softly.

On pourra aussi retenir ses prestations dans le thriller à twist Identity et Hannibal, la suite du Silence des agneaux…. Bref, une carrière hélas un peu sabotée mais Ray Liotta a tout de même gagné : comme l’a dit Vincent Lindon sur scène dans son émouvant et facétieux hommage à son confrère américain, un rôle comme celui d’Henry Hill, un acteur peut passer une vie entière à l’attendre. En retour, Liotta n’a pas boudé son plaisir et, en rejoignant Lindon sur scène, l’américain a bien rendu au français toute son affection déclarée. On regrette de ne pas avoir eu le matériel vidéo nécessaire pour vous faire partager intégralement ce joli moment, dont vous avez quelques brefs aperçus dans les liens ci-dessus, hélas dans une qualité bien piètre, ma foi. Toute la cellule « logistique & développement » du Daily Mars est à pied d’oeuvre sur le pont séance tenante pour pallier à cet impondérable d’ici l’an prochain : SACHEZ LE.

FILMS RATES DU JOUR (au sens : on les a raté, hein…) :   

– The Better Angels, de A.J. Edwards. Monteur du dernier Terrence Malick, le film suit l’enfance d’Abraham Lincoln, quelques 40 années après la fondation de la nation américaine. Noir et blanc, ultra réaliste, produit par Malick et il parait que cela se voit…  « Des contre plongées de dingue, un film intéressant pour sa reconstitution d’époque mais un peu trop atmosphérique » selon le blogueur ciné Mathieu Gayet, du blog onlike.net.  

– The Good Lie, de Philippe Falardeau. A la fin des années 90, les mésaventures de quatre réfugiés soudanais aux Etats-Unis. Avec Reese Witherspoon et rien que pour ça, on devrait lui donner sa chance. « Un mélo guimauve pas maîtrisé du tout, une pure cata » selon le blogueur ciné Dominique Maury-Lasmartres, du blog Silence Action. Hé oui on a trouvé la parade au Daily Mars ! Quand on ne voit pas les film, on cite des blogueurs pertinents. Malin, non ?

MERCREDI 10 SEPTEMBRE : Le retour d’Araki et le bouffon Will Ferrell

WHITE_BIRD-cr_MattKennedy – White Bird, de Gregg Araki

Grand retour du réalisateur culte de Doom Generation et Nowhere avec cette envoûtante tragi-comédie familiale, matinée de néo-polar. Le tout sur fond de fétichisme eighties qui réjouira tous les fans de ritournelles new wave – Araki a encore une fois bichonné sa B.O, à base de Depeche Mode, Siouxie and the Banshees et Cocteau Twins, via leur leader Robin Guthrie, complice de longue date d’Araki.

Située en 1988, l’intrigue part d’une disparition : celle de Eve Connor (Eva Green), quadragénaire sublime et rongée par ses frustrations de femme au foyer. Du jour au lendemain, Eve s’évapore, abandonnant sa fille Kat (Shailene Woodley) et son mari falot Brock (Chris Meloni), complètement effondré. Kat, peu touchée par le manque, s’abandonne tantôt dans les bras de son boyfriend bas du front, tantôt dans ceux de l’inspecteur chargé de l’affaire (Thomas Jane).

Gregg Araki sur la scène du C.I.D. de Deauville, juste avant la projection de White Bird.

Gregg Araki sur la scène du C.I.D. de Deauville, juste avant la projection de White Bird.

Tour à tour poétique, mélancolique et onirique, White Bird suinte l’indolence et le spleen de son héroïne, magnifiquement filmés par un Araki assagi mais toujours aussi singulier dans sa patte esthétique, comme dans son cinéma entre hédonisme et pastiche des codes du X et du soap. Si il vous fallait une autre raison pour voir le film, bande de petits pervers, je joue la carte Shailene Woodley : JAMAIS elle n’a été aussi hot depuis ses récents débuts. Je ne vous en dis pas plus, David Mikanowski reviendra sur White Bird et sa torride girl next door plus longuement, lorsqu’il aura fini de prendre sa douche froide.

Capture d’écran 2014-09-11 à 13.47.05– Anchorman 2 : le gros éclat de rire du festival.

Comme Mikanowski vous l’a dit hier, on y allait à reculons vu notre goût très modéré pour le premier volet. La surprise fut d’autant plus douce : Légendes vivantes (Anchorman 2 : The Legend continues) nous a fait marrer comme des baleines, même si le film souffre encore une fois d’un rythme un peu trop délayé et d’un sentiment prégnant de potentiel insuffisamment exploité. Mais Ferrell et son réal Adam McKay maîtrisent tout de même mieux l’exercice et les rires sont harmonieusement étalés sur tout le métrage.

Will Ferrell à la fin de sa conférence de presse, hier après-midi. Séance d'autographes express.

Will Ferrell à la fin de sa conférence de presse, hier après-midi. Séance d’autographes express.

 – Will Ferrell fait gondoler le C.I.D On l’a zappé et on aurait pas dû : lors de l’hommage qui lui fut rendu juste avant la projection d’Avant d’aller dormir de Rowan Joffe (avec Nicole Kidman), Will Ferrell a visiblement libéré toute l’énergie comique qu’il avait soigneusement retenue en conférence de presse. Son petit manège et sa reprise du « Pont d’Avignon » ont fait se plier en quatre les spectateurs présents. Je ne vais pas vainement perdre mon temps à vous détailler tout ça, d’autres présents dans la salle l’ont très bien fait, notamment ici. Et surtout, mieux encore, vous pouvez VISIONNER LA VIDEO DU FERRELL SHOW là. Merci Dom, de Silence Action !

AUJOURD’HUI : DEEEEEEEMANDEZ LE PROGRAMME !

En compétition aujourd’hui : I Origins de Mike Cahill (en priant pour que ce machin soit moins atroce que le précédent long de Cahill, Another Earth, insupportable pensum informe) et le très très très coté Whiplash de Damien Chazelle, avec l’une de mes idoles J.K. Simmons, (Vern-Schillinger-dans-Oz- for-life). On ne va pas les rater, promis !

Au rayon Premières du jour : celle du thriller The November man, de Roger Donaldson, qui signe le grand retour de Pierce Brosnan à un rôle burné. On le voit ce soir, on mise raisonnablement dessus et on vous en cause le plus vite possible. Egalement au programme : le documentaire Deepsea Challenge 3D : l’aventure d’une vie, de James Cameron. Le réalisateur d’Avatar , hélas visiblement auto-sacrifié pour de bon sur l’autel des abysses, continue d’aller faire chier les mérous avec sa lampe de poche. Oui, je plagie Timsit.

Bandes-annonces des films du jour :

I ORIGINS (sortie le 24 septembre)


WHIPLASH (sortie le 24 décembre)

 

DEEPSEA CHALLENGE 3D : L’AVENTURE D’UNE VIE (sortie le 17 septembre)

 

THE NOVEMBER MAN (sortie le 29 octobre)

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