Devil’s Playground, du film à la série télé (En direct de Séries Mania)

Devil’s Playground, du film à la série télé (En direct de Séries Mania)

Note de l'auteur

imageL’histoire : A la fin des années 80, à Syndey, qui possède alors une communauté catholique très forte, un enfant disparaît.

Autour de la série : Devil’s Playground est la suite du film de Fred Schepisi, tourné en 1976. Simon Burke reprend dans la série le rôle qu’il tenait dans le premier film, avec 35 ans de plus, et une église catholique en pleine mutation. La réalisation de la plupart des épisodes a été confiée à l’ex-actrice Rachel Ward, qui joua dans Les Oiseaux se cachent pour Mourir. Et oui.

Elle nous vient des mêmes producteurs que The Slap.

Avis : Après Top of The Lake (que je n’ai pas vu) et Broadchurch, la télévision mondiale termine sa trilogie (involontaire) des séries où des enfants disparaîssent. Comme dans Broadchurch, la disparition de l’enfant est suivie de près, et provoque des remous à tous les niveaux. Les secrets se révèlent, les carapaces se fissurent…

Dans Devil’s Playground, la notion du deuil et de la perte est aussi réussie que dans Broadchurch. Là où l’australienne surpasse la britannique, à mon sens, c’est dans son refus d’aborder la série avec un angle policier. Ici, pas de David Tennant qui reste prostré dans son bureau en se plaignant que l’enquête n’avance pas. On est ici dans le drame pur, mais aussi dans l’enquête. Celle d’un homme dévoué, prêt à tout pour aider son prochain. Il n’est cependant pas prêtre, il est psychanalyste.

Tom Allen est un homme croyant, mais surtout, c’est un homme bon. Quand les ecclésiastiques sont montrés dans cette série comme étant soit rongés par l’ambition, soit réfractaires à toute modernité, lui se tient comme l’expression la plus pure de ce quoi doit représenter la religion. Tom Allen aide son prochain, l’écoute, ne le juge pas, tend la main…

image

Sur ses deux premiers épisodes, la série est émouvante, assez prenante pour tenir en haleine, malgré une résolution qui semble se dénouer un peu trop rapidement. Si Tom Burke est excellent, on est heureux de retrouver Toni Colette dans un beau rôle (certes secondaire) après la purge Hostages et John Noble (Fringe, Sleepy Hollow).

La réalisation est très discrète, fine, et bénéficie d’une image superbe. La série n’a pas encore été diffusée en Australie, mais Tom Burke a fait comprendre qu’une saison 2 n’était pas à exclure, et cette fois-ci, pas 35 ans après.

La suite ? Oui. Si j’avais péniblement terminé Broadchurch, je le sens mieux pour Devil’s Playground. Même s’il s’agit encore une fois d’une disparition d’enfant.

DEVIL’S PLAYGROUND, Saison 1, Episodes 1 et 2
Ecrit par Blake Ayshford, Cate Shortland, Alice Addison, Tommy Murphy
Réalisé par Tony Krawitz et Rachel Ward
Avec : Simon Burke (Tom Allen), Don Hany (Bishop Quaid), John Noble (Bishop McNally), Anna Lise Phillips (Alice Kelly)

Partager