Disparition d’Harold Ramis à 69 ans

Disparition d’Harold Ramis à 69 ans

haroldramisTriste nouvelle en ce début de semaine : le scénariste/réalisateur/acteur Harold Ramis vient de mourir d’une maladie auto-immune à l’âge de 69 ans. Dans nos souvenirs, Ramis est bien sûr immédiatement associé au rôle du Dr Egon Spengler, le plus geeko-perché des trois Ghosbusters, dans le triomphe mondial du même nom qu’il avait co-écrit avec son pote Dan Aykroyd. Natif de Chicago, ex-collaborateur régulier du magazine satirique National Lampoon dans les années 70, Harold Ramis a fréquenté là-bas un autre célèbre auteur du coin, John Hughes, dont il porta à l’écran le script de Bonjour les vacances (1983), sa seconde réalisation. Sympa mais, hormis une poignée de gags portés par Chevy Chase, franchement pas transcendant. Ramis est aussi gravé à jamais dans le cœur des cinéphiles pour avoir écrit et réalisé le magnifique et métaphysique Un jour sans fin, son quatrième film comme metteur en scène. Une comédie romantique largement sous-estimée à sa sortie malgré son succès public, passée culte au fil des ans et dont les trésors de philosophie humaniste n’ont pas fini de surprendre à chaque nouvelle vision.

Extrêmement drôle et discrètement poignant, le film semblait avoir lancé pour de bon la carrière de Ramis en tant que réalisateur traçant un sillon du rire bien à lui, mais hélas, ses titres suivants, quelles que soient leurs qualités, n’ont jamais atteint la même force. Mes Doubles, ma femme et moi, Mafia Blues, Endiablé, Faux amis ou encore L’an 1 – des débuts difficiles (sa dernière mise en scène, en 2009) ont ainsi rencontré diverses fortunes au box-office mais aucun n’a su détrôner le petit chef-d’oeuvre matriciel de 1994. Ramis compte aussi à son actif de réalisateur quatre épisodes de la version US de The Office. L’annonce de la mort d’Harold Ramis provoque d’ores et déjà un torrent de réactions attristées sur les réseaux sociaux et dans le petit monde d’Hollywood, preuve de l’affection suscitée par le bonhomme. Nous reviendrons très certainement sur l’héritage qu’a laissé ce créateur attachant et, selon la formule bêtement consacrée, emporté trop tôt. Le projet Ghosbusters 3, arlésienne depuis de nombreuses années, risque bien de rester à l’état de fantôme ad vitam…

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