DMM #4 : Cinémoulinade Hard Day

DMM #4 : Cinémoulinade Hard Day

Comme le dit si bien Nicole Brenez, la papesse du found footage “Dans l’histoire de l’art, le remploi constitue la pratique à la fois la plus constante et la plus diverse quant à la fabrication des images.” Par conséquent, j’ai décidé de m’astreindre à une règle stricte pour cette saga Mashup : être constant et divers. Constant dans l’envie de partage et d’approfondissement. Divers dans la forme que ces derniers prennent. Après le Narcisso-manifeste intime, l’Entrevue Hitchcocko-Kubricko-Gumpienne et le Cri de révolte détourneur musical, voici la Cinémoulinade.

Mashup en anglais veut dire littéralement “mélanger, écraser”. Et pour faire de la bonne purée, il est essentiel d’avoir des ingrédients goûtus et la recette maison de Grand Mamie. A cette fin, je vous propose d’entrer quelques instants dans la peau d’un mashupeur qui débute.

à croquer

 

Un mashupeur est d’abord un docte cinéphile. Il vous faut donc commencer par voir une tripotée de films. Plus vous arriverez à dénicher et collectionner des films que vous aimez, mieux vous saurez les marier. Alors soit vous disposez de beaucoup de temps pour voir tout ce qui sort, soit il vous incombe de faire les bons choix. Pour cela, le plus facile serait de regarder les bandes-annonces. Toutefois, n’en déplaise à ceux qui en fabriquent, la bande-annonce est un montage à but commercial. Si certaines sont plus créatives que d’autres, il n’en demeure pas moins qu’elles sont toutes là pour vous donner faim, quitte à vous tromper parfois sur la marchandise. Vous avez tous goûté au moins une fois à un de ces trailers épicés pour finalement vous retrouver face à un film sans saveur. Alors, si vous souhaitez conserver votre toque de chef mashupeur et gagner votre première étoile, vous feriez mieux de dévorer les bonnes critiques-feuilles de chou qui poussent de façon journalière sur Mars.

Cependant, comme j’ai envie aujourd’hui de me faire aussi tout plein d’amis parmi les critiques, je dirai qu’une critique ne suffit pas pour faire le bon choix. Pour ma part, je préfère les lire après avoir vu le film. Car quels que soient le raffinement et la justesse de sa plume, une critique de film est l’expression toute personnelle de la sensibilité cinématographique de son auteur (et non de son lecteur). Le temps que vous trouviez votre alter ego journalisto-blogueur, je vous propose un complément alimentaire avec les Cinémoulinades.

Ces vidéos mashup vous parlent d’un film en essayant de porter le moins de jugement possible. En revanche, elles vous disent à quoi ces films ressemblent ou plutôt à quels films-séries cultes précédemment réalisés. Pour peu que vous en ayez vu certains, vous aurez quelques indices de votre compatibilité cinéphilique avec ce nouveau film. Les cinémoulinades vous donnent les ingrédients de fond et de forme qui composent ce nouveau film. Car en art comme en matière de poulet, on ne fait du n(o)euf qu’avec de l’ancien.


J’ai décidé d’ouvrir le bal cette semaine par ma cinémoulinade du polar déjanté coréen Hard Day, sorti en début d’année. Pour continuer à filer la métaphore culinaire et (re)voir les débuts gore de Peter Jackson ! Mais chut, je ne vous en dis pas plus. Rideau. Lumière. Pop corn et manuel de son petit godard illustré.

Mise à part son côté amuse-gueule, un cinémoulinade peut aussi être servi après avoir vu le film, non ?

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