La BBC dévoile sa treizième « Doctor Who » !

La BBC dévoile sa treizième « Doctor Who » !

Jodie Whittaker incarnera le personnage culte l’année prochaine, à l’occasion de la 11e saison. La BBC l’a annoncé plus tôt qu’attendu, puisque que le 12e Docteur interprété par Peter Capaldi ne tirera sa révérence qu’en fin d’année, lors du traditionnel épisode de Noël. Malgré la rumeur grandissante qui aurait dû préparer les plus sensibles, le caractère de cette « régénération » n’a pas fini de faire causer.

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Le Docteur est une fille !

Plus important, c’est une brillante actrice native du Yorkshire, Jodie Whittaker, loin d’être inconnue puisqu’elle a marqué ces deux dernières années dans un registre plus dramatique. Elle incarne une mère éplorée dans la série Broadchurch, créée par Chris Chibnall qui prend d’ailleurs la suite de Steven Moffat en tant que showrunner de la série Doctor Who.

Bien vu, tellement bien vu ! Visage familier au talent reconnu, mais pas encore de premier plan, le changement est redoutablement bien amené.

 

Toujours pas roux…

Heureux ou non, vous avez un an pour vous entraîner à dire « LA » Docteur. Choix pas vraiment surprenant après une saison quasiment portée par la fabuleuse Pearl Mackie, dans le rôle de Bill, compagne de la saison 10 qui vient de s’achever. Évidemment, ça ne fait pas l’unanimité, mais de toute façon, ça marche comme ça à chaque régénération. Et quoi que l’on souhaite, la série a toujours un coup d’avance et un redoutable sens du timing.

 

On se rappelle évidemment de Jack Harkness, personnage pansexuel généreux et badass en quête de l’Alonso de sa vie (et héros du spin-off Torchwood), de Donna, compagne d’âge mûr qui a traumatisé bon nombre d’aficionados (avec le concours de son précieux papy) et l’on n’oubliera pas de si tôt Bill, évidemment, et sa préférence pour les femmes… dont une qui partage pas mal de points communs avec la nouvelle apparence du (de la !) Docteur.

 

La série ose et renvoie une image réaliste de la société, impose et refuse l’état de « minorité invisible » et c’est aussi pour ça qu’on l’aime ! Montrer, pour normaliser, ce n’est pas la moindre des vertus d’une série qui touche un public sans doute plus jeune dans les pays anglo-saxons. La dernière régénération du Maître nous avait préparés à ce qu’on savait déjà : pas de genre officiel chez les Time Lords et c’était quand même improbable que le hasard chaque fois se décline au masculin.

 

Quoi qu’il en soit, la Docteur reste le Docteur, un personnage fantasque extraterrestre avec un look toujours bien identifiable et qui apprécie la compagnie humaine. Et c’est bien tout ce qui compte… ainsi que le talent de Chris Chibnall à relancer le tout après une saison au final décevant.

Courage, un an à tenir !

crédits photo et vidéo : CBS

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