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Dossier complet: Saint Seiya, la galaxie, le mythe (Part1/2)

Dossier complet: Saint Seiya, la galaxie, le mythe (Part1/2)

Manga culte puis anime emblématique des 80’s et des 90’s, Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque) est depuis plus de 25 ans un univers en constante expansion. Les années 2000 ont marqué le revival de la série qui, depuis, ne s’arrête plus, pour le pire comme pour le meilleur. C’est parti, décryptage…

Saint Seiya (édité en France chez Kana) voit le jour en 1986 sous le crayon de Masami Kurumada. En quelques lignes, ça raconte quoi ? Des chevaliers représentant autant de constellations qu’il y en a dans le ciel, répartis en trois rangs (bronze, argent et or), se battent pour défendre la déesse Athéna. Celle-ci a une forte tendance à l’auto-flagellation puisqu’elle se retrouve constamment obligée de se sacrifier pour l’humanité dès qu’un autre dieu de l’Olympe débarque sur Terre pour tout détruire. On suit donc Seiya, Hyôga, Shiryû, Shun et Ikki, cinq Bronze Saints, à travers trois grands arcs : le Sanctuaire, Poséidon et Hadès, dans leurs combats contre le Mal. C’est sur ce principe de base, somme toute simplissime, que repose l’histoire. Toutes les mythologies antiques sont passées au mixeur (grecque, scandinave, perse, égyptienne, hindou…), et de ce méga-mix, l’auteur tire une substance propre, son mythe perso.

 

Comme je vous sais avides de connaissances, petit cours de vocabulaire (Plissken sois attentif !) : Saint Seiya est à classer dans le genre shônen, c’est à dire un manga pour les garçons (adolescents) et il trouve plus précisément sa source dans le nekketsu, sous-genre mettant en avant le parcours initiatique du ou des personnages à travers la transcendance et le dépassement de soi. Certaines mauvaises langues ou personnes médisantes feront d’affreux raccourcis à propos de la série et diront que les personnages ne font que courir, puis se battent, courent encore jusqu’à leurs prochains combats et ainsi de suite. Mais je le dis haut et fort, ce manga va bien au-delà, et de plus, je n’aime pas les raccourcis faciles, vous êtes prévenus… L’auteur, à l’instar d’un Tolkien, a su créer un univers très riche, cohérent et construit, en développant la base, la genèse de son monde. Chez Tolkien, c’était Le Simarillion, ici c’est L’Hypermythe. Ce texte, basé sur les écrits de Kurumada, est le fondement de Saint Seiya. Il relate la naissance de l’univers, la création des armures ou encore d’anciennes guerres. En 90, Kurumada, au grand dam des fans, met un terme à sa série après des vingtaines de combats intensifs et de sacrifices déchirants. À l’époque, seulement les deux premiers arcs du manga sont adaptés en anime. Mais toute une partie, celle d’Asgard, est inventée spécialement pour la série TV.

 

Les fans se demandent si le chapitre Hadès verra le jour. Les années passent et rien ne s’annonce à l’horizon. Saint Seiya rentre alors au panthéon du manga ainsi que dans l’imaginaire d’un très grand nombre et devient un souvenir d’enfance… Il arrive d’ailleurs qu’au détour d’une conversation (un peu) geek, quelqu’un lance : «Vous vous souvenez du type avec l’armure verte qui finissait toujours à poil…» ou encore «Y’en avait un en rose qui chialait tout le temps…». Bref, adulé (ou détesté), Saint Seiya était entré dans l’inconscient collectif de toute une génération, le mythe était né.

En 2002, un frisson parcoure la sphère manga. Le dernier chapitre, le chapitre manquant, Hadès, est enfin adapté en anime. La renaissance d’un mythe, le Saint Graal pour beaucoup. L’adaptation de cet arc (tout du moins les 13 premiers épisodes) dépoussière la série, le geekasme absolu. Dessin, animation, combat… ce retour en grâce remet Saint Seiya sur la carte. Conscient de l’attente et de l’engouement qu’entraîne ce retour, Kurumada enfonce le clou en 2004 et apporte une suite officielle à son histoire en faisant le cinquième film d’animation Tenkai-hen Josō : Overture. Car oui, en plus du manga et de l’anime, Saint Seiya a aussi eu droit à quatre longs-métrages d’animation entre 1987 et 1989. Ce 5ème film, bien qu’ayant d’énormes qualités artistiques, ne convainc malheureusement pas les fans. Le projet est victime de l’empressement du studio à surfer sur la vague et le scénario déroute beaucoup de personnes. L’auteur himself le reniera quelques années plus tard en le retirant de la chronologie officielle de Saint Seiya. Dommage car le film apporte des réponses à certaines questions restées en suspens et n’est pas aussi mauvais que certains ont bien voulu le faire croire.

Ci-joint, un petit montage d’images de ce long-métrage mésestimé. La suite de ce passionnant dossier, c’est dès 14h, ici-même sur Daily Mars.

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