Dossier Des clips & des claps, épisode 4 : Michael Moore

Dossier Des clips & des claps, épisode 4 : Michael Moore

Il n’y a pas que le ciné et Game of Thrones dans la vie et c’est pour cette raison que pour accompagner votre été, la Daily Mars vous propose un dossier sur une sélection de clips réalisés par de grands, parfois très grands noms du 7ème Art. Que ce soit avant, pendant ou après leurs carrières cinématographiques, que ce soit une tentative isolée ou un exercice répété à plusieurs reprises, leurs détours par le clip ne sont jamais passés inaperçus. Passage en revue des troupes…!

 

michael-moore3Aujourd’hui, dans la série des réalisateurs qui ont fait un petit détour par le clip, allons à la rencontre du Robin des Bois des temps modernes, le très engagé et parfois très démago Michael Moore. Alors qu’il connaît la consécration avec Bowling for Columbine en 2002, le petit Michael s’est également lancé dans la réalisation de quelques clips pour les groupes de renom, Rage Against The Machine, System of a Down et REM. Fidèle à sa croisade contre le système et les injustices, il nous balance des clips politisés et dénonciateurs. Avec quatre collaborations entre 2000 et 2002, Michael Moore continue à jouer le fossoyeur des États-Unis et en musique, ça fonctionne plutôt bien.

 

 

 

Deux ans avant son pamphlet anti-armes, dans lequel Charlton Heston «jouait» le pire rôle de sa carrière, Michael Moore faisait trembler Wall Street. Pour les besoins du clip Sleep Now in the Fire et malgré les interdictions de la mairie de New York, Rage Against The Machine, groupe mythique des 90’s, donne un mini-concert devant le temple du dollars-roi et Michael Moore n’en manque pas une miette. Avec ce premier clip, il stigmatise le capitalisme en parodiant les jeux télévisés qui promettent des sommes astronomiques et fait naître l’envie de révolte à grand renfort de symbolique un peu lourdingue. Il pourra au moins se targuer d’avoir fait fermer la bourse de Wall Street en avance ce jour-là, chose qui n’était pas arrivée depuis le krach boursier de 1929.

 

La même année et sur le même album de RATM, The Battle of Los Angeles, Michael Moore signe un second clip, Testify et s’attaque pour le coup aux politiques, W. Bush, Gore, Reagan ou Clinton, ils y passent tous, dans une valse des pantins à l’efficacité redoutable. La rencontre entre le groupe et le réalisateur semblait inéluctable tant leurs aspirations à dénoncer et bousculer le grand méchant système, vont dans la même direction. La croisade de sieur Moore, pourfendeur du pays de l’Oncle Sam, continue…

 

Moins engagé mais toujours dans cette ligne directrice de captation live, en 2001, Michael Moore réalise avec l’aide de quelques élèves d’un collège de Brooklyn, le clip All the Way to Reno (You’re Gonna Be a Star) de REM. Le réalisateur filme Michael Stipe et sa bande au sein de ce même-collège pour une prestation live. Se refusant à la fiction pure, Moore poursuit sa quête de réalisme dans une parenthèse moins politisée mais toujours aussi intéressante.

 

Moore revient vite à ses premières amoures et pour sa dernière incursion clipesque, il offre ses services au groupe de métal, System of a Down. Pour leur morceau anti-guerre, Boom!, il reprend ses ingrédients préférés et nous donne une énième version de son dégoût pour ces salauds de politicards. Se faisant une nouvelle fois le porte-parole des laissés pour compte, il peut compter sur les énervés de SOAD pour amplifier le message. Mention spéciale à la partie animée qui évoque Docteur Folamour de Kubrick et qui convie Ben Laden, Saddam Hussein, Blair et W. Bush pour une chevauchée délirante.

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