#DrNo Assassin’s Creed

#DrNo Assassin’s Creed

Note de l'auteur

Espoir… Espoir… Espoir…
Espoir je crie ton nom dans la nuit noire
Dans la nuit crépusculaire de ce mouroir
De ce gigantesque foutoir
Que sont les adaptations cinématographiques
Des héros du monde vidéoludique

Fassbendeur… Fassbendeur… Fassbendeur…
Fassbendeur je crois en toi, en ton pouvoir d’acteur…
Celui de donner vie à Assassin’s Creed et ses mystiques tueurs
Du Moyen Âge de l’Inquisition qu’ils ont même pas peur
De rien et pas surtout des Templiers usurpateurs…
Qu’ils veulent, de notre cerveau, être les dictateurs…

 

assassin

Bon, c’est bien beau la poésie (plutôt dégueulasse) mais y a les Français d’Ubisoft qui se lancent à leur tour (les fous) dans l’adaptation cinématographique de leurs video games cultes. Et c’est donc l’immense Michael Fassbender (accompagné de Justin Macbeth Kurzel) qui s’attaque à l’adaptation compliquée d’Assassin’s Creed. Tant de talents réunis (bon, y aussi Marion Cotillard dans l’aventure mais on va faire comme si c’était pas grave), tant d’ambitions affichées pour enfin enfin enfin enfin réussir à produire une adaptation digne de ce nom, tant d’attente fébrile d’un public sceptique après l’étrange Warcraft… Pour un résultat tonitruant ! Un putain de nanar atomique !!!
Alors donc un mec condamné à mort qu’on saura jamais pourquoi se retrouve dans un bunker qu’on saura jamais c’est quoi. Des scientifiques très étranges le branchent à un plug anal articulé géant appelé Animus pour qu’il puisse voyager dans le passé du temps génétique des gènes de son corps (et aussi faire de la muscu). C’est que le mec est un descendant d’Aguilar de la secte des Assassins, une tribu de clodos yamakasis à sweat à capuche du Moyen Âge tatoués sur la tronche par un aveugle manchot, qui combattent les vilains Templiers. Des méchants à la recherche de la Pomme d’Eden, une boule de pétanque fluorescente mythique qui détient le libre arbitre à l’intérieur. Callum (Michael Fassbender en mode je-pique-un-max-de-tunasse-à-ces-crétins-de-français-et-je-me-barre-en-courant), branché à son An(al)imus joue à Da Vinci Code (il est dingue ou quoi ???) avec ses copains les clochards hipsters du passé et ses nouveaux copains de maintenant qu’on sait pas c’est quoi qu’ils font là.
Assassin’s Creed est un naufrage. Un naufrage prétentieux, esthétisant à en crever de rire. Mais parvenant au même degré de WTF que les immortels Super Mario Bros et Street Fighters. Tout ce beau monde se prend horriblement au sérieux… C’est beau… C’est grand… Le plus dingue là-dedans c’est qu’Assassin’s Creed est une trahison absolue de son modèle vidéoludique. Le Nanarnimus relève du nawak intergalactique et la majorité de l’intrigue se passe de nos jours (à l’inverse du jeu). C’est indispensable de trahir son modèle mais encore faut-il bien le faire. Là, Michael Fassbender et Justin Kurzel (sans oublier Marion et son regard de lapereau trépané pris dans les phares d’une bagnole en plein nuit campagnarde) se noient corps et âmes en surfilmant n’importe comment la moindre scène. On est devant du Z de concours. Dont l’arrogance de chaque instant sublime la nanarditude absolue d’un scénario fabuleusement débile. Et en plus d’être méchants, ils sont cons comme des balais ces putains de Templiers (ils font rien qu’à transformer leur ennemi en machine de guerre invincible et sentencieuse)… Il faut le voir pour le croire… Un des navets de l’année… Fassbender retrouvant sa puissance nawesque de l’inoubliable Jonah Hex !

Assassin’s Creed
2016. Grande-Bretagne/ France/Hong Kong/USA. Réalisé par Justin Kurzel
Avec Michael Fassbender, Marion Cotillard, Jeremy Irons…
En salles depuis le 21 décembre

 

 


Assassin’s Creed (2016) – Bande-Annonce… par Eklecty-City

 

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