#DrNo Oppression

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Note de l'auteur

opression-ok

 

 

 

Europacorp ! Comme un cri de ralliement ! Comme un râle guerrier ! Comme une psalmodie mystique ! Comme une promesse !
À la seconde où l’on découvre, à la fois envoûté et terrifié, dans la pénombre accueillante d’une salle de cinéma, cette fée gracieuse sortir de son cocon et ouvrir les bras en nous balançant généreusement à la tronche des poussières d’étoiles luminescentes tout partout, on sait que l’on va partir ailleurs. Dans un cinéma autre… Dans de l’exploitation (post)moderne qui ingurgite et régurgite n’importe comment tout ce qui se fait de pire en cinéma de genre.
Avec Oppression, Luc Besson (jamais nommé au générique !!!) et ses sbires cyniques (c’est l’immense Ariel Angélique Zeitoun qui est crédité à la production) s’attaquent au thriller psychologique et au home invasion à tendance surnaturelle bidule. Dans l’hiver hivernal canadien du Canada, Mary, une psychologue pour enfants difficiles vit recluse avec son beau-fils transformé en légumineux baveux après un choc frontal avec un camion (en général, ça pardonne pas). Petit à petit, elle va plonger dans la folie paranoïaque hallucinatoire machin en croyant voir le fantôme de l’un de ses jeunes patients se balader dans sa grande maison perdue au milieu de nulle part !
Farren Blackburn, tocard briton venu de la télé (il a travaillé sur Daredevil, Luther et Doctor Who), s’amuse à plagier n’importe comment les œuvres matricielles de John ‘Halloween’ Carpenter et Alfred ‘Psychose’ Hitchcock. Mais attention, version Europacorp. C’est-à-dire version nanardo-mongolo clinquante de partout à rendre aveugle la première famille de rats-taupes nus qui passent. Oppression (qui aurait dû plutôt s’appeler Consternation) se vautre dans les pires facilités scénaristiques. La pauvre Naomi Watts (prise en flagrant délit de NicoleKidmanisation avancée de la tronche vitrifiée au botox frelaté) se ridiculise comme c’est pas permis en courant partout dans les pièces vides. Tout est horriblement prévisible (coucou The Boy)… Entre jump scare pitoyables et direction d’acteurs lamentables, Oppression s’enfonce dans les tréfonds du néant… Même la performance furieusement WTF de Charlie Heaton (vu dans Stranger Things) ne parvient pas à sauver ce navet des abysses de la zèderie manipulatrice. Du pur Europacorp quoi… Grotesque et boursouflé… Comme une putain de drogue dure qui vous ronge les neurones mais dont on est incapable de se sevrer ! Il est trop fort Besson d’abord !

Oppression
Réalisé par Farren Blackburn.
Avec Naomi Watts, Oliver Platt, Charlie Heaton…
En salles depuis le 30 novembre

 

 


Oppression Bande-annonce VOST par PremiereFR

 

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