#DrNo Vaiana, la légende du bout du monde

#DrNo Vaiana, la légende du bout du monde

Note de l'auteur

vaiana

 

 

 

Un cochonnet hystérique (qui disparaît tout de suite, probablement transformé en côte de porc), un poulet décati con comme un poulet décati, une princesse copine avec l’océan, un demi-dieu grassouillet qui parle à ses tatouages tribaux, une quête initiatique machin et tout plein de questions existentielles bidules sur la vie et le destin, le tout sur fond de chansons dégueulasses qui rendent sourd, pas de doute on est bien devant le nouveau Disney !
Dans leur tour du monde du massacre des plus belles légendes légendaires, des mecs de chez Disney se sont arrêtés en Polynésie (les vahinés, les Maoris, les palmiers, les hakas, les tatouages et les grosses masses qui tirent tout le temps la langue toussa…) pour se vautrer dans une orgie de clichés paresseux sur la culture du coin…
Moana, la fille du chef d’un village perdu sur un atoll paradisiaque, se prend subitement pour La Reine des neiges des océans (c’est la mode) et se lance dans une quête mystique pour rendre un caillou qui brille à la déesse machin, qui se l’ai fait voler par le demi-dieu Maoi, un gros crétin chevelu avec un hameçon géant, histoire de rééquilibrer le monde et de remplir les caisses d’une Disney Company qui sait plus quoi faire de ses zillions de zilliards de dollars…
Vaiana, la légende du bout du monde ou une aventure éculée qui visite ses (plus ou moins) glorieux aînés comme Waterworld, L’Étrange Noël de monsieur Jack, Yellow Submarine ou Princesse Mononoke… Tout ça histoire de mettre en scène, une nouvelle fois, ce putain de triomphe de la volonté, ce truc fanatique et insupportable au cœur de la doxa disneyenne. C’est quand même épuisant ce délire autour de la même histoire, racontée de la même manière par l’ogre aux oreilles de Mickey. Comme un éternel navet paresseux qui se balade à travers le monde. Comme une lobotomie universelle à base d’élue bidule et de prophétie machin. Une putain d’uniformisation des mythes et légendes. Un universalisme à l’envers. Où tout devrait passer à travers le broyeur cérébralo-culturel hollywoodien. Où le conservatisme idéologique se cache derrières des héroïnes pseudo-modernes issues des minorités mais désespérément politiquement correctes.
La recette est toujours la même. Une princesse asexuée, des chansons (ici spectaculairement insipides), des personnages pittoresques (cette fois, on a droit à un peuple de noix de coco pirates et à un crabe géant qui se prend pour une boule disco) et du courage à gogo. Le quatuor de réalisateurs plagie, sans l’avoir jamais compris, le cinéma de Miyazaki, Vaiana se transformant en remake idiot de Princesse Mononoke.
La Polynésie n’est qu’un prétexte. Histoire de masquer l’arnaque et le vide absolu de cette photocopie de photocopie de conte initiatique. C’est le syndrome Kubo quoi…
On a juste droit au side kick le plus délicieusement crétin de l’histoire, le fabuleux (et trop discret) Heihei (piaillé par l’excellent Alan Tudyk). Pas grand-chose donc… Vraiment pas grand-chose…

Vaiana, la légende du bout du monde
2016. USA. Réalisé par Ron Clements, Don Hall, John Musker & Chris Williams.
Avec les voix de Auli’i Cravalho, Dwayne Johnson, Rachel House…
En salles depuis le 30 novembre

 

 


Vaiana – Deuxième bande-annonce par hitekfr

 

Partager