Du très bon Parks and Recreation (critique de l’épisode 6.01)

Du très bon Parks and Recreation (critique de l’épisode 6.01)

Note de l'auteur

Amy Poehler, pas filmée sur fond vert

Welcome to London ! Pour son retour, Parks & Recreation s’est offert un voyage dans la perfide Albion. Pas pour un mariage (même s’il y en a un dans l’épisode, hilarant au possible), mais pour offrir un prix à Leslie Knope.

La série a vraiment trouvé son ton. Entre bons sentiments pas gnian-gnians et humour décalé efficace. Qu’il semble loin de temps de la première saison et ses tâtonnements, avec une Leslie Knope qui agaçait tout le monde.

Une Leslie qui est devenue, malgré tout, la tête de turc des gros lourdingues de Pawnee (la majorité de la ville, soyons clairs). Une harpie insupportable réclame même sa tête, et qu’on la désiste. Afin de lui remonter le moral et d’améliorer sa côte de popularité, April l’a inscrite à un prix de femme politicienne. Leslie a gagné, en compagnie de 4 autres femmes.

La troupe s’en va donc en Europe (Ron à contrecœur, qui y va juste pour y prendre de la façon la plus nonchalante possible, des photos pour Diane). Chacun y suit plus ou moins son chemin. A noter la façon hilarante avec laquelle les auteurs expliquent le cas Andy Dwyer. Chris Pratt s’est métamorphosé physiquement pour jouer le rôle de Star-Lord dans Guardians of The Galaxy. Quand Ben lui demande comment il a fait pour perdre autant de poids, Dwyer lui répond qu’il a juste arrêté la bière… tout en se rendant compte qu’il en buvait certainement beaucoup trop (1).

Un Andy Dwyer qui ne ressemble plus du tout à celui de la saison dernière. D’environ 30 kilos.

La remise de prix de Leslie va dans le sens de la saison dernière : la déception du monde politique ne fait que grandir. Aussi géniale, concernée et dynamique soit-elle, elle est malgré tout détestée à Pawnee. Une situation qui continuera jusqu’à la fin de la série, avec une Leslie qui décide de quitter la politique ? A voir.

Ron Swanson, qui veut refourguer un dollar à un vendeur anglais.

Tom sait enfin qui est le mystérieux patron du magasin concurrent du sien. Et c’est Fonzie. Enfin Henry Winckler, papa de Jean-Ralphio et de Mona-Lisa. S’il n’est pas aussi vain et stupide que ses gosses, il est définitivement taré. Et c’est très bien comme ça. Et ça nous permet de voir Marc Evan Jackson (Sparks Nevada dans The Thrilling Adventure Hour). Tout bénéfice.

L’arche concernant Ron est drôle au début (avec son rejet de l’Europe), puis émouvante au final (lorsqu’il suit le chemin que Leslie lui fait prendre). Encore dans l’émotion avec Leslie et April vers la fin de l’épisode, avec une touchante justesse. Parks and Recreation, ce bonbon sucré qui ne fait pas du tout mal aux dents…

Reste les points faibles, toujours plus ou moins les mêmes. Ann et Chris, qui attendent un bébé, et ce même s’ils font partie de deux scènes très réussies (chez l’obstétricien avec Tom, parlant maternité avec Jerry), sont malgré tout à la traîne, et n’ont que peu d’intérêt. Ben s’installe de plus en plus en « conjoint de ». Ses intrigues sont très secondaires et il n’existe plus que via Leslie (2).

Un double-épisode solide, sans temps mort. Du rire, de l’émotion, du Ron Swanson. Et une saison qui démarre de la meilleure des façons. En espérant qu’elle ne soit pas la dernière. Même si les audiences de ce premier épisodes étaient faibles.

PARKS AND RECREATION, Saison 6 (NBC)
Créée par Greg Daniels et Mike Schur
Showrunnée par Mike Schur
Avec Amy Poehler (Leslie Knope), Nick Offerman (Ron Swanson), Adam Scott (Ben Wyatt), Aziz Ansari (Tom Haverford), Aubrey Plaza (April Ludgate), Chris Pratt (Andy Dwyer), Rashida Jones (Ann Perkins), Rob Lowe (Chris Traeger)

(1) : Andy et April, c’est un peu comme si Homer Simpson était marié à Daria. Et c’est juste formidable.
(2) : Marrant de constater qu’en inversant la dynamique habituelle (homme important, femme de… ici femme importante, homme de), on tombe malgré tout dans les mêmes travers.

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