#E3 2017 : Conférence Ubisoft

#E3 2017 : Conférence Ubisoft

Toute la semaine, vivez le Daily Mars aux couleurs de l’E3 2017 et retrouvez des comptes-rendus sur les différentes conférences du salon de l’E3 en vrai-faux direct de Los Angeles ! Nos reporters de l’extrême sont au garde à vous (presque) sur place pour vous faire vivre l’actualité chaude vidéoludique !

On enchaîne donc avec la conférence Ubisoft, pétrie de belles choses et de jeux à monde ouvert tous plus « originaux » les uns que les autres, un petit Yves Guillemot tout guilleret et peut-être même un guest en la personne de Bolloré histoire d’annoncer une OPA en bonne et due forme, qui sait !

shigeru-miyamoto-yves-guillmaund-mario-rabbids-e3-2017Mais non. Après avoir introduit la conférence avec une petite vidéo présentant leur nouveau logo tout frais et tout épuré, Guillemot arrive direct sur scène pour démarrer le show avec le fameux jeu Mario X Lapins Crétins leaké depuis quelques semaines déjà. Et pour accompagner ce fameux Mario + Rabbids Kingdom Battle, on appelle sur scène rien de moins que Shigeru Miyamoto pour faire copain-copain avec Yves Guillemot et prendre la pose histoire d’alimenter la machine à mèmes de l’E3 qui en avait déjà bien assez. Le jeu apparaît plutôt joli et se présente comme un petit tactical-RPG où les Lapins Crétins, déguisés en personnages de Mario, accompagnent les héros de Nintendo dans l’aventure. On retrouve donc un gameplay proche d’un XCom ou d’un Fire Emblem, en version simplifiée bien sûr. Le joueur doit diriger ses personnages en tour par tour en les planquant derrière les obstacles pour tirer sur ses adversaires ou en se servant des autres personnages pour bondir à un endroit plus rapidement. Ça a l’air finalement plutôt malin et parfait pour les jeunes joueurs qui veulent tâter le Tactical-RPG. Ça sort le 29 août et exclusivement sur SWITCH.

assassins-creed-origins-1On enchaîne avec Assassin’s Creed Origins, le fameux épisode censé remettre toute la licence à plat, mais qui se retrouve simplement à incorporer tout ce qu’ils ont amené de plus insipide des autres licences : des icônes partout, du combat de mini-arènes et un aigle (sérieusement, un aigle pour faire le drone ?). Après la vidéo d’hier pendant la conférence de Microsoft qui n’était pas franchement convaincante, la conférence tente de faire monter la sauce en montrant une vidéo off-screen probablement filmée sur un parking pour inciter les gens à venir essayer la démo après le show. Pour le reste de l’audience aux quatre coins de la planète, tant pis pour vous.

the-crew2-1On enchaîne avec l’autre jeu attendu : The Crew 2. La conférence met en scène une fort jolie cinématique mélangée avec du Inception (!) pour vous faire comprendre que le titre ne se limitera pas à du quatre roues, mais qu’on pourra aussi bien conduire des voitures que des avions ou des bateaux. Ivory Tower, le studio derrière le premier épisode, est toujours de la partie. Pour rappel, le jeu offre la possibilité de faire des courses sur littéralement toute la surface des Etats-Unis (à échelle réduite) et cet épisode poussera donc le vice en permettant la conduite de plusieurs types de véhicules. The Crew a gagné une certaine réputation au fil de ses mises à jour et on espère que l’aspect balade sera tout aussi réussi. Au vu de la première vidéo de gameplay, ça a l’air d’être le cas. Prévu pour début 2018 sur toutes les consoles next gen (comprenez : pas la SWITCH).

Le show continue avec un petit trailer sur le prochain South Park pour rappeler sa sortie le 17 octobre avant d’embrayer sur la suite. Une suite étonnante mettant en scène Elijah Wood et des espèces de scientifiques dans un live trailer avec des expérimentations en casque VR et un style eighties fortement soulignée. Ça s’appelle Transferance, ça sort au printemps 2018 et on n’en sait absolument pas plus. La conférence ne faiblit pas en balançant une nouvelle cinématique présentant un jeu de pirates nommé fort justement Skull and Bones. Mon petit doigt me dit qu’il s’agit d’un projet de jeu de pirates avorté il y a quelques années qui refait surface.

skull-and-bones-e3-2017-03Le jeu se présente comme un titre multijoueur de pirates pour partir affronter d’autres équipages adverses (qui a dit Sea of Thieves ?), pour piller les bateaux et tirer des boulets de canon au milieu d’une tempête déchaînée. Le jeu a l’air de se construire autour d’une communauté et confirme la direction d’Ubisoft sur le multijoueur et des concepts forts après les succès de Rainbow Six Siege et For Honor. Ah, et il y aura des krakens. Sortie hiver 2018. Petite pause pipi avec le Just Dance annuel et on passe à la suite avec l’annonce d’un South Park sur mobiles, qui sera parfait pour rendre vos trajets en métro toujours plus vulgaires (mais drôles).

Ubisoft continue sa lancée sur les différents marchés vidéoludiques avec un jeu reprenant le concept des figurines à collectionner ayant un effet sur le jeu, et ça s’appellera Starlink. Préparez-vous à brancher des petits vaisseaux spatiaux sur vos manettes pour rager devant le côté peu pratique de la chose. Starlink: Battle for Atlas est donc un titre de science-fiction où votre vaisseau utilisé pour les dogfights pourra se modifier dans la réalité afin d’upgrader vos armes et votre équipement. Ça sort en fin d’année 2018 sur SWITCH, XBOX ONE et PS4. Steep, le fameux jeu de sports extrêmes à la montagne, revient à la charge après une sortie plutôt timide en fin d’année dernière. Le jeu a été mis à jour régulièrement et plutôt bien suivi (ce qui est toujours le cas chez Ubi, on peut pas trop leur reprocher ça) et Ubisoft profite des prochains JO d’hiver pour proposer en fin d’année une extension consacrée à cet événement sportif. Une manière maligne d’utiliser un jeu déjà installé pour offrir un titre compétitif et olympique.

far-cry-5_02-592849feca461On l’attendait bien évidemment à cette conférence, Far Cry 5 et son Montana se dévoilent sous nos yeux ébahis (ou presque). Introduit par un mec du studio que personne n’aurait l’idée d’embêter, une première vidéo de gameplay présente une compilation de ce qu’il sera possible de faire, notamment avec différents compagnons : un sniper pour vous épauler, un pilote d’hydravion en renfort et un chien… capable de vous rapporter des mitraillettes. Oui, c’est probablement le gros point fort de cet épisode. Mais ce n’est rien face à la suite qui aura su se faire attendre pour bon nombre de fans.

bge2Puisqu’enfin, Beyond Good and Evil 2 se dévoile via une toute nouvelle cinématique (hyper classe), très inspirée par la culture orientale et mélangée avec de la SF teintée du Cinquième Élément. On y découvre un duo d’arnaqueurs embarqué dans une poursuite aérienne avant de retrouver une mystérieuse femme qui n’est autre que la mère de Jade, héroïne du premier opus. Le jeu n’a littéralement plus rien à voir avec ce qu’on a déjà pu voir il y a quelques années, mais Michel Ancel présent sur scène et tout ému confirme bien un développement cette fois-ci bien rodé. On n’en verra évidemment pas plus, mais l’annonce aura fait son petit effet et conclura une conférence plutôt rondement menée.

Beyond-Good-and-Evil-2-ds1-670x370-constrainUbisoft aura fait cette année une conférence très solide, oscillant entre licences connues et nouvelles franchises toujours axées sur des concepts forts. L’un des gros soucis de l’éditeur, c’est de calquer chaque expérience solo (Assassin’s Creed Origins, Far Cry 5) sur un unique système de jeu ouvert, où le skin de l’univers ne suffit même plus à cacher des mécaniques qu’on a déjà vues des dizaines de fois. Far Cry 5 ne réinvente rien et reste identique aux autres épisodes mis à part l’univers du Montana et ses Rednecks, et Assassin’s Creed Origins  qui tente tant bien que mal de conjuguer le monde ouvert moderne des derniers jeux, malgré une reconstitution historique vraiment solide (et un collector à 800 balles). C’est un véritable dilemme : Ubisoft est très bon pour créer des univers fantastiques, mais ne sait jamais comment les remplir.

Au-delà de ça, l’éditeur est sur tous les fronts, occupe tous les terrains, et délivre un catalogue extrêmement solide, même si on reconnaît certains gimmicks entre les jeux : Skulls and Bones est très très proche d’un Black Flag, Starlink : Battle for Atlas fait penser à un Everspace mixé à du Skylanders et Transferance intrigue, mais n’a rien montré. Reste la promesse d’un Beyond Good and Evil 2 chapeauté par un Michel Ancel que l’on sait passionné et même si on n’a encore rien vu du titre, la perspective de retrouver l’univers SF multiculturel vu dans la cinématique donne vraiment envie. Le premier opus n’était pas le jeu du siècle, mais avait du charme et l’ambition originelle de son créateur pourrait enfin trouver chaussure à son pied. En attendant, Ubisoft confirme la force de ses franchises, même si les joueurs un minimum rodés ne seront peut-être plus le cœur de cible.

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