En attendant… Hannibal saison 2

En attendant… Hannibal saison 2

imageQue dire de plus avant cette saison 2 d’Hannibal qui va arriver sur NBC ? Que la saison 1 était excellente ? J’en ai parlé ici. Qu’elle est d’une grande richesse thématique ? J’en ai mentionné quelques points . Que le pilote est une merveille de réalisation ? Par. Qu’on était certains que la série serait renouvelée ? J’expliquais pourquoi j’y croyais fort ici.

Et après une bande-annonce comme celle-là…

On ne peut qu’attendre impatiemment le retour d’Hannibal. Brillante, noire, repoussant les limites de ce qui est montrable sur une grande chaîne américaine. Dotée d’un casting qui ferait saliver n’importe qui : Fishburne, Dancy, Dhavernas et l’immense Mads Mikkelsen. Et de temps en temps, Gillian Anderson et Eddie Izzard. Cette année, la série accueille Cynthia Nixon (Sex and the City) en enquêtrice, Katharine Isabelle dans le rôle d’une patiente de Lecter terrorisée par son frère et Michael Pitt (Boardwalk Empire). Du très bon, toujours.
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Le premier volet s’est terminé sur un cliffhanger vertigineux, articulé autour de la chute de Will Graham. La saison 2 semble s’attaquer (d’après la bande-annonce en tout cas) aux conséquences directes de la mise sous les verrous du profiler. Une bande-annonce qui révèle que la vérité va tout de même se faire autour d’Hannibal Lecter (la scène de combat avec Fishburne semble le confirmer). La logique suit son cours. Comme l’avait annoncé Fuller, les évènements post-Red Dragon vont prendre deux saisons, et la saison 3 devrait adapter le premier roman de Thomas Harris. A priori (on n’est pas à l’abri d’une surprise).

La saison 1 d’Hannibal avait étonné par son ton et la finesse de son écriture. Le plus dur étant de confirmer, la saison 2 sera-t-elle à la hauteur ? Si la première saison avait affiché des titres en rapport avec la cuisine française (révélant avec l’épisode « Ceuf » que les Américains n’ont rien compris à notre utilisation de l’E dans l’O), on change cette saison d’univers avec le Japon.

Les titres des épisodes connus sont les suivants :

Kaiseki : un repas traditionnel japonais formé de plusieurs plats, servi sur un seul plateau. On peut aussi le traduire comme étant l’art de réussir ses plats, un peu comme le terme cordon-bleu chez nous.
Sakizuki : amuse-gueule.
Hassun : plat de saison, souvent des sushis.
Takiawase : légumes servis avec de la viande, du poisson ou du tofu.
Mokuzoke : tranches de poissons crus.
Futamono : soupe.
Yakimono : grillades.
Su-zakana : plat censé nettoyer le palais, comme des légumes au vinaigre.
Shizakana : plat consistant.
Kô no Mono : légumes de saison (1).

Les choix de Fuller sont rarement innocents, souvent chargés de sens. Il est assez amusant, avec cet auteur, de jouer à « qu’est-ce qu’il a bien voulu dire par là ? ». Ici, le choix de la cuisine japonaise fait penser à des plats très esthétiques, très beaux à regarder. Une cuisine qui cache souvent l’utilisation de mets surprenants pour les Occidentaux camouflés par une mise en scène dans les plats qui les rendent irrésistibles. Existe-t-il un parallèle avec les desseins de Lecter ? Noyer les proches de Will sous des torrents de bon goût et de charme afin qu’ils ne se rendent jamais compte que le vrai monstre, c’est lui ?

Sur-analyse ? Certainement, mais c’est pas ma faute, m’sieur, c’est Fuller qu’a commencé…

Vivement demain soir.

(1) : Les experts en art culinaire japonais sont cordialement invités à me reprendre en cas de mauvaise interprétation de ma part. Mais gentiment, hein.

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