EN ATTENDANT… LA SAISON 3 DE HAPPY ENDINGS

EN ATTENDANT… LA SAISON 3 DE HAPPY ENDINGS


Mardi 23 octobre, les soeurs Kerkovich et leurs amis feront leur retour sur ABC. En trois douzaines d’épisodes, ce qui aurait pu n’être qu’une pâle copie de Friends est devenue une des meilleures sitcoms actuellement à l’antenne. Et maintenant ? Il faut garder le cap… et surtout attirer plus de monde.

Happy Endings, c’est une chouette aventure sérielle. Du genre de celles qui viennent tordre le cou aux idées reçues pour mieux surprendre agréablement.

Au départ, la comédie de David Caspe n’inspirait pas grand-chose si ce n’est une certaine circonspection. Il faut dire que les débuts n’étaient pas transcendants. Le jour de leur mariage, Alex (Elisha Cuthbert) plante Dave (Zachary Knighton) devant l’autel, leurs amis et leurs familles. Elle part avec un autre homme et laisse l’ex-futur marié avec Jane, son ex-future belle-soeur (Eliza Coupe) ; Brad, le mari de celle-ci (Damon Wayans, Jr.) ainsi que leurs amis Max (Adam Pally) et Penny (Casey Wilson). Finalement, Alex va revenir seule et tous se demandent ce qu’il va advenir de leur amitié maintenant que Dave et elle ne sont plus ensemble.

Finalement -et heureusement- la série va rapidement partir dans une direction très différente. La question du pilote va effectivement être évacuée pour raconter une histoire pas franchement originale dans sa forme mais vraiment bien écrite sur le fond.

En deux saisons, Happy Endings est en effet devenue une sitcom survitaminée au sein de laquelle les combinaisons sont multiples et (presque) toujours exploitées de façon attrayante, pour explorer les idées les plus folles. Qu’il s’agisse d’une dispute de couple qui annonce le printemps, d’une tradition serbe qui consiste à réécrire les histoires de couple ou du lancement de Blackass, la version colorée de Jackass.

La première saison a surtout mis en valeur le personnage de Penny, la « célibancale » ? La deuxième a renforcé cette fameuse dynamique de groupe, ce qui a beaucoup servi la personnalité des différents protagonistes. La force de Happy Endings, c’est d’être une sitcom qui assume l’héritage des « séries de potes » (elle joue allègrement sur des schémas connus du téléspectateur) mais où la dimension chorale est poussée plus loin. Pour se singulariser de la masse.

Résultat : la série fonctionne aussi bien en multipliant les storylines/combinaisons de protagonistes qu’en réunissant ses six personnages dans une même pièce. Ce qui est tout benef’ pour chacun des héros et leur interprète. La saison  2 a ainsi consacré le talent de comédienne d’Elisha Cuthbert, qui est vraiment très drôle (et joue magnifiquement les idiotes) pendant toute la saison. Et ça, Madame, c’est un authentique exploit.

Voilà qu’arrive la saison 3. L’année de tous les dangers. Faut-il avoir peur de la fameuse « malédiction de la troisième année », qui touche bon nombre de séries ? Concrètement, Happy Endings a les moyens de passer l’écueil du manque d’inspiration. Principalement parce qu’il y a encore beaucoup à faire avec chacun des héros (et notamment avec le couple Jane/Brad).

Le vrai souci est ailleurs : Happy Endings n’a pas eu de très bonnes audiences l’an passé. Loin, très loin de Modern Family, la série de David Caspe n’attire en moyenne que cinq millions de téléspectateurs. C’est vraiment peu pour ABC : la gentille comédie aurait pu passer à la trappe au printemps.

Le challenge, pour Penny et les autres, est donc de garder toute l’énergie qui caractérise la narration tout en séduisant un public autrement plus large. C’est faisable mais ce ne sera pas simple : l’an passé, à la même époque, Cougar Town n’y est pas parvenue et a dû s’exiler sur TBS. Les gars et les filles de Chicago sont donc prévenus.

Vous aussi : c’est le moment de vous y mettre, si ce n’est déjà le cas. Vous ne le regretterez pas.

HAPPY ENDINGS, Saison 3 (ABC)

Créée et showrunnée par David Caspe

Avec Zachary Knighton (David Rose), Elisha Cuthbert (Alex Kerkovich), Eliza Coupe (Jane Kerkovich), Damon Wayans Jr (Brad Williams), Adam Pally (Max Blum) et Casey Wilson (Penny Hartz)

La saison débutera mardi 23 octobre : 22 épisodes ont été commandés. 

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