En attendant… la saison 5b de Breaking Bad

En attendant… la saison 5b de Breaking Bad

En complément de cet article, retrouvez notre interview de la productrice de Breaking Bad, Melissa Bernstein, rencontrée au Festival de la télévision de Monte-Carlo cette année.

Il fallait bien que ça se termine un jour. L’une des meilleures séries à l’antenne va tirer sa révérence, et elle le fait en sortant à la mi-aout. 8 épisodes qui doivent nous permettre de boucler 2 années de vie de Walter White, prof de chimie condamné à mort par un cancer des poumons, devenu dealer de meths pour mettre sa famille à l’abri du besoin avant de mourir.

Mais ça, c’était avant. En 2 ans, la perception qu’on a de Walter White a changé considérablement. De type mal assuré, loser pathétique, il est devenu un criminel brillant. Un type terrifiant et mégalo. Mais a-t-il vraiment changé à ce point ? L’évolution du personnage a-t-elle été si fulgurante, ou existait-il des prémisses ?

Heisenberg a toujours été présent en Walter White. Quand nous sommes entrés dans sa vie, il était juste en état de sommeil. Sa vie n’avait pas pris la direction qu’il avait voulu. Chimiste de génie, il était promis à devenir un homme puissant et respecté. Par amour (ou par fierté), il s’est retiré du projet qui devait le rendre millionnaire. Et de devenir cet homme insignifiant, prof de chimie dans un lycée de seconde zone, et nettoyeur de bagnole à temps partiel.

Etouffé, écrasé, castré, Walter White était devenu le fantôme de l’homme qu’il est. Le Heisenberg en lui, on le voit dans un flashback, et ce dès l’épisode 3. Dans cet épisode, fondateur pour le personnage, on voit un Walter White jeune, qui dénombre les éléments qui composent le corps humain avec sa petite amie de l’époque. Il y apparaît assuré, charismatique… arrogant.

Lequel des deux risque le plus de tuer Walter White ? Yo-Bitch-Boy, ou Schraderbräu-Man ?

Pendant deux ans, Walter a éliminé un à uns ses ennemis comme ceux qu’il estimait gênants. Il a amassé une fortune incroyable. Le tout en évoluant sous le nez d’un beau-frère travaillant pour la brigade anti-drogue. Il se croît invincible, immortel. Et il risque de mordre la poussière de la main de ce beau-frère qui paraissait pourtant tellement inoffensif.

Au rang des réalisateurs, si la saison compte des épisodes réalisés par Bryan Cranston (son troisième), Vince Gilligan (qui réalise le finale) et Rian Johnson (réalisateur de Looper), elle permettra à des membres de l’équipe d’écriture de la série de passer derrière la caméra. Si Peter Gould (qui serait le showrunner de l’éventuel spinoff sur Saul Goodman) en sera à son second épisode, ça sera le premier pour Sam Catlin, présent depuis la saison 2.

La writers room n’a pas changée depuis l’an dernier, et le casting n’a pas subi de révolution. La vraie nouveauté viendra après les épisodes, AMC renouvelant le concept de Talking Dead, talk show diffusé dans la foulée des épisodes, avec Talking Bad, présenté par Chris Hardwick, et alimenté d’invités.

« Mettons l’argent là et laissons la pelle, ça sera discret »

La saison 5, partie 1, était réellement excellente, à deux-trois détails près, comme la mort de Mike (ou plutôt ce qui a mené vers la mort de Mike). Des détails qui n’altèrent en aucun cas l’envie de voir cette histoire se clore, et de la meilleure manière qui soit. Finir n’est pas évident, on le dit souvent, qu’on se place du point de vue de l’auteur (donner ce que veulent les fans, suivre son idée) ou du fan (comment dire adieu à des personnages qu’on a suivi aussi longtemps).

Certains souhaitent que Walter White paie, d’autres qu’il s’en sorte. Et vous, qu’est-ce que vous voulez pour Walter White ? La prison ? La mort par la main d’autrui ? Le retour du cancer ? La liberté ? Seuls les concernés savent. Ça ne nous empêche pas de spéculer.

BREAKING BAD, Saison 5, Partie 2 (AMC)

Créée et showrunnée par Vince Gilligan

Avec Bryan Cranston (Walter White), Anna Gunn (Skyler White), Aaron Paul (Jesse Pinkman), Dean Norris (Hank Schrader), Betsy Brandt (Marie Schrader), RJ Mitte (Walter White Jr) et Bob Odenkirk (Saul Goodman)

Un petit trailer en passant :

Et pour se remémorer les 5 ans d’existence de Breaking Bad, faisons-le de façon ludique avec l’aide des tarés de Screenrant avec leurs Honest Trailers :

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