En attendant l’E3 2015, partie 1 // Etat des lieux

En attendant l’E3 2015, partie 1 // Etat des lieux

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L’E3 2015, c’est pour dans quelques semaines, plus précisément du 16 au 18 juin 2015. L’occasion pour le Daily Mars de faire un petit point en trois parties de ce que l’on peut attendre pour l’édition de cette année, et de voir les tendances des jeux vidéo pour l’année à venir, que ce soit chez les constructeurs ou les éditeurs.

E3-Microsoft-ConferenceEdition 2015 de l’E3: la tournée des éditeurs

Après un passage à vide en 2007 et 2008, l’E3 est revenu à ce qu’il savait faire de mieux : balancer la sauce. Mais au fil des ans, et surtout à cause d’Internet (on va pas se mentir), l’E3 est devenu simplement un salon où l’on dévoile des vidéos de gameplay de jeux pour la plupart déjà annoncés. Les annonces phares et les moments cultes sont toujours là : rappelez-vous de l’édition 2013, où Sony avait détruit son rival américain avec les détails chocs de la sortie de la PS4 en terme de prix et de facilité d’utilisation. Mais ces dernières années, les éditeurs n’attendent plus vraiment pour dévoiler leurs jeux lors des conférences, et préfèrent diluer les annonces quelques semaines avant, histoire qu’elles ne se retrouvent pas noyées dans la masse. Reste que les surprises sont toujours là (heureusement) et que chaque année, on attend toujours fébrilement l’annonce de malade qui viendra réveiller notre regard de gosse à l’image du dernier trailer de Star Wars VII.

Cette année, les consoles next gen sont désormais bien installées et commencent normalement à sortir l’artillerie lourde. On l’espère furieusement, tellement le line-up des deux consoles sent déjà le formol. Mis à part un Bloodborne qui a bien réveillé les morts, le reste des jeux sortis sur les deux consoles – avouons-le – ne fait pas vraiment bander. Surtout que les multiples gros jeux ont été repoussés à 2015, et que certaines grosses exclus (Uncharted 4, Quantum Break) vont louper les fêtes de fin d’année. Sony et Microsoft ont tout intérêt à dégainer les grosses cartouches pour assurer les cadeaux au pied du sapin. Microsoft a une courte tête d’avance en raison de son Halo 5 qui fera probablement un carton à la rentrée. Reste à Sony de dévoiler enfin son nouveau God of War ou pourquoi pas un machin resté dans les cartons et qu’ils ressortiront comme par miracle (Agent de Rockstar, relève-toi!).

Côté éditeur, EA a dévoilé il y a peu ses résultats financiers et on peut dire que c’est la grande forme : entre les FIFA et autres jeux sportifs qui cartonnent, les Dragon Age et Battlefield qui font du chiffre, ainsi que les DLC qui représentent une grosse plus-value, le géant américain a fait péter tous les compteurs durant la dernière année fiscale. Ubisoft devrait être plutôt en forme et Bethesda continue d’asseoir sa domination avec une grosse croissance due à de fortes licences et une présence en conférence à l’E3 très attendue. Konami quant à lui a définitivement lâché l’affaire, ce qui n’est pas tout à fait le cas de Sega, mais vu les pertes engendrées lors de ces dernières années, on sent que la firme japonaise va devoir se concentrer sur le mobile, la grosse tendance du moment pour tous les éditeurs.

Playstation-4-Logo-01Sony : la force tranquille

Chez Sony, on se prépare tranquillement à accueillir l’année 2015 à bras ouverts. Il faut dire que le constructeur japonais affiche sa place de leader sur cette génération (la PS4 se vend même mieux que la XBOX ONE aux USA) et  a profité de l’absence de jeux de son concurrent pour balancer l’artillerie lourde en début d’année avec The Order 1886 et Bloodborne. Si The Order a montré que la console en avait sous le capot techniquement, le jeu de Ready at Dawn a aussi prouvé que Sony préférait sortir le chéquier pour un moteur de jeu plutôt qu’un vrai jeu. Fort heureusement, Bloodborne a renversé la vapeur en proposant un jeu technique, exigeant et parfait pour les hardcore gamers, salué par les critiques et les joueurs. Le studio From Software revient de loin, puisque Bloodborne est un carton alors que le jeu est clairement un OVNI dans le paysage vidéo-ludique, privilégiant le jeu exigeant plutôt qu’une balade de QTE : l’inverse complet de The Order.

Malheureusement, et je ne parle que des titres exclusifs, Sony n’a rien prévu pour le reste de l’année. En tout cas pas encore. On espérait un Uncharted 4 en fin d’année, il est finalement repoussé à l’an prochain. On verra dans la troisième partie les jeux qui pourront être dévoilés à la conférence Sony. Mais le gros coup que Sony aura à jouer au salon, c’est sur le Morpheus, son accessoire de réalité virtuelle censé rivaliser avec l‘Oculus Rift. Pour le moment, on a du mal à voir de véritables jeux qui utiliseront à fond les capacités du casque, mis à part des simulations aériennes ou spatiales, comme Elite Dangerous, parfaites pour cela. Les quelques démos dévoilées ne sont pour l’instant que des démonstrations purement visuelles, on attend toujours d’être convaincus ludiquement parlant. En ce qui concerne la PSVITA, Sony a l’air d’avoir complètement occulté sa console portable en privilégiant les sorties cross-buy de ses titres indés, ce qui n’est pas une si mauvaise chose puisque les jeux s’y prêtent bien, et que de toute façon, personne n’achète la console. On attendra l’arrivée d’un certain Gravity Rush 2 pour entamer le chant du cygne d’une console qui, à bien des égards, aurait mérité beaucoup mieux, tant la VITA reste une superbe console largement sous-exploitée. Il se murmure même qu’une nouvelle version de la console portable de Sony serait présentée à la conférence.

xbox-one-logo-wallpaperMicrosoft: la recherche du bonheur

De son côté, le géant américain aura fort à faire. Il n’est plus le leader des consoles aux USA, et il faut dire que malgré un Ori and the Blind Forest qui a convaincu son monde mais qui restait une exclu indé (qui est sortie aussi sur PC), la XBOX ONE en ce début d’année 2015 est restée orpheline de gros jeux exclusifs, tandis que Quantum Break, le jeu-arlésienne de Remedy, est repoussé à 2016, info peu surprenante quand on connaît le passif du studio (Alan Wake). Le Halo 5 prévu cette année sera l’occasion de rattraper le retard sur les ventes, sans aucun doute. On mentionne plusieurs licences prêtes à faire leur retour, quelques nouvelles choses et « beaucoup de surprises », selon les responsables de la marque. Vu le peu de visibilité sur l’année 2015 en exclusivités, on demande à voir.

Par contre, on va attendre Microsoft au tournant sur les nouvelles technologies. Tout comme Sony et son Morpheus, Microsoft prépare aussi son propre casque de réalité virtuelle qui s’apparente plus à des lunettes à la Google Glass. Les fameuses HoloLens dévoilées en début d’année referont parler d’elle à la conférence du constructeur, à n’en pas douter. Pour rappel, le principe de ces lunettes est d’utiliser l’environnement de la pièce comme un prolongement du jeu et de pouvoir afficher les éléments 3D directement chez vous en utilisant vos mains pour interagir avec. Une approche intéressante mais qui risque encore une fois d’être reléguée au rang de gadget comme a pu l’être Kinect. Un Kinect dont on n’entend plus du tout parler, preuve que la volonté d’établir l’accessoire dans le salon du cadre moyen était une mauvaise idée. En sera-t-il de même avec les HoloLens ? On verra ça. Ce qui est sûr, c’est que le peu de journalistes qui les a testés n’est pas complètement convaincu, voire parle de publicité mensongère : le fait de voir à travers des lunettes marche pour des petits objets mais limite terriblement le champ des possibilités (source : the verge). Et quid du fameux concept IllumiRoom, présenté au CES de 2013 ? Peut-être aura-t-on des nouvelles mais j’en doute. L’appareil était censé projeter le jeu sur toute la surface de votre pièce pour une immersion totale. Interdit aux parisiens, donc.

TM_NintendoLogo_sharing_image_400Nintendo : l’illusion de la sécurité

Nintendo a beau affirmer chaque année que la WIIU reste en dehors de la guéguerre des consoles, on en doute toujours autant. Pourtant, force est de constater que le japonais moustachu appuie cette position en proposant au fil des ans uniquement des jeux exclusifs sur sa console, les éditeurs ayant sans doute la flemme de trouver une idée intéressante à exploiter pour utiliser le GamePad dans leurs jeux AAA. En même temps, Nintendo cherche aussi LE concept mais l’utilise comme un simple gadget, à l’image d’un Mario Kart qui permet d’afficher la map et d’utiliser le klaxon. Malgré cela, la WIIU continue son petit bonhomme de chemin et il est vrai que ces derniers mois ont été plutôt prolifiques en terme de jeux (Bayonetta 2, Donkey Kong, Mario Kart, Mario Party, Smash Bros, Captain Toad). Évidemment, cela reste des jeux à licences Nintendo mais n’est-ce pas pour ça qu’on achète la WIIU ? La 3DS n’est pas en reste non plus, mais les ventes ne mentent pas : les deux consoles restent stables mais l’équilibre est fragile.

Nul doute que l’annonce de Nintendo quant à s’incruster sur le marché mobile a fait bouger les choses, et il n’est pas interdit de voir des petites annonces lors de l’E3 2015 qui, comme depuis deux ans, sera un simple Nintendo Direct, afin d’éviter les fiascos des précédentes conférences. Un choix judicieux tant les Nintendo Direct se sont révélés être des rendez-vous plutôt bien fichus, instructifs et se concentrant sur l’essentiel au lieu de montrer des stars parlant de jeux auxquels ils n’ont jamais joué. Pour ce qui est de la fameuse « console » NX annoncée l’air de rien lors d’une réunion de financiers, je doute qu’on en entende parler en 2015, histoire de laisser le temps à Nintendo de sortir son Zelda et de préparer le terrain. Surtout si, comme les rumeurs l’attestent, la NX serait fortement liée au marché mobile. Enfin, le marché des amiibos est une grosse manne financières pour le géant japonais, et on imagine mal que le sujet ne sera pas abordé de quelconque façon. Pour rappel, au moins une centaine de modèles est prévue d’ici la fin de l’année.

guitar-hero-live-rock-band-4Rock Band/Guitar Hero : le retour du jeu musical ?

Souvenez-vous, c’était il y a cinq ans. La profusion des jeux musicaux était une tendance assez remarquable, et avoir un épisode par an, tout en ajoutant une tonne de DLC (Rock Band a quand même un catalogue de 4000 chansons) avait eu pour effet de complètement saturer le marché. Ajoutons à ça les multiples itérations comme DJ Hero, Beatles Rock Band, Green Day Rock Band ou même Lego Rock Band, et on peut légitimement affirmer qu’Activision et EA s’étaient complètement paumés dans une guerre pour savoir qui avait la plus grosse.

Donc voilà, nous sommes en 2015, et les jeux musicaux sont de retour (sauf au Japon, où ça n’ jamais cessé d’exister). D’un côté EA avec son Rock Band 4, dans lequel le principe reste le même, à savoir créer un groupe de musique avec la batterie, le chant et la guitare, le piano ayant disparu. Pas de réelle nouveauté mais une volonté d’EA de ne pas inonder le joueur avec de multiples jeux, mais plutôt de DLC (ça va, alors). Nous aurons donc un jeu qui servira de plate-forme pour créer le soft musical ultime. On attendra 2016 pour voir si EA tient parole. Le point positif, c’est que vos anciens achats de chansons seront transférables (mais seulement entre machines de même constructeur) et que les accessoires seront toujours compatibles.

Côté Activision, l’éditeur va tenter une approche assez… particulière. Guitar Hero Live vous fera vivre un véritable concert (en live), selon le point de vue du guitariste. Le principe est que la foule réagira face à votre performance. Sans aller jusqu’à vous lancer des excréments à la figure, les échecs vous vaudront quelques huées mais les réussites provoqueront l’acclamation du public, jusqu’aux jeunes demoiselles qui enlèveront leurs tee-shirt (on peut toujours rêver). Nouveauté aussi, la guitare de cet épisode sera totalement remaniée, avec un nouveau système composé de deux lignes de trois touches. Donc ceux qui ont gardé leurs anciens instruments, vous pouvez vous les mettre où je pense. Activision mettra en place une plate-forme musicale, le GHTV, où on pourra faire quelques morceaux parmi une sélection choisie sans forcément payer. C’est encore nébuleux et nul doute qu’Activision trouvera bien un moyen de faire raquer les joueurs.

Je ne suis pas sûr que ces deux nouveaux opus seront les grosses attractions de l’E3 2015, mais certains experts du milieu estiment que c’est le bon moment pour relancer la tendance. Les éditeurs ont l’air d’avoir pigé qu’ils avaient un peu abusé à l’époque, et veulent concentrer leurs efforts pour créer une vraie plate-forme de jeu avec un seul titre. Enfin, c’est ce qu’ils disent. On verra dans deux ans.

LogoBethesdaBethesda : l’outsider

C’est la petite surprise de cette édition 2015: Bethesda sera de la partie lors des conférences pré-E3, aux côtés des deux autres éditeurs phares, Ubisoft et Electronic Arts. Il faut dire que ces dernières années, Bethesda a récupéré énormément de licences très gamers, et il est finalement logique de le retrouver dans cette position tant il a la capacité de créer l’événement avec des annonces fortes, comme un nouvel Elders Scroll par exemple. Il pourrait créer la surprise en proposant une conférence uniquement axé sur des jeux dont beaucoup sont encore à l’état de rumeurs. Quand on pense que Bethesda a dans sa besace des grands noms comme ID Software (Doom) ou encore Arkane Studio (Dishonored) ainsi que d’autres licences très fortes (Fallout), on se prend à rêver.

eaElectronic Arts : le vétéran

A une époque, les jeux Electronic Arts signifiaient quelque chose. D’abord les jeux de sports, ensuite les jeux à licences. Mais ces dernières années, EA a clairement perdu de sa superbe, même si l’éditeur avait surpris son monde en éditant en 2008 deux jeux risqués et couillus, à savoir Dead Space et Mirror’s Edge, qui n’ont malheureusement pas marché mais qui possèdent une fanbase assez conséquente. En 2015, on attend de la conférence de l’éditeur des infos sur les studios qu’il possède. D’abord Bioware, très silencieux depuis la sortie de Dragon Age Inquisition mais dont le quatrième épisode de Mass Effect pourrait faire sa première sortie officielle. Du côté de Criterion (Burnout), peut-être se passera-t-il quelque chose. Enfin, la sortie majeure sera nulle doute Star Wars Battlefront, prévu pour novembre et faisant office de Battlefield de l’année puisque développé par Dice. Vu que c’est EA qui s’occupe désormais des jeux Star Wars, il n’est pas interdit d’espérer voir débarquer un autre jeu de la licence. En attendant, et omettant volontairement les jeux de sports comme les FIFA qui font clairement rentrer de l’argent facile, on a l’impression qu’Electronic Arts ne prend plus vraiment de risques et préfère se concentrer sur des licences efficaces et qui rapportent. Vu leur précédente année fiscale, ça peut se comprendre.

Ubisoft-logo-L38Ubisoft : le cheval fou

Du côté d’Ubisoft par contre, c’est un peu l’inverse, puisque l’éditeur n’hésite jamais à lancer de nouvelles licences et de nouveaux jeux très régulièrement, avec le succès qu’on lui connaît. La grosse différence, c’est que leurs jeux AAA sont communiqués très tôt afin de créer le buzz et ne sortent jamais du carcan « open world » très maîtrisé mais désespérément fermé et hermétique d’Ubisoft (Watch Dogs, Far Cry et Assassin’s Creed sont le trio de tête) . Un Watch Dogs 2 dévoilé à l’édition 2015 paraît plus que probable, on en apprendra beaucoup plus sur Rainbow Six Siege ainsi que sur Assassin’s Creed Syndicate, les deux gros jeux prévus pour la fin d’année. Et on aura sûrement plus d’infos sur The Division, qui même si les principaux studios s’associent pour donner un coup de patte, n’arrivera pas avant 2016. Ubisoft a bien prévu son coup pour garantir des jeux Ubisoft en fin d’année, et peut se permettre de repousser The Division. Surtout que les licences Far Cry et Rayman peuvent venir s’incruster pour venir compléter le tableau. Évidemment, Ubi n’a jamais caché son intérêt pour la scène indé, et même si Child of Light paraissait trop classique, Soldats Inconnus a prouvé que le studio pouvait faire de très belles choses. On attend de nouvelles surprises lors de la conférence. Et le nouveau Just Dance, évidemment.

Logo-Square-EnixSquare-Enix : le transfuge

Dire que Square Enix s’occidentalise est un bien faible mot. On sait que le marché du jeu vidéo japonais n’est pas aussi fort qu’il y a quinze ans, et les multiples gros éditeurs l’ont bien compris en se concentrant sur l’Occident pour balancer les gros jeux AAA. Si Capcom a connu de nombreux échecs en tentant de créer des studios à l’Occident (coucou Dark Void), Square Enix a nettement mieux géré le virage en s’offrant et en éditant des licences occidentales fortes (Tomb Raider, Deus Ex, Hitman, Just Cause), notamment grâce à Eidos Interactive qui revient de loin. Square Enix permet même aux développeurs de plancher sur des licences moins reconnues comme Gex ou Fear Effect, en soutenant le studio qui tenterait de s’y attaquer. Tout ça conjugué avec son aura de grand du RPG qui pourrait revenir en force à cette édition, notamment grâce à l’arlésienne Final Fantasy XV, désormais sur les rails mais qui ne sera pas présent à l’E3, Square Enix préfére garder ses cartouches pour la GamesCom. Un Star Ocean V récemment annoncé sera peut-être de la partie. La conférence Square Enix aura du répondant, et Rise of the Tomb Raider en sera probablement le clou, en dévoilant pourquoi pas la première séquence de gameplay pour un jeu qui est, je le rappelle, exclusif à la XBOX ONE. Par contre, pour Kingdom Hearts 3, rien n’est moins sûr, l’éditeur japonais a l’air de vouloir le garder sous le coude pour son événement de septembre.

pc-gaming-show-650x459PC Gaming : la surprise

Alors celle-ci, on ne l’avait pas vu venir. Tandis que les années précédentes, le PC était relégué en tant que faire-valoir d’une frange de joueurs qui préféraient l’utiliser pour de meilleures performances sur les gros jeux AAA, le marché du PC s’est souvenu qu’en fait, la frange PC était bien plus conséquente qu’on ne le pensait, et que beaucoup de studios indépendants développent en priorité sur PC avant de s’attaquer aux consoles. Une conférence dédiée au jeu PC, présentée lors de la première journée du salon (et non juste avant comme les autres années), sera l’occasion de voir les dernières nouveautés gaming. Une conférence soutenue par le magazine PC Gamer. Vu que la majorité des annonces consoles tournent sur PC, on se dit que finalement, ça tombe sous le sens.

Dans les invités, on trouvera des noms prestigieux tel que Blizzard, Cliff Bezinsky (Gears of War), Square Enix, Tripwire Interactive (Killing Floor 2) ou encore Devolver, célèbre éditeur de jeux indépendants qui se développe à une vitesse folle. Cela permettra à beaucoup d’acteurs majeurs du jeu vidéo qu’on oublie souvent de pouvoir accéder à une chouette couverture médiatique comme Blizzard, même si un mastodonte pareil propose déjà un événement à lui tout seul. On attend les prochains jeux annoncés – Overwatch et Legacy of the Void – ainsi que la communication sur le titre qui sortira juste avant le salon, Heroes of the Storm.

118906Konami : le lâche

Entre le licenciement de Kojima et l’annulation de Silent Hills, dire que Konami est l’éditeur le plus détesté du moment est un euphémisme. La firme japonaise enchaîne les bourdes de communication et reste muette comme une carpe sur son avenir à long terme, même si tout le monde a déjà une petite idée sur la question. Un Youtuber a donc pris la peine de faire une petite vidéo explicative en se servant de mails venant d’une source interne pour expliquer ce qu’il se passait, mais Konami a réussi à faire retirer la vidéo du web. Pas grave, la magie d’Internet a rendu les mails publics et l’on peut découvrir que Konami préfère se concentrer sur les jeux de machines à sous (grâce à une branche à Las Vegas) et des pachinkos dans tout le Japon, en usant évidemment des licences qui ont fait la gloire de la boîte. Le marché mobile est aussi en forte croissance. C’est quand même triste de voir qu’une grande société japonaise avec autant de licences fortes préfèrent s’en servir comme skins de jeux de hasard pour se faire le plus d’argent possible.

Konami aurait donc bien viré Kojima et veut carrément dissoudre Kojima Productions, en forçant même les employés à quitter leur boulot avec des méthodes peu orthodoxes. Vu que Konami a retiré son action de la bourse de New York et qu’aucune conférence n’est prévue pour l’E3 2015, on peut supposer que Metal Gear Solid 5 sera leur dernier gros jeu AAA s’ils continuent dans cette voie. Une décision radicale, qui montre que Konami veut sauvegarder la société en privilégiant des rentrées d’argents solides sans aucune prise de risque, tout en sacrifiant ce pour quoi elle a été (re)connu. Business is business.

Les horaires des conférences (heures françaises)

Bethesda: 15 juin à 4h00
Microsoft: 15 juin à 18h30
Electronic Arts: 15 juin à 22h00
Ubisoft: 16 juin à 00h00
Sony: 16 juin à 3h00
Nintendo: 16 juin à 18h00
Square-Enix: 16 juin à 19h00
AMD PC Gaming Show: 17 juin à 2h00

Le choc des titans

Comme d’habitude, l’E3 ouvrira ses portes juste après la valse des conférences, qui commencera donc le 15 juin. Beaucoup de choses sont au programme, et on se doute que les constructeurs vont mettre le paquet pour vendre des palettes de machines pour Noël prochain. Les consoles next gen ont du boulot pour réussir à vendre du rêve, le line-up actuel étant beaucoup trop pauvre alors que les machines sont sur le marché depuis plus d’un an déja. De leur côté, les éditeurs n’ont plus ce problème, puisque le multi-plateforme est un atout majeur pour eux, et qu’ils comptent sur des licences fortes pour assurer leurs arrières. Reste toujours Nintendo, un peu à part, qui trouve son propre public, même si les ventes de ses consoles ne sont pas non plus faramineuses. Plus que quelques semaines avant l’avalanche d’informations, qui sera évidemment relayée par le Daily Mars.

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