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Eteindez le cerveau (critique de Transformers : Age of Extinction, de Michael Bay)

Eteindez le cerveau (critique de Transformers : Age of Extinction, de Michael Bay)

Note de l'auteur

TRANSFORMERS-LAGE-DE-LEXTINCTION-affiche-officielleQuatrième volet des aventures ciné de la franchise de jouets licenciés Hasbro. Il n’y a plus de Shia machin (et ça c’est une bonne nouvelle), mais ça ne change fondamentalement rien aux constantes du cinéma de Michael Bay. Toute approche critique n’a aucun sens face à cette énième fête des sens primaires, il est vrai franchement impressionnante par moments mais désespérément engluée dans son effroyable connerie généralisée.

Quatre ans après les événements mouvementés de Transformers : La Face Cachée de la Lune, un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie. Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…

L’an passé, Michael Bay tenter avec No pain No Gain prouver que lui pas que réalisateur boumboum toucassé les immeubles avec robots géants. Nous pas dupes parce que sous apparences hip et cool, No Pain No Gain être gros enfumage vulgaire et malodorant, wannabe Tarantino/Scorsese movie avec finesse de pachyderme shooté cocktail EPO/stéroïdes. Avec Transformers : l’âge de l’extinction, choses rentrer à la normale et Bay revenir à ce que lui faire mieux : boumboum toucassé les immeubles avec robots géants. Vous vouloir vraiment connaître intrigue ? Pas grand intérêt mais moi bien voir que vous insister : cinq ans après événements Transformers 3 : la face cachée de la lune, Chicago doucement se remettre d’immeubles toucassé par bataille Autobots/Decepticons. Unité secrète CIA dirigée par Frasier (attention : clin d’oeil fans séries télé de part à moi, hihi !) décider que robots géants désormais indésirables. Unité secrète CIA pourchasser eux sur toute la planète. Decepticons mais aussi Autobots décimés sans pitié, avec aide d’un cré cré méchant Transformers super puissant : Lockdown (waouh blase bien badass !). Quoi chercher lui au juste pour aider humain comme ça ? Mmmmh mystère, plan secret…

Pendant ce temps, Shia LaBeouf parti montrer bistouquette chez Lars Von Trier, Bay remplacer jeune pousse dégénéré par vieux pousse à face légumière Mark Wahlberg en tête d’affiche. Wahlberg jouer Cade Yeager, papa immature de jeune Tessa-Fesses-Rebondies et inventeur de bidules dans vieille grange à lui. Un jour, Cade trouver par hasard dans vieux cinéma en ruines de Chicago une épave de 33 tonnes qui plus tard se révéler être Optimus Prime. Cade et fifille en short très court (miam, slurp, en plus cadrée contre-plongée par Bay pour flatter instincts mâles à nous) s’attirer quintaux d’embrouilles par la CIA et Lockdu qui ont repéré Optimus. Bon et puis moi fatigué de tenter résumer gloubi boulga de presque 3h truffé de nawak : vraies raisons de la disparition des dinosaures, découverte par scientifiques à la solde de la CIA d’un métal extraterrestre à l’origine des Transformers (le… Transformium), Dinobots, bataille rangée à Hong Kong entre autobots rescapés et Grosétron… ha non pardon Galvatron (un nouveau, voyez le film). Et à la fin, boumboum toucassé les immeubles avec robots géants.

Allez, moi faire mauvais esprit mais devoir bien reconnaître que sous condition cerveau totalement mis hors tension, possibilité distraction épisodique par savoir faire gigantico-porn de soldat Bay. Insupportables scènes comiques mises en sourdine, générosité incontestable du spectacle, photoréalisme des VFX toujours scotchant, Stanley Tucci bonne surprise… 4e volet pas pire que les autres, voir un peu mieux. Juste tellement dommage que tant de moyens et virtuosité au service de grand rien. Ha tiens, oui c’est vrai, Michael Bay produire aussi reboot à venir des Tortues Ninja, autre sommet areuh-areuh 7e art dégénéré. Cowabunga, quoi ! Bon, allez moi dodo.

Transformers, l’âge de l’extinction, de Michael Bay (2h45). Scénario : Ehren Kruger. Sortie 16 juillet dans tous multiplexes.

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