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Falco, saison 2 : « On veut privilégier la simplicité pour creuser les émotions »

Falco, saison 2 : « On veut privilégier la simplicité pour creuser les émotions »

Alexandre Falco (Sagamore Stevenin). Photo BEAUBOURG AUDIOVISUEL/TF1

Alexandre Falco (Sagamore Stevenin). Photo BEAUBOURG AUDIOVISUEL/TF1

Ce 15 mai, Falco revient. Le flic qui a repris du service après plus de deux décennies passées dans le coma continue de chercher la vérité sur ce qui lui est arrivé dans un parking parisien… et l’a privé de tout un pan de sa vie.

Après une première saison qui a fait de belles audiences (6,5 millions de téléspectateurs en moyenne), le challenge de Clothilde Jamin (créatrice) et Olivier Dujols, les deux scénaristes qui supervisent l’écriture de la série, est à la fois très simple et pas si facile : il faut confirmer et continuer d’avancer. Ils nous expliquent comment ils ont appréhendé ce défi.

Daily Mars : Quand et comment avez-vous abordé l’écriture de la saison 2 de Falco ?

Clothilde Jamin : « On a commencé à travailler dessus avant même la diffusion de la saison 1. Même si officiellement, aucun épisode n’avait encore été commandé puisqu’il fallait voir quelles seraient les audiences de la saison 1, nous avons anticipé. C’était près de deux mois avant le lancement de la série ».

D.M. : Qu’est ce qui pour vous marchait le mieux sur les six premiers épisodes et, a contrario, que fallait-il renforcer ?

Olivier Dujols : « Ce qu’il fallait renforcer, c’était le polar. On avait un héros fort parce que le concept même de la série repose sur le protagoniste central et ses interrogations, la volonté qu’il a de se reconstruire. Celui-ci était confronté à d’autres personnages moins forts dans les enquêtes, et dans des investigations qui pouvaient paraître très voire trop classiques.

Clothilde Jamin : « On s’est surtout dit que nous ne devions pas forcément imaginer des enquêtes plus complexes mais ils faillaient qu’elles renvoient à des questions plus graves ».

La distribution de Falco avec Alexandre Laurent, le réalisateur. © BEAUBOURG AUDIOVISUEL/TF1

La distribution de Falco avec Alexandre Laurent, le réalisateur. © BEAUBOURG AUDIOVISUEL/TF1

Pousser les études de caractère, en somme ?

C.J. : « Exactement ».

O.D. : « Dans le fond comme dans la forme. Une de nos influences, c’est Luther. C’est une série que l’on a beaucoup regardée et où tout est très formalisé. On sait qui est le coupable dès le départ : on a son point de vue, on le suit. Nous, nous avons voulu sortir d’un format très classique, à la Mentalist ou Castle, et que l’on exploré pendant la saison 1. Du coup, maintenant, si on veut faire un whodunit (un épisode qui tourne autour d’une question, « Qui est le coupable ? », NDLR), on le fait. Mais si on a envie de raconter une histoire où l’on sait d’entrée qui est le coupable et où l’intrigue tourne sur la façon dont Falco l’attrape, on le fait aussi. A partir du moment où on ne s’impose pas un formalisme des enquêtes, on peut aborder beaucoup plus de sujets, et les ramener davantage au personnage principal. Cette saison, le regard de Falco est au centre des enquêtes. Pas tant le regard de l’inspecteur que celui de l’homme ».

« On a renforcé l’équilibre entre vie privée et enquête »

D.M. : Ca veut dire qu’il est confronté à des antagonistes, des adversaires plus costauds ?

O.D. : « Ce sont surtout des antagonistes qui l’interrogent davantage sur ce qu’il est en tant qu’homme qui a raté 22 ans de vie, 22 ans d’existence du monde ».

On parlait de l’influence de Luther, celle de Life, de Rand Ravich avec Damian Lewis, est aussi très présente, non ?

C.J. : « Clairement, oui. Les deux héros sont deux hommes qui ont été coupés du monde. L’un se réfugie dans la distance, la zénitude (Charlie Crews, le héros de Life, NDLR), l’autre, Falco, à un rapport particulier à la vie puisqu’il considère qu’avec son accident, il est déjà mort une fois. Les débuts de Life nous ont intéressés, notamment à cause du décalage d’époque ».

Life, avec Damian Lewis. Photo NBC

Life, avec Damian Lewis. Photo NBC

D.M. : Après la diffusion de la saison 1 de Profilage, série produite par Beaubourg Audiovisuel comme Falco, les auteures avaient eu des retours assez précis de panels de téléspectateurs pour ajuster le développement du projet. Cela a-t-il été aussi été votre cas ?

C.J. : « Nous avons étudié les retours que nous avons eu, notamment ceux de la chaîne, mais nous n’avons pas été vraiment surpris par ces retours ».

O.D. : « Il y a le qualitatif et le quantitatif. Le quantitatif, ce sont les audiences et ce n’est pas discutable. Sur le qualitatif, même si on peut avoir la tête dans le guidon, on s’efforce à avoir un regard critique sur ce que l’on fait. Et on n’est pas tout seul »

C.J. : « On parle avec notre producteur, les gens de Beaubourg Audiovisuel (la société de production de Falco, NDLR), ceux de la chaîne… »

O.D. : « Ces multiples retours nous ont surtout conforté dans les idées que l’on avait, les directions que l’on prenait. Il y a un côté rassurant pour tout le monde ».

D.M. : Ces directions que vous avez justement choisi d’emprunter pour la saison 2, outre consolider le polar, ce sont lesquelles ?

O.D. : « Prioritairement, on a renforcé l’équilibre entre vie privée et enquête. Il fallait que Falco, sa famille – sa femme, sa fille et le compagnon de sa femme- et l’équipe avec laquelle il travaille existent davantage, tout en conservant un personnage central fort ».

C.J. : « Ce qui n’est pas propre seulement à Falco. C’est ce qu’Olivier disait à Séries Mania, pendant la table ronde sur les saisons 2. La saison 1 permet d’installer le concept et un héros fort, là où la saison 2 offre l’opportunité d’explorer la galaxie dans laquelle il évolue, toujours à travers le prisme du personnage central ».

Friday Night Lights. Photo NBC

Friday Night Lights. Photo NBC

D.M. : Du coup, pour vous, c’est quoi, une saison 2 réussie ? Aviez-vous à l’esprit un ou des exemples de série où ce passage a bien fonctionné ?

C.J. : « Personnellement, je n’ai pas d’exemple précis en tête. Une saison 2 réussie donne envie de suivre la saison 3 et ainsi de suite. Pour moi, elle confirme les espoirs de la première année tout en ouvrant un univers dont l’exploration continue après ces épisodes ».

D.M. : On va prendre le problème dans l’autre sens : c’est quoi, une saison 2 ratée ?

O.D. : « Dans Friday Night Lights, même en ne se cantonnant qu’aux 12 premiers épisodes et en faisant abstraction de la grève des scénaristes, il y a une perte sèche de l’esprit de la saison 1 et que l’on retrouve ensuite dans la saison 3″.

C.J. : « Moi, j’avais été déçue par la saison 2 de Life. Les scénaristes se sont perdus dans une enquête trop complexe et en plus, ils ont eu des problèmes de distribution puisque l’actrice (Sarah Shahi, l’interprète de Dani Reese, NDLR) est tombée enceinte… Je trouve qu’ils se sont perdus en chemin ».

Aller « au bout des émotions des personnages »

D.M. : Vous avez dû vous méfiez de ça ? Prendre garde de ne pas rendre le mystère fondateur de la série trop labyrinthique ?

O.D. : « Dans la vie personnelle comme dans les enquêtes, on veut vraiment privilégier la simplicité pour creuser les émotions. Notre analyse, c’est qu’il y a beaucoup de séries qui ne vont pas toujours au bout des émotions des personnages, au bout des conséquences émotionnelles pour eux comme pour leur entourage. Sur Falco, on prend la partie de faire des choses simples mais par contre -et notamment grâce à l’interprétation de Sagamore Stevenin- on se dit « creusons ». Voyons jusqu’où il peut aller. Jusqu’où son personnage peut souffrir, se réjouir, espérer, désespérer. Et on peut aller loin : Sagamore amène les choses à un degré assez élevé en terme d’émotions, les autres comédiens suivent aussi. Tout le monde se met à explorer tout ça. Du coup, à la fin de la saison 2, on peut se dire « Cette fois, on a vraiment un groupe ». Avec la saison 3, qui comptera 12 épisodes, on aura plus de temps pour chaque personnage, pour chaque histoire et pour explorer ses fameuses conséquences ».

Cette saison Sagamore Stevenin partagera l'affiche le temps d'un épisode avec son père, Jean-François Stevenin. Photo Beaubourg Audiovisuel/ TF1

Cette saison Sagamore Stevenin partagera l’affiche le temps d’un épisode avec son père, Jean-François Stevenin. Photo Beaubourg Audiovisuel/ TF1

Dans le dernier épisode de la saison 1, un personnage questionne justement Falco à propos de jusqu’où il peut aller. Ca préfigure ce que vous dites…

C.J. : « Oui, c’est l’avocate qu’il arrête. Elle lui dit : « Sacrifier la paix de son âme pour un idéal d’intégrité, vous le regretterez » et c’est tout le paradoxe de Falco. Il peut aller très loin pour avoir ce qu’il veut mais en même temps, il y a justement cette idée centrale d’intégrité à laquelle il est très attaché. Ce personnage met le doigt sur tout ce qui fait la dualité du héros. C’est justement ce que l’on creuse en saison 2. Il est prêt à se détruire pour les gens qu’il aime mais il peut aussi tout détruire pour ces mêmes personnes ».

O.D. : « Il est également prêt à tout pour découvrir la vérité, si ce n’est qu’il ne veut pas que cette quête détruise ceux qu’il aime. C’est ce qui fait la richesse de l’histoire ».

« Falco sait ce que c’est que vivre peu »

D.M. : Parlons maintenant un peu thématiques. Au-delà de la prémisse de la série, qui est très forte, quels sont les thèmes que vous explorez et qui vous tiennent à coeur ?

C.J. : « Le temps et les regrets. Deux notions qui sont très liées. Quel regard notre Moi enfant aurait sur notre Moi adulte aussi »

O.D. : « Quelle est la valeur du temps… Tout le monde a le même mais ce que l’on en fait, ce que les autres en font et les conséquences que cela a sur toi, ça, ça a une valeur très précise. Falco a manqué 22 ans de vie, c’est une perte personnelle énorme.  »

C.J. : « Un personnage qui passe 22 ans en prison, il a le temps d’évoluer. Il peut être transformé par cette expérience. Pour quelqu’un comme Falco, c’est beaucoup plus compliqué ».

D.M. : A cause des 22 ans perdus, encore une fois…

O.D. : « Dans Blade Runner, quand le Nexus 7 va voir son créateur, et qu’il lui demande combien de temps il lui reste à vivre, ce dernier ne répond pas. Il lui dit « Quand une lumière brille deux fois moins longtemps, elle brille deux fois plus ». Falco, c’est vraiment ça, je crois. Dans tout ce qui vient après ces 22 ans de coma, il est deux fois plus investi dans tout ce qu’il fait parce qu’il sait littéralement ce que c’est que vivre peu ».

C.J. : « C’est vrai que c’est une thématique que l’on a pas mal exploré en saison 2. Comme la thématique de la rédemption. Il y a eu un événement X, 20 ans plus tard, qu’est-ce qu’on en fait ? Est-ce qu’on l’oublie ? Est-ce qu’on l’assume ? »

O.D. : « Personnellement, je crois beaucoup aux personnages miroirs façon Truby (célèbre script doctor américain, auteur d’Anatomie du scénario, NDLR) et du coup, pour tous les personnages qui n’ont pas été confrontés à cette perte de temps, c’est intéressant de voir comment ils ont géré les 22 ans passés. On essaie de faire en sorte que chacun d’eux ait une vision de ce qu’est Falco. De ce qu’il est, de ce qu’il aurait dû être. C’est ce qui permet d’observer les conséquences de toutes ces années de coma pour l’ensemble du groupe ».

D.M. : C’est ce que vous disiez déjà à Séries Mania…

Eva Blum, interprétée par Alexia Barlier. Photo Beaubourg Audiovisuel / TF1

Eva Blum, interprétée par Alexia Barlier. Photo Beaubourg Audiovisuel / TF1

C.J. : « Le personnage de Carole, sa femme, me semble aussi intéressant pour ça. Elle a été folle amoureuse de lui, il est tombé dans le coma et voilà qu’il revient. Pour elle, ce n’est pas seulement cet homme qui revient. C’est aussi elle-même quand elle avait 20 ans. L’intérêt, c’est justement de se dire « Qu’est-ce que ça fait ? » Qu’est-ce que ça fait de perdre 20 ans et de retrouver la personne que l’on était avant tout ça ? Qu’est-ce que ça fait de se dire « J’étais comme ça, c’est pour ça que j’aimais cet homme-là » et « Est-ce que je suis vraiment devenue celle que j’avais envie d’être à l’époque ? ». »

O.D. : « Toujours au sujet des thématiques, la notion de sacrifice me semble importante. Mais le concept d’anachronisme nous permet aussi d’avoir un regard candide mais pas stupide sur notre monde actuel. Les moyens de communication, les rapports entre les gens ont changé mais au fond pas tant que ça ».

C.J. : « Ca nous permet de sortir d’une idée que j’ai en horreur, et qui voudrait que tout était mieux avant. Personnellement, je ne supporte pas ce discours que l’on entend beaucoup aujourd’hui. Falco est d’ailleurs en reconstruction permanente ».

O.D. : « Et puis Falco, c’est un homme qui va prendre dans la figure des situations qu’une personne qui a 22 ans d’expérience de plus n’appréhendera pas de la même façon. Avec le temps, les choses te touchent moins. Falco, quelque part, c’est un peu un puceau émotionnel. Il a la maturité émotionnelle d’un gamin de 22 ans ».

C.J. : « C’est aussi ce qui lui permet d’avoir une sorte de pureté que les autres ont perdu à son âge. Une capacité à prendre les choses de plein fouet, de sentir et de vivre qui est différente ».

« On déteste Cheron juste parce qu’on lui préfère Falco »

D.M. : Dans une récente interview, Sagamore Stevenin expliquait que cette saison 2 est plus sombre. C’est aussi votre avis ?

O.D. : « Du point de vue de Falco, oui. Du point de vue d’autres personnages, comme son partenaire Romain Chevalier (Clément Manuel), pas forcément. Il y a des choses plus lumineuses et d’autres plus sombres. C’est une saison qui a surtout plus de relief. Pour ce qui est de la vie personnelle, il se passe beaucoup plus de choses ».

C.J. : « Le personnage de Falco descend lui en enfer dans le sens où il prend pleinement conscience que quand on a perdu 22 ans de sa vie, on ne peut pas les récupérer. Tout un univers s’effondre alors qu’il essayait de faire tenir l’ensemble avec des bouts de ficelle ».

Cheron et Falco sur une scène de crime de la saison 1. Photo TF1

Cheron et Falco sur une scène de crime de la saison 1. Photo TF1

D.M. : Parmi les personnages secondaires qui retiennent particulièrement l’attention, il y a aussi Cheron, le médecin légiste et compagnon de Carole, la femme de Falco…

O.D. : « Hormis l’aspect science-fiction que peut avoir son réveil et son état physique et mental après 22 ans dans le coma, on essaie d’être le plus réaliste possible. Une intrigue personnelle ne vaut que par les personnages qui la peuplent. Plus Falco est confronté à des opposants qui sont crédibles et pas manichéen, plus ça rend le personnage central crédible et intelligent. Pour nous, le modèle de Philippe Cheron, c’est un peu ce que Falco aurait pu devenir s’il n’avait pas été inconscient plus de vingt ans. En tant qu’homme, dans la façon dont il s’est réalisé avec Carole, même si le retour de Falco fout la merde. Au final, on ne le déteste que parce qu’on lui préfère Falco ».

C.J. : « Franck Monsigny, le comédien qui l’incarne a aussi apporté cette force tranquille, cette intelligence qui le caractérise, mais qui est également capable d’aller loin pour protéger ce qui est maintenant sa famille. Il se bat depuis des années contre un fantôme. Carole n’a pas divorcé et du coup, qu’il le veuille ou non, Falco fait partie de leur cercle familial ».

D.M. : Dans les deux premiers épisodes de la saison 2 d’Ainsi Soient-Ils projetés à Séries Mania, Clément Manuel, qui joue Romain Chevalier dans Falco, montre qu’il a franchi un palier avec son rôle. C’est le cas aussi dans « votre » saison 2 ?

Romain Chevalier, incarné par Clément Manuel. Photo Beaubourg Audiovisuel / TF1

Romain Chevalier, incarné par Clément Manuel. Photo Beaubourg Audiovisuel / TF1

O.D. : « Je le trouve plus en conquête. Son personnage évolue. Ce que je trouve parfois dérangeant dans certaines séries, c’est le côté figé des personnages. Les saisons passent et eux ne bougent pas, n’évoluent pas. Moi, ce n’est pas ce que j’aime. Chevalier, comme tous les personnages de la série, évolue comme Falco évolue de son côté. Face à un type qui bouffe la vie alors qu’il est plein de contradictions, Romain, qui aime tout ce qui est sécurisé, dans sa façon d’être, de penser, de travailler, est ébranlé dans ses certitudes. Ca le pousse à faire des choses que sans Falco il n’aurait jamais fait. Mais l’inverse est vrai aussi. Il est important qu’il n’y ait pas d’imperméabilité et qu’ils s’influencent. Il faut que ça crée un groupe. Il faut que ce soit cohérent ».

C.J. : « Le mot qu’Olivier prononce le plus chaque jour, c’est le mot « Cohérence ». Au point que j’en rêve la nuit. (rires) »

O.D. :  » (A Clothilde) C’est vrai ? Il faut me le dire… mais je déteste les choses incohérentes, c’est vrai. Il faut écrire des choses qui sont logiques, qui s’inscrivent dans un schéma causes/conséquences et c’est nourrissant. A partir du moment où on te donne un cadre précis, on est plus créatif.  »

D.M. : Falco est produite par la même société de production que Profilage. Diffusée à la même heure et sur la même chaîne… Vous réfléchissez à une intrigue en crossover ?

La distribution de Profilage. Photo TF1

La distribution de Profilage. Photo TF1

C.J. : « On verra… » (rires)

O.D. : « Ce n’est pas nous qui allons décider. Il faut convaincre la chaîne, le producteur, les comédiens… moi, je trouverai ça très marrant. C’est ludique et sympa. J’aime les épisodes spéciaux diffusés à Noël en Angleterre. Faire un épisode de 90 minutes spécial où Falco croise Chloé Saint-Laurent (l’héroïne de Profilage, NDLR), ce serait marrant ».

C.J. : « Mais clairement, quant à savoir si ça se fera un jour ou non, on n’en a aucune idée ».

O.D. : « Oui, c’est plus de l’ordre du fantasme de téléspectateur que celui de ceux qui fabriquent la série, je pense (rires) ».

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