Festival de Télévision de Monte-Carlo / Laurent Puons : « Devenir le pendant de Cannes pour la Télévision »

Festival de Télévision de Monte-Carlo / Laurent Puons : « Devenir le pendant de Cannes pour la Télévision »

Jerry Bruckheimer, une des vedettes de cette 54e édition. Photo Isabelle Ratane

Jerry Bruckheimer, une des vedettes de cette 54e édition. Photo Isabelle Ratane

Jerry Bruckheimer le samedi, Desmond Tutu le dimanche… les invités vedettes se succèdent au Forum Grimaldi. Pour le directeur général du Festival de Télévision, ces venues traduisent une ambition de fond pour l’événement. Entretien.

Daily Mars : La remise d’une Nymphe d’or d’honneur à Jerry Bruckheimer a permis de découvrir un homme discret et plutôt attachant. C’était même un joli moment. Comment s’est passé votre première rencontre?

Laurent Puons : « Je l’ai rencontré pour la première fois en janvier, dans son bureau à Los Angeles qui est installé dans une ancienne usine. J’ai découvert un homme à la fois brillant et très simple. Quelqu’un qui aime mettre en valeur ses collaborateurs. Comme il l’a fait samedi soir, lors de la soirée d’ouverture. Cela faisait près de dix ans que nous souhaitions l’inviter. Le voir ici, c’est une véritable reconnaissance pour le Festival de Télévision de Monte Carlo. C’est gratifiant. Ce n’est pas encore la consécration mais nous sommes sur la bonne voie ».

D.M.: Ce serait quoi, la consécration ?

L.P. : « Nous avons des objectifs très élevés, je ne m’en cache pas. Les séries, les miniséries, les téléfilms ont une véritable place dans la vie de nombreuses personnes. Je souhaite faire de notre rendez-vous le pendant du Festival du film de Cannes. Au fil des années, le festival de télévision de Monte Carlo est de plus en plus ouvert au public et la compétition est connue et reconnue par la profession. C’est pour ça que nous avons dans les jurys des professionnels reconnus mais aussi des gens bien identifiés par le grand public ».

D.M. : Comment décririez-vous cette édition 2014 ?

Le prince Albert entouré de Jane Seymour et Tia Carrere. Photo Isa Ratane

Le prince Albert entouré de Jane Seymour et Tia Carrere. Photo Isabelle Ratane

L.P. : « C’est un rendez-vous qui laisse toujours une vraie place au public : les fans peuvent rencontrer ici des talents français ou américains et il existe une authentique possibilité de les approcher. Ce Festival, c’est aussi pour les professionnels une occasion de faire du networking : les plus grandes décisions naissent très souvent dans un cadre informel. Nous n’avons pas pour ambition de créer un marché réservé aux professionnels alors qu’il n’y a qu’un mois et demi d’écart entre le MIP TV et notre  rendez-vous. En revanche, nous réfléchissons à l’opportunité de mettre en place en 2015 des rencontres entre des particuliers et des professionnels pour évoquer des thématiques très diverses. Comment est financée la saison 2 de telle ou telle série, ou comment sont réalisés les effets spéciaux de telle ou tel autre, cela peut intéresser beaucoup de monde ».

Organiser un festival comme celui-ci, c’est faire le plein d’émotions façon Grey’s Anatomy ou c’est un stress permanent comme dans 24 Heures Chrono ?

L.P. : « C’est surtout et avant tout du business : pour promouvoir tel ou tel show, il faut vraiment beaucoup travailler. On ne va pas au marché à la tomate ! (sourire) Et puis, il faut trouver de nouveaux partenaires ».

D.M. : Un dernier mot sur ce qu’il ne faudra pas rater cette année ?

L.P. : « La remise des prix. Elle sera retransmise en direct sur YouTube à partir de 19 heures sur la chaîne du festival. Ce sera une première. Comme nous sommes évidemment très heureux de proposer en avant-première mondiale The Tunnel of Light, en présence de Desmond Tutu ».

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