Festival Mauvais Genre 2013 – 1er jour

Festival Mauvais Genre 2013 – 1er jour

Mauvais Genre – 7ème édition

A partir d’aujourd’hui et jusqu’à la semaine prochaine, le Daily Mars est à Tours à l’occasion de la 7ème édition du festival Mauvais Genre dont la programmation cette année est particulièrement alléchante.

Un dispositif exceptionnel, 40 camions, 70 journalistes, 100 stagiaires, des plateaux bondés d’invités prestigieux, des directs à couper le souffle, des……Non bon ok c’est pas vraiment ça. Compte tenu du fait que la majorité de la rédaction du Daily Mars vit à Paris et que, comme tout parisien qui se respecte, ceux-ci ont peur de la faune et la flore de cette vaste contrée inhospitalière qu’ils appellent « Province », c’est bibi qui se charge de couvrir le festival Mauvais Genre parce que bibi il est Tourangeau, ce qui arrange bien les choses (heu dites moi Tournadre, vous ferez un tour dans mon bureau à la fin de l’article pour abus de généralités sur les parisiens. Merci mon vieux ! – ndPlissken).

Bref on commence aujourd’hui avec la soirée d’ouverture du festival qui a débuté tout simplement par le discours d’ouverture du président du festival, Gary Constant et de la présentation du jury composé des acteurs Robinson Stévenin, Eriq Ebouaney et Coralie Trinh-Thi, ainsi que du romancier anglais Glen Duncan. L’ambiance est bon enfant et conviviale, c’est devenu une marque de fabrique du festival et on ne s’en lasse pas. C’est toujours un plaisir de regarder dans ces conditions les deux films de cette soirée : Dark Skies et Upside Down, tous les deux en avant première française.

 

Dark Skies de Scott Charles Stewart

Si le bandeau « par les producteurs de Paranormal Activity et Insidious » peut faire craindre le pire avant la vision de Dark Skies, il n’en est rien au final. Classique dans sa forme, le film de Scott Charles Stewart a le grand mérite d’aller jusqu’au bout de son histoire et de ne jamais bifurquer de son propos, celui de raconter les tourments d’une famille en proie à des visites d’extra-terrestres. A la croisée des chemins d’un épisode d’X-Files et du Signes de M. Night Shyamalan, Dark Skies recèle de très bon moments de tension et de scènes qui restent longtemps dans notre mémoire, telle une des premières apparitions des aliens dans la maison, ou bien encore la manipulation dont chaque membre de la famille fait l’objet. Le film cède certes à quelques facilités : l’apparition du personnage de J.K Simmons qui nous sort un « Les aliens pour les nuls » de derrière les fagots pour faire avancer l’intrigue jusqu’à son dénouement, ou bien encore des effets de mise en scène déjà vus et revus et un travail sur le son parfois insupportable… Mais Dark Skies reste globalement un bon film de flippe qui tire sa force de sa justesse à ancrer le fantastique dans le quotidien d’une famille ordinaire. Une belle surprise au final.

 

Upside Down de Juan Solanas

Ce n’est pas le cas, malheureusement, de Upside Down, qui se révèle être une déception pour votre serviteur. Le film de Juan Diego Solanas nous décrit un univers où deux planètes existent l’une en-dessous de l’autre avec des centres de gravité opposés, un concept diablement intéressant et qui dispose d’un fort potentiel créatif. Et en effet le film offre de très jolies moments et de belles vignettes exploitant cette idée. Malheureusement on dépasse rarement l’idée de base et le film ne reste que trop à la surface des choses. Malgré une introduction présentant les caractéristiques fondamentales de l’univers (via le personnage de Jim Sturgess en voix-off), on ne peux s’empêcher de relever tout du long du métrage des simplicités scénaristiques et de regretter un symbolisme des plus caricatural, tel que la description d’un monde peuplé uniquement de riches opposé à un monde uniquement peuplé de pauvres. Ceci est d’autant plus regrettable qu’Upside Down nous laisse entrevoir un univers beaucoup moins manichéen qu’il n’y paraît notamment via le personnage de Timothy Spall. Tout cela ne serait toutefois que des menus défauts si l’histoire principale valait le coup. Or, force est de constater qu’on n’accroche jamais à l’histoire d’amour entre les personnages de Jim Sturgess et de Kirsten Dunst, souvent trop naïfs et caricaturaux. Alors certes on peut y voir un conte moderne et adhérer à cette optique, mais on peut aussi regretter qu’avec un tel potentiel, la montagne n’accouche que d’une souris.

Et voilà c’est tout pour aujourd’hui !  Rendez-vous demain même heure pour le compte rendu des premiers long-métrage en compétition et de la compétition des courts-métrages de fiction.

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