FLOP TEN 2018

FLOP TEN 2018

2018 nous aura également apporté son lot de navets, de crétineries plaquées or, de « films » à l’idéologie nauséabonde. Bienvenue dans les tréfonds de la médiocrité, avec à l’affiche David Robert Mitchell, Spike Lee, Tom Cruise, Bruce « Je-fais-ça-pour-le-pognon » Willis ou même – horreur – Spielberg, sur les plus hautes marches du podium.

 

1 UNDER THE SILVER LAKE

L’escroquerie de l’année ! Le repompage du Privé de Robert Altman, avec des gros morceaux de Blue Velvet et d’Inherent Vice dedans, entre autres.

Le grand vide.

 

2 THE PREDATOR

Un commando de soldats débiles affronte un Predator nouvelle génération. Récit asthmatique, blagues vaseuses de Shane Black, action illisible : la plus grosse déception de l’année.

 

 

3 MISSION : IMPOSSIBLE FALLOUT

Dans le sixième volet de la série, Tom Cruise doit sauver le monde de terribles anarchistes à moustache. Un nanar stratosphérique, avec plutonium, attentats et plein de cascades numériques.

 

4 DEATH WISH

Eli Roth a toujours été un réalisateur exécrable. Ici, il remake le film avec Charles Bronson, mâtiné d’une odeur assez nauséabonde. La gerbe de l’année.

 

5 BLACKKLANSMAN

Dans les années 70, un gentil flic noir infiltre le Ku Klux Klan local. En colère, Spike Lee signe un film caricatural qui s’apparente à un tract. L’Évangile selon Saint Spike.

 

6 AVENGERS : INFINITY WAR

Le troupeau bariolé de super-héros de la Marvel affronte Thanos, malabar mauve qui veut éradiquer la moitié du cosmos. Batailles rangées illisibles, vannes foireuses : un Barnum épuisant et vain.

 

7 EN EAUX TROUBLES

Moulé dans une belle combinaison, Jason Statham bastonne un requin préhistorique géant de 23 mètres. Un blockbuster décérébré qui tente de plagier Les Dents de la mer.

 

8 AMERICAN NIGHTMARE 4

Du rien étalé sur 1h39, zébré de scènes bien sadiques. Du nanar bas de plafond, très con, dangereux. Con, c’est un défaut. James DeMonaco en a fait un métier. À fuir !

 

9 LE MONDE EST À TOI

Il y a des migrants et des cailleras, des illuminatis et des dealers, Michel Sardou et Booba (avec son pote Kaaris), Mohammed et Mohammed (comme Dupont et Dupond), des Mr Freeze et des AK 47, Karim Leklou et Isabelle Adjani, des influences de Bertrand Blier et de Guy Ritchie… Bref, il y en a pour tous les goûts dans le second long métrage de Romain Gavras. Le problème, c’est que ce « roi » de la réclame et du clip n’a rien à dire. Rien sur la banlieue, rien sur les migrants, rien sur rien. À l’arrivée, ce n’est pas une comédie, pas un polar, pas un constat social : juste un objet tape-à-l’œil, branchouille et vain.

 

10 READY PLAYER ONE

Dans le futur, des ados s’affrontent pour prendre le contrôle d’un monde virtuel. Scénario bas du front, mise en scène indigne de Steven Spielberg : quelque chose comme Fort Boyard dans la réalité virtuelle. Heureusement que Spielberg a également réalisé The Post cette année…

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