#Games : Bilan de l’année 2017 (2/2)

#Games : Bilan de l’année 2017 (2/2)

Marronnier des fêtes, éternel article égrenant au fil de ses paragraphes les joies et les déceptions d’un joueur toujours avide de nouveautés, le bilan de fin d’année, c’est ce long texte que vous lisez sur votre portable encore envahi de morceaux de foie gras et de gouttes de mousseux. L’année 2017 aura été une telle débauche de titres formidables qu’il serait dommage de ne pas en parler. Voici les moments forts de cette année, en douze points pour autant de mois, histoire de vous laisser le temps de digérer tranquillement lors du retour au boulot, entre vos deux anecdotes de famille que le monde vous envie.

 

Juillet 2017 : sortie de Splatoon 2

C’est enfin le départ en vacances, vous pouvez prendre vos deux semaines de congés bien méritées, mais vous appréhendez les dix heures de route en voiture avec les enfants pour économiser les 400 euros de billets de train ? Pas de soucis, Nintendo pense à vous et balance la seconde itération de sa nouvelle licence, Splatoon. Les plus aigris pourront arguer qu’il ne propose que peu de nouveautés par rapport au premier épisode, et ils n’auront pas forcément tort. Mis à part un mode solo plus riche et scénarisé que son grand frère, une grosse majorité des maps du premier opus revient sans honte, mais plusieurs modes ajoutés permettent de sauver Splatoon 2 de la copie sans saveur, et puis de toute façon, personne n’avait la WiiU, si ?

Pour rappel, Splatoon, c’est un jeu multijoueur compétitif où deux équipes de 4 joueurs se balancent de la peinture sur la figure pour recouvrir le plus de terrain possible. À la fin du compte à rebours, un chat au design douteux donne le pourcentage de terrain recouvert pour chaque équipe et ainsi désigner le vainqueur de la partie. Mises à jours rajoutant cartes, équipements, qui assurent un suivi exemplaire pour pas un rond, ambiance chouette et originale, gameplay rafraîchissant et totalement dans l’esprit de Nintendo, Splatoon est autant un des meilleurs jeux multi sur console qu’une preuve supplémentaire que l’éditeur ne se repose pas uniquement sur ses grosses licences.

Voir aussi :

  • Final Fantasy XII: The Zodiac Age est sûrement l’un des remasters les plus attendus, permettant enfin à ce douzième épisode de recevoir l’écrin qu’il aurait toujours dû avoir.
  • Vous avez souffert sur Super Meat Boy ? Parfait, The End Is Nigh est fait pour vous. Prévoyez deux manettes en rab pour remplacer celle qui atterriront contre le mur du salon.
  • Lone Echo est la dernière tentative de Ready at Dawn (The Order) et est probablement l’une des meilleures expériences VR de cette année.
  • Fortnite, le dernier bébé d’Epic Games, sort dans l’indifférence générale. Il faudra attendre quelques mois pour que les développeurs sortent un mode Battle Royale (coucou PUBG) et que les joueurs se souviennent de son existence.
  • Pyre n’est pas le pire du pire, mais c’est le nouveau bébé de Supergiant Games (Bastion, Transistor), qui ne trouvera pas forcément son public.

 

Août 2017 : sortie de Hellblade Senua’s Sacrifice

On ne peut pas revenir sur les immenses qualités de ce trip en royaume nordique, je vous laisse jeter un œil à la critique. Mais les aventures de Senua sont tellement atypiques et proposent une expérience tellement originale, qu’il serait dommage de s’en priver. Cette plongée dans la mythologie nordique pour tenter de ramener à la vie le bien-aimé de Senua, elle-même prise avec de véritables psychoses parfaitement retranscrites dans le jeu (casque audio indispensable, vous passerez à côté de l’expérience) qui devient presque une épreuve pour le joueur fortement sollicité. On pourra lui reprocher la redondance de certains niveaux, des énigmes qui reviennent trop souvent, et des combats très efficaces et dynamiques mais d’une variété nulle, la puissance de ce que ça évoque prend le pas sur absolument tous les défauts du jeu.

Voir aussi :

  • Uncharted: The Lost Legacy est un stand-alone totalement solide, mettant en lumière un duo de femmes attachant, menant une aventure rondement menée avec un rythme parfaitement dosé. Si vous hésitiez encore à franchir le pas de la saga, allez-y sans crainte.
  • 2017 aura été l’occasion de revoir le barème de qualité de la franchise Sonic. Sonic Mania est, comme vous le devinez, dans la partie haute : nostalgique comme il faut, riche et fun à prendre en main, ce petit titre a le goût de Nesquik le samedi après-midi.
  • Mario + Lapins Crétins: Rabbids Kingdom est le titre Switch du mois d’août. Et certainement l’une des plus grosses surprises de cette année, réussissant à faire un tactical RPG dans deux univers qui ont, a priori, rien à voir. Jolie réussite.
  • Last Days of June est un jeu narratif visuellement superbe avec une certaine délicatesse, et qui aura su toucher les joueurs qui se sont lancés dedans.
  • Après l’épisode 0, Yakura Kiwami revient avec ce remake du premier opus. Les fans de la saga seront aux anges.
  • Absolver débarque à grands coups de poings, et prouve qu’il y a encore de la place pour les jeux de combats atypiques.

 

Septembre 2017 : sortie de Cuphead

Même si Bungie a mis le paquet sur Destiny 2, celui qui lui a volé la vedette n’est autre que Cuphead, ce petit titre indé en développement depuis plusieurs années et sorti sur Xbox One et PC. Mitonné par le studio MDHR, ce titre rendant hommage aux cartoons des années 40 a surpris tout le monde (sauf ceux qui surveillaient le jeu du coin de l’œil) avec un graphisme assez incroyable qui le propulse d’ores et déjà comme l’un des titres 2D les plus beaux qui ait été produit, respectant à merveille les codes du genre. Il suffit de voir les designs des boss au diapason et d’écouter la bande-son jazzy du tonnerre pour voir d’ores et déjà en quoi ce petit jeu restera dans les mémoires. Ce « boss rush », comme on désigne ces titres qui enchaînent les niveaux de boss les uns après les autres, séduira les amateurs du genre et surtout ceux qui préfèrent les challenges corsés, Cuphead pouvant se targuer de faire rager même les plus patients d’entre nous. Certainement l’un des titres majeurs de cette année 2017.

Voir aussi :

  • Destiny 2 était là pour confirmer la réputation de la licence, il aura plutôt déçu au niveau des ventes avec un second épisode pas suffisamment riche en nouveautés pour les habitués, et pas suffisamment accessible pour ceux qui voulaient s’y mettre.
  • Dishonored: la Mort de l’outsider revient une dernière fois avec un stand alone, toujours efficace, mais malheureusement pas aussi brillant que ses grands frères.
  • Ruiner est le nouveau titre de l’écurie Devolver Digital, aux ambitions grandes mais à l’exécution un poil bordélique. Il en reste un titre au gameplay rafraîchissant et plutôt jouissif.
  • Marvel VS Capcom Infinite est l’une des grosses déceptions de cette année, préférant miser tout sur le Marvel que de revenir sur l’essence même du jeu de baston.
  • Metroid: Samus Returns fera plaisir aux nostalgiques de la saga avec ce remake du second épisode tout en 3D.

 

 Octobre 2017 : sortie de Super Mario Odyssey

Un mois d’octobre assez foufou, avec la sortie de trois gros jeux le même jour, et ce sera le plombier moustachu qui sera à l’honneur, avec un titre qui, comme Zelda avant lui, profite à merveille du format hybride de la console, préférant les petites épreuves dans des mondes d’explorations plutôt que des épreuves de pures plate-formes (notre critique ici). Tout ça pourra déplaire à certains, surtout les aficionados des jeux immersifs demandant plusieurs heures assidus devant leur écran, mais Nintendo a su capter l’air du temps, une époque où les gens préfèrent sauter de média en média, entre la télévision et les smartphones. Super Mario Odyssey est parfait pour ça : en plus de posséder une jouabilité encore une fois exemplaire, il parvient à proposer des petits morceaux de gameplay, surprenant le joueur par de multiples trouvailles et un approfondissement du skill qui ne passe pas par du simple leveling. Il est certes moins riche et surprenant que Breath of the Wild, mais il serait dommage de s’en priver.

Voir aussi :

  • Assassin’s Creed Origins revient après deux ans d’absence et fait l’unanimité un peu partout. Avis perso : de la même manière que Black Flag, le jeu m’a profondément déçu par sa capacité à totalement s’éloigner de l’esprit urbain et parkour qui faisait le sel de la licence. Ça donne un RPG d’action sur l’Égypte ancienne (très joli univers), à l’histoire encore une fois ennuyeuse avec une capacité à privilégier l’aspect RPG pour forcer le joueur à faire du leveling pour continuer la quête principale. On en reparle très vite.
  • Wolfenstein 2: The New Colossus confirme tout le bien que l’on pensait de MachineGames sur sa capacité à écrire une aventure solo aux relents de série B avec un brio assez indécent mais un contraste des genres très très étrange. L’une des valeurs sûres de 2017.
  • C’est peu dire que Gran Turismo Sport est passé totalement inaperçu, relégué en bundle avec le Playstation VR lors du Black Friday un peu partout. Triste sort.
  • The Evil Within 2, comme tous les titres Bethesda, se retrouvera très vite en promo un peu partout, à cause de ventes trop faibles. Fort dommage.
  • La Terre du Milieu: l’Ombre de la guerre est ce qu’on appelle la suite type de la bonne surprise d’il y a quelques années.

 

Novembre 2017 : Star Wars Battlefront II et l’affaire des lootboxes

Prof Zikki en a parlé dans le podcast Autour du Mic avec le Broadcast Show, Star Wars Battlefront II a su déchaîner les foudres d’Internet à coups de commentaires « subtils et réfléchis » (avant que Les Derniers Jedi prenne la relève). Il se trouve que ce coup de gueule (le mot est faible) est plutôt justifié quand on voit le modèle économique mis en place sur ce nouveau Star Wars. Afin d’éviter la commercialisation d’un season pass et rendre tous les futurs DLC gratuits, l’éditeur américain a préféré faire payer ses loot boxes, soit des boîtes aléatoires débloquant des objets dans le jeu. Des boxes que l’on peut aussi avoir gratuitement, en jouant un grand nombre d’heures. Mais là où ça fait mal, c’est lorsque ces objets récupérés peuvent donner un sérieux avantage au joueur qui les possèdent, transformant une banale partie en un véritable carnage pour les combattants avantagés. Un vrai calvaire pour ceux qui font le choix de ne pas payer, puisque de l’avis général, la différence est bien trop visible et on aura beau jouer comme un dieu, rien ne sera plus efficace qu’un X-Wing à vos fesses avec 50 % de dégts en plus dans ses blasters.

Suite à ces matchs totalement déséquilibrés, EA a retiré l’achat de ces micro-transactions, promettant de trouver une solution de remplacement très rapidement. On sait que les gros titres AAA coûtent cher et quand on voit le nombre de jeux qui se plantent, surtout les titres solos, on compatit un peu avec les éditeurs qui tentent de trouver des solutions pour compenser les pertes et faire en sorte que les joueurs s’amusent. Toujours est-il que Electronic Arts est devenu l’éditeur du côté obscur en cette année 2017 en prenant de sacrés mauvaises décisions, tandis que Blizzard avec Overwatch ou Nintendo avec Splatoon 2 et Arms continuent d’abreuver leurs titres multijoueurs sans demander de centimes supplémentaires, avec même parfois des loot boxes purement cosmétiques. Comme quoi, c’est possible.

Voir aussi :

  • La Switch se récupère des jeux d’un autre temps avec les portages coup sur coup de L.A. Noire, Doom (2016) et Skyrim. De l’avis général, jouer à défourailler du démon sur portable c’est très cool.
  • De l’autre côté du spectre du hérisson, Sonic Forces est ce qu’on pourrait appeler le jeu de la honte tellement le titre surclasse tous ces petits camarades dans le domaine de la médiocrité. À fuir.
  • Horizon Zero Dawn: The Frozen Wilds permet de prolonger l’expérience des aventuriers du début d’année, en envoyant l’héroïne sur des terres glacées.

 

Décembre 2017 : sortie d’alpha de PUBG

Certainement la grosse sensation de cette année, PlayerUnknow’s Battlegrounds est parvenu à tenir sa promesse de sortir une version finale avant la fin de l’année, en même temps qu’une version Xbox One et d’une nouvelle map désertique. Avec 15 millions d’exemplaires de jeux vendus et le record absolu de 2 millions de joueurs connectés en même temps, PUBG bat tous les records avec un principe de Battle Royale vieux comme le monde, mais extrêmement efficace. 100 joueurs sont largués sur une île de plusieurs kilomètres, pratiquement à poil. Le but est de récupérer le plus vite possible de l’équipement planqué un peu partout et d’être le dernier survivant, alors que la zone de jeu se contracte au fur et à mesure que le temps passe, obligeant les joueurs à se retrouver dans une zone plus petite. C’est extrêmement efficace, et l’aspect survivaliste et ouvert du titre est parfait pour des plate-formes comme Twitch. PUBG est un titre aussi fun à jouer qu’à regarder, les expériences étant sacrément différentes d’une partie à une autre.

Voir aussi :

  • Xenoblade Chronicles 2 est la dernière sortie majeure de l’année pour Nintendo sur sa Switch, et si vous arrivez à passer outre l’aspect purement japonais de certains designs et des longueurs inhérentes au genre, c’est fait pour vous.
  • Doom VFR revient lui aussi en VR avec un jeu adapté au format qui promet une expérience totalement nouvelle.
  • Si vous avez raté l’aventure, Okami HD permet de rattraper votre erreur avec l’une des meilleures alternatives au Zelda.

 

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