Gérardmer 2013 : Remington and the Curse of the Zombadings

Gérardmer 2013 : Remington and the Curse of the Zombadings

Le petit Remington passe son temps à être insolent avec les homosexuels de son quartier, les montrant du doigt et criant « Homo ! Homo ! » à tout va. Un jour, l’un d’entre eux le prend beaucoup plus mal que les autres et lui jette une malédiction « Quand tu seras adulte, tu deviendras gay ! ». Dix ans plus tard, Remington a un coup de coeur pour la jolie Hannah lorsque cette vieille malédiction tombe sur lui, entrainant toute une avalanche de conséquences plus loufoques les unes que les autres…

Si on va au Festival de Gérardmer, c’est aussi pour ça : découvrir des films qu’on ne verrait nulle part ailleurs. Car dans cette petite ville des Philippines, les gays sont de véritables caricatures, arborent des talons compensés hors-normes, des maquillages outranciers et adoptent des mimiques et un parlé à faire rougir Albin de la Cage aux Folles. Ajoutez à cela un tueur en série qui ne s’en prend qu’aux homosexuels avérés, un géant cagoulé armé d’un rasoir et des zombies gays… dire que l’on doit prendre le sujet au second degrés serait un doux euphémisme.

Dans son côté burlesque assumé, Zombadings 1: Patayin sa Shokot si Remington (que l’on pourrait traduire par Zombies Gays 1 : Tue Remington dans la peur… ) m’a rappelé le très réussi Pastorela (du mexicain Emilio Portes) vu à Gérardmer l’année dernière. Des sujets différents, mais une même loufoquerie ambiante et une énergie similaire. Du coup, on pardonne les caricatures, le jeu exagéré des acteurs et la pauvreté des effets spéciaux. En clair : on va voir ce type de film pour se marrer et on n’en demande pas plus. Très frais et bien What the Fuck comme disent les jeunes !

Remington and the Curse of the Zombadings, de Jade Castro. Film en compétition.
Philippines, 1h36, pas encore de distributeur en France

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