Gros plan sur Gomorra (en direct de Séries Mania)

Gros plan sur Gomorra (en direct de Séries Mania)

Une série violente et sombre… mais très différente du film de Matteo Garrone.

Une série violente et sombre… mais très différente du film de Matteo Garrone.

Adaptation pour la télévision de l’ouvrage de Roberto Saviano (qui avait déjà donné un très bon film au cinéma),  la série italienne prévue pour diffusion en 2015 par le groupe Canal + (et Arte plus tard, en clair) était le point d’orgue de la soirée de clôture du festival. Si le projet revisite les figures des fictions sur la mafia, il a un peu du mal à surprendre.

L’histoire

Bras droit de Pietro Savastano, un des boss de la Camorra, Ciro est aux premières loges pour observer le grand patron se débattre entre le business, ses adversaires, les forces de l’ordre et sa famille. Plus le temps passe et plus la pression est lourde sur les épaules de Don Pietro, qui cherche en plus à mettre la main sur un mouchard.

Autour de la série

Chronique réaliste de l’univers de la mafia napolitaine, Gomorra est mise en scène par un réalisateur qui a déjà fait parler de lui de part et d’autre des Alpes : avant de se lancer dans cette aventure, Stefano Sollima a effectivement mis en scène Romanzo Criminale.

Ce que l’on a retenu de la projection

L’épisode 1 était assez indigeste. Serait-ce un des effets de la fatigue, une troublante overdose d’épisodes en fin de festival ? On ne sait pas vraiment, mais le fait est que le premier épisode multiplie les scènes plus ou moins musclées sans parvenir à vraiment poser le cadre de l’histoire. Du coup, on a eu un mal fou à rentrer dedans.

Gennaro "Genny" Savastano, le fils du chef de clan.

Gennaro « Genny » Savastano, le fils du chef de clan.

L’épisode 2, lui, fait mieux le job. En recentrant son propos sur la famille de Don Pietro, et en laissant une place à Gennaro, le fils de ce dernier, la série gagne en densité émotionnelle tout en explorant plus efficacement les enjeux de son histoire. On est encore loin, très loin du film, mais c’est déjà ça.

 La distribution est intéressante. Dans le rôle de Ciro, Marco D’Amore offre une prestation intéressante. Si la suite est à la hauteur des séquences de l’épisode 2 où il échange avec Gennaro Savastano (Salvio Esposito, lui aussi pas mal), la qualité de la série pourrait progresser.

La suite ?

Ça ne nous branche pas vraiment. En deux fois 45 minutes, la série n’a pas assez démontré sa capacité à proposer quelque chose de différent pour nous donner envie d’y revenir.

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