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Greg Poehler et Carrie Stein à Monte-Carlo : « Welcome to Sweden a une bonne base de fans »

Greg Poehler et Carrie Stein à Monte-Carlo : « Welcome to Sweden a une bonne base de fans »

En visite à Monaco à l’occasion du Festival de Télévision de Monte-Carlo en juin dernier, Greg Poehler et la productrice Carrie Stein sont venus parler de leur série Welcome to Sweden, dont la deuxième saison vient de débuter aux Etats-Unis. Au menu de cet échange, un soupçon de débat sur la production télé suédoise et américaine, ainsi qu’un avant-goût de ce qui attend Bruce pour cette saison 2…

Scroll down for the English version of the interview.  

Photo Isabelle Ratane

Photo Isabelle Ratane

La série se base visiblement sur votre propre expérience d’immigrant en Suède, mais combien du réel Greg Poehler retrouve-t-on en Bruce ?

GREG POELHER : Tout le préambule de la série c’est ma vie, je suis un américain vivant en Suède alors en ce sens nous sommes très similaire. J’aime à penser que je suis plus beau (rires). Il fait toujours une tête bizarre que je n’ai jamais vu, je n’ai pas souvenir d’avoir jamais fait cette tête de ma vie, avoir cet air perdu à cause de ce qu’il arrive. Je pense qu’il est un peu plus désorienté que moi, et qu’il se rend moins compte de l’impression qu’il donne, d’à quel point il peut être américain.

Quelles sont certaines des différences entre travailler dans cette industrie en Suède et aux Etats-Unis ? Avez-vous constaté une différence au niveau de votre liberté créative ?

CARRIE STEIN : Je pense que cette production s’est faite plus facilement en Suède qu’une série se fait aux Etats-Unis. Je pense que la communauté de production en Suède est incroyablement professionnelle, mais ils ne dépensent pas autant d’argent que nous. Leurs budgets sont une fraction de ce qu’un budget américain peut être, mais ce n’est pas une mauvaise chose. En fait, je pense que ce qu’il se passe dans notre milieu, c’est que le marché américain observe les autres modèles de production et se dit que ces séries ont une belle apparence et de bons scénarios. Alors peut-être que l’on a des choses à apprendre de ces modèles. Ça prend le même temps de tournage, mais les suédois sont rapides, professionnels, et c’est un véritable plaisir de travailler avec eux.

G.P. : Personnellement, je pense qu’en tant que showrunner… et créateur et producteur et acteur principal (rires), ça ne serait jamais arrivé si c’était une série américaine. On m’aurait retiré tous ces titres (rires). Mais en Suède, il n’y avait personne d’autre pour le faire, j’étais le seul américain qu’ils connaissaient, la seule personne qu’ils pouvaient comprendre (rires).

Photo Isabelle Ratane

Photo Isabelle Ratane

Avez-vous douté du succès que Welcome to Sweden pourrait avoir sur NBC ?

C.S. : C’est très dur de faire une série à succès aux Etats-Unis, alors ça serait mentir que de dire qu’on s’attendait à ce que ça marche. Nous espérions que la série serait suivie, et c’est le cas. Les gens qui aiment la série l’aiment vraiment. Je dis toujours que soit les gens la connaissent et l’adorent ou alors ils ne l’ont jamais vu. Nous espérons récupérer plus de monde dans cette catégorie, mais Welcome to Sweden a déjà une bonne base de fans parce qu’il y a quelque chose de très charmant dans cette série.

Qu’est-ce que vous aimez le plus à propos de la Suède ?

G.P. : Ce que je préfère en Suède ? J’ai trois enfants là-bas et c’est un pays encore très focalisé sur la famille et c’est un peu un retour en arrière en ce sens. Il y a beaucoup de concentration sur la vie de famille, les vacances… Ce que je n’aime pas au sujet de la Suède… Combien de temps on a pour cette interview ? (rires) Je pense que ce que cette série essaye de montrer c’est que c’est difficile, peu importe qui vous êtes – que ce soit un Américain en Suède ou quelqu’un d’autre ailleurs – quand vous déménager dans un autre pays, il y a une période d’adaptation. C’est difficile et on n’a pas peur de montrer ça. On veut montrer l’expérience de l’immigrant dans toute sa gloire et son hilarité, mais aussi un peu de tristesse et les moments difficiles. La première saison était sur l’étape initiale du parcours de quelqu’un qui arrive dans un endroit où tout est nouveau et palpitant mais aussi un peu effrayant. La saison 2 s’est dirigée vers la deuxième étape de la vie de l’immigrant, quand vous êtes là-bas et que se pose la question “et maintenant ?” Quand vous emménagez à l’étranger, les premiers mois les gens sont si contents que vous soyez là qu’ils sont surpris de vous voir encore là, mais une fois que vous avez atteint la phase 2, ils se demandent ce que vous faites de vos journées, et il vous faut vous expliquer. Je pense que la saison 2 traite de la façon dont Bruce tente de s’adapter et d’intégrer la société suédoise. Je suis toujours en train de travailler là-dessus moi-même, j’ai l’impression de ne pas encore tout à fait en être là.

C.S. : […] La saison 2 approfondit les personnages et cette famille, ainsi que la relation entre Bruce et Emma, alors on amène les choses à un nouveau niveau et c’est certainement quelque chose qu’il faut attendre avec impatience.

Propos recueillis par Marine Pérot lors d’une table ronde au 55ème Festival de Télévision de Monte-Carlo, en présence d’autres journalistes.

The show is obviously based a lot on your own experience, but how much of the real Greg Poehler really is in Bruce?

GREG POELHER: The whole premise of the show is my life, I am an American living in Sweden so in that sense we are very similar. I like to think I’m a little bit better looking (laughs). He always makes a face I’ve never seen, I don’t recall ever using that face in my life, looking confused by what’s happening. I think he is a little bit more confused, a little bit less aware of how he is coming across, of how American he is being.

What are some of the differences between working in this industry in Sweden vs. America? Do you think there is a difference in how much creativity you can have?

CARRIE STEIN: I think this production happened way more easily in Sweden than I think shows happen in the United States. I think that the production community in Sweden is incredibly professional, but they don’t spend as much money. The budgets are a fraction of what a US budget would be but that’s not such a bad thing. I actually think that what’s happening in our business is that the US market is looking at other models and saying “you know what, these shows look really good and these stories are really good. Maybe we could learn something from other ways of doing it.” It still takes the same number of days, but they are quick, they are professional and it’s been a pleasure working with them.

G.P.: I think personally, as the showrunner and creator and producer and lead actor of the show (laughs), there is no way that would happen if this was an American show. They would have taken all those titles away from me (laughs). But in Sweden there was no one else to do it, I was the only American they knew, I was the only guy they could understand (laughs).

Were you ever doubtful of the success of the show on NBC due to its swedish component?

C.S.: It’s really hard to have a successful show in the U.S., so I think we’d be lying if we said we knew it would be successful. We were hopeful that it would have a following, and it does. People who love it, love it. I always say either they know it and they love it or they’ve never watched it (laughs). We are hoping to get more on that side, but it really has a great fanbase because there is something so charming about this show.

What’s your favorite thing about Sweden?

G.P.: My favorite thing about Sweden… I have three kids there and it’s very much focused on family life, still, it’s kind of a throwback in that sense, there is a lot of focus on vacation time and family time. What I don’t like about it… I mean, how long do we have? (laughs) I think what we try to show in the show is that it’s difficult, it doesn’t matter where you are, it can be an American in Sweden or it can be anyone anywhere, anytime you move to a new country there is a period of adjustment, it’s hard, and we don’t try to shy away from that. We want to show the immigrant experience in all it’s glory and all its hilarity, but also there is some sadness to it and there’s some tough times. Season 1 was very much about that initial stage when a person first moves to a place and everything is new and exciting but also kind of scary. Season 2 has now moved into stage 2 of an immigrant’s life, where you’re there and now what? Time’s up. The first few months when you move to a place people are just so happy that you’re there that they go “wow you’re still here” but then once you’ve reached phase 2 they wonder “what are you doing? what do you do with your days?” and you kind of have to explain yourself. I think season 2 is more about Bruce trying to adapt and become part of Swedish society. I’m still working on that myself, I still feel like I’m not quite there.

C. S.: […] Season 2 was a whole deepening of the characters and this family, and Bruce and Emma’s relationship, so it takes it to a whole other level and it certainly is something to look forward to.          

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