On a vu… les premiers épisodes de Ground Floor, de Bill Lawrence

On a vu… les premiers épisodes de Ground Floor, de Bill Lawrence

Note de l'auteur

Un trio gentil mais avec lequel on s’ennuie un peu.

Et de quatre ! Après Spin City (cocréée avec Gary David Goldberg), après Scrubs et Cougar Town (avec Kevin Biegel), le producteur américain se lance dans la comédie de bureau avec Greg Malins. Les débuts sont gentils. Mais il n’y a vraiment pas de quoi se rouler au sol.

Je suis faible. Cette saison, j’ai eu mon lot de choix en carton depuis la rentrée. C’est parfaitement assumé et on peut dire que de The Millers à Dads, je n’ai pas été déçu d’une certaine façon. Pourtant, au moment de me lancer dans les trois premiers épisodes de Ground Floor, ce n’est pas mon flair indefectible pour la série qui sent des pieds qui m’a guidé, mais bel et bien mon respect pour le travail de Bill Lawrence.

Dans un univers où beaucoup de gens passent mais peu restent, Lawrence est une des rares exceptions qui confirme la règle. J’ai beaucoup aimé Spin City, j’ai adoré les premières saisons de Scrubs et si je ne suis jamais rentré dans Cougar Town, je reconnais à cette série certaines qualités.

Me voilà donc parti à l’assaut de Ground Floor, une comédie multi-caméras diffusée depuis mi-novembre sur TBS (qui a repris Cougar Town après son abandon pour ABC) et qui a pour cadre un building. Au sommet de l’édifice, il y a Brody Moyer (Skylar Astin), un banquier plein d’avenir et qui travaille d’arrache pied pour réussir sous les ordres de Remington Stewart Mansfield (John C. McGinley, le docteur Cox de Scrubs). Tout en bas, il y a Jenny Miller (Briga Heelan) qui travaille à l’étage de la maintenance avec toutes sortes de techniciens.

Leur rencontre va faire des étincelles : l’un tombe sous le charme de l’autre (et réciproquement) alors que leurs mondes, le rythme de leur vie et leurs envies sont assez radicalement opposés.

Voir Lawrence s’attaquer à l’univers du travail avec un pitch plutôt malin (l’opposition entre l’Amérique d’en haut et celle d’en bas), c’est plutôt excitant. Surtout quand la chaîne met du Aerosmith dans la bande annonce.

Hélas, je suis faible… mais les premiers épisodes aussi.

Un couple mignon tout plein.

Si le duo vedette est plutôt sympathique, s’il fait sourire, la capacité de la série à faire rire s’avère pour l’instant terriblement limitée. Non seulement l’opposition des deux mondes est assez décevante mais la caractérisation des personnages est faiblarde. Du coup, on s’ennuie ferme devant cette comédie gentille mais pas franchement drôle.

J’aimerais écrire que le temps travaille pour la série mais pour l’instant, aucun second rôle n’est vraiment parvenu à se détacher pour attirer l’attention. Même McGinley, qui campe un personnage différent de son rôle mythique dans Scrubs, a du mal à se renouveler.

Si vous avez la foi, si les couples plutôt sympa vous font fondre, Ground Floor peut vous plaire. Sinon, vous pouvez passer à autre chose : ce ne sont pas ses débuts qui vous manqueront. Les plus endurants peuvent cependant attendre un effet Cougar Town. Personnellement, j’aimerais y croire. Mais je pense que la rentrée et ses déceptions ont englouti une bonne partie de ma patience automnale.

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