On a vu… les premiers épisodes de Growing up Fisher (NBC)

On a vu… les premiers épisodes de Growing up Fisher (NBC)

Note de l'auteur
JK Simmons et Eli Baker, les hommes du clan Fisher. Photo Colleen Hayes/NBC

JK Simmons et Eli Baker, les hommes du clan Fisher. Photo Colleen Hayes/NBC

Diffusée le mardi soir depuis février (avec About a boy), la série de DJ Nash connaît des débuts intéressants. Version gentiment déjantée des Années coup de coeur (The Wonder Years), cette comédie familiale avec JK Simmons et Jenna Elfman est une jolie petite chronique. Si elle devient un petit peu plus drôle, elle peut réussir là où The Michael J. Fox Show a échoué.

« Mom and Dad are getting divorce. Dad is blind. It’s a comedy » (« Mam et papa divorcent. Papa est aveugle. C’est une comédie »)

Vous avez joué un rôle mémorable dans Oz ? Vous avez tout ce qu’il faut pour jouer les pères de famille dans une comédie en 2014 ! Avant Chris Meloni dans Surviving Jack, JK Simmons avait ouvert la voie fin février en récupérant le rôle de Mel Fisher dans Growing up Fisher, série semi-autobiographique de DJ Nash, scénariste de Bent, Up All Night ou encore Guys with Kids.

Jenna Elfman, Eli Baker et Ava Deluca-Verley. Photo Colleen Hayes/NBC

Jenna Elfman, Eli Baker et Ava Deluca-Verley. Photo Colleen Hayes/NBC

Growing up Fisher, c’est l’histoire de Henry Fisher (Eli Baker), un gamin de bientôt douze ans, racontée  en voix off à la première personne par Jason Bateman (Arrested Development, qui est également producteur exécutif de la série). Elevé par un père aveugle mais surtout fantasque (il a passé de nombreuses années à faire croire à ses collègues qu’il voyait) et une mère gentille mais franchement immature, sa vie (et celle de sa soeur Katie) bascule le jour où ses parents décident de se séparer.

Pour Mel, une nouvelle vie débute. Alors que son ex, sa fille et son fils jouaient un petit rôle dans ses multiples stratégies pour faire oublier sa cécité, il décide de s’installer seul dans un appartement, avec un chien-guide. D’abord inquiet, Henry découvre vite que son père est plein de ressources : la vie continue, et elle lui réserve plein de surprises.

La série a son Paul Pfeiffer à elle : Runyon (Lim Lance)/ Photo NBC

La série a son Paul Pfeiffer à elle : Runyon (Lim Lance)/ Photo NBC

La grande force de Growing up Fisher, c’est que c’est une vraie chronique familiale. Il y est question de handicap mais aussi et surtout des relations père/fils/mère/fille, du premier béguin (Henry craque pour Jenny, la fille des nouveaux voisins de Mel), de l’après-divorce, de l’adolescence.

La cécité de Mel nourrit l’histoire avec quelques gags loufoques qui marchent plus ou moins bien (ça peut jouer sur l’appréciation que l’on a de la série). Mais elle met d’abord à l’écran une jolie réalité. Face au handicap, les hommes et les femmes se doivent d’être pragmatiques autant que possible. Oui, cela fait partie de leur vie ; non, leur vie ne se résume pas qu’à ça. Une idée exploitée sans pathos, avec une certaine maîtrise et dans des intrigues classiques mais qui ne font pas datées.

Grâce à ça, Growing up Fisher bénéficie d’une belle énergie : des acteurs aux auteurs, le projet est porté par une infinie tendresse. Une histoire bien bâtie, des personnages bien pensés, des interactions multiples (en six épisodes, la série montre que les combinaisons sont nombreuses)… il ne manque pas grand-chose pour que la série fonctionne à plein régime.

Papa et maman Fisher avec Elvis le chien. Photo NBC

Papa et maman Fisher avec Elvis le chien. Photo NBC

Pour l’instant, on sourit plus souvent que l’on ne rit. Lancer une comédie, c’est un peu chercher la formule magique pour que la rencontre avec le public soit vraiment réussie.

Diffusée le même soir que The Voice, la série enregistre d’assez bons chiffres (méfiance : ils sont néanmoins en recul). On croise donc  les doigts pour que le show trouve la bonne carburation au plus vite. De ce qu’on en a vu, elle le mérite.

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