Bilan à mi-saison : Happy Endings (saison 3)

Bilan à mi-saison : Happy Endings (saison 3)

Note de l'auteur

La bande des six avait fait une super rentrée. C’est après que ça s’est (un peu) gâté… Photo Sony Pictures Television

Après une montée en puissance quasi-continue pendant deux saisons, la série de David Caspe connaît des ratés. La raison : à force de tirer sur la « corde loufoque » du show, certains personnages deviennent trop caricaturaux. Du coup, les épisodes sont plus irréguliers.

 

Pour ceux qui n’ont pas suivi

Happy Endings, à la base, c’est l’histoire de six amis de Chicago qui doivent faire face au mariage avorté de deux d’entre eux. Leur amitié peut-elle survivre à cet événement ? La réponse est oui, puisque la série va vite prendre un postulat à la Friends au bout de six épisodes. Et à la fin de la saison 2, les deux ex-futurs époux se remettent ensemble (on appelle le syndrome du pitch prétexte, ou Maladie de How I Met Your Mother).

Ce qu’on pensait de la série jusque-là

Que c’est une sitcom vraiment très efficace. Avec une vraie dynamique de groupe entre les six protagonistes. Le show possède aussi une grosse capacité à inventer/imaginer des situations délirantes qui génèrent une belle énergie comique. Le seul souci de la série, en fait, ce sont ses faibles audiences.

Max (Adam Pally) et Penny (Casey Wilson). Photo Sony Pictures Television

Son évolution depuis la reprise

C’est toujours bizarre de regarder une série qui vous faisait beaucoup rire et qui baisse un peu de régime. Ce n’est pas faute, pourtant, de proposer des épisodes avec des idées étonnantes… Le problème, en fait, est ailleurs. Précisément, dans l’évolution des personnages. Une trentaine d’épisodes après son lancement, Happy Endings a un peu tendance à forcer le trait sur les caractéristiques de ses héros. Un peu beaucoup. Au point que certains deviennent franchement caricaturaux.

Quand ça arrive après cinq saisons dans Friends, que Joey devient un garçon attachant mais bien neuneu, ça passe parce que le glissement est opéré de façon dynamique. En revanche, voir, dans Happy Endings, le personnage de Brad devenir aussi vite une machine à pousser des cris aigus et gesticulant dans tous les sens, c’est franchement dommage. Dommage et agaçant, parce que Damon Wayans, Jr est capable d’en faire des caisses.

Si Mister Williams est le personnage avec lequel cela se voit le plus, il n’est pas le seul à être confronté à une « malédiction du mauvais cartoon ». Ceux de Jane, Max et Penny (horreur !) sont confrontés au même problème : la palme revenant à ce niveau à l’histoire de Penny avec Pete, son nouveau petit-ami.

Alex (Elisha Cuthbert) et Dave (Zachary Knighton). Photo Sony Pictures Television

Pour l’instant, on n’y croit pas une seconde et même si, a priori, on se doute que ça se finira comme une « histoire à la Penny », on est en droit d’attendre des scénaristes qu’ils glissent des éléments pour rendre ça un minimum crédible. De sorte que l’on se dise « Même si ça ne devait pas durer, on comprend pourquoi ça pourrait être le cas ». Là, le compte n’y est pas.

Attention : la série n’est pas devenue mauvaise. Elle est juste plus irrégulière. Beaucoup plus irrégulière que par le passé. Et si certains épisodes manquent de maîtrise, Cazsh Dummy Spillionnaires (le season premiere), Fowl Play / Date (qui marque le retour du perroquet raciste d’Alex) ou encore The Marry Prankster (dans lequel Max veut se venger des cinq autres) marchent vraiment bien. Il n’y a donc pas péril en la demeure… mais les scénaristes  feraient bien de faire attention, s’ils ne veulent pas lasser tout le monde.

Le meilleur épisode

Pour moi, il y a match entre le season premiere et The Marry Prankster. Je vais choisir ce dernier (épisode 3.12) parce que s’il est franchement délirant, il s’appuie assez solidement sur la caractérisation de chaque personnage. Comme souvent quand ça marche, Elisha Cuthbert est à la fête… et le prologue est assez génial. La preuve en images, avec trois minutes vingt impeccables (même si Wayans illustre un peu ce que j’ai dit plus haut).

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