On a vu… Hayden Panettiere dans Nashville

On a vu… Hayden Panettiere dans Nashville

Hayden Panettiere, en mini-short, entourée d’autres filles en mini-short. Ca n’est pas le cas dans tous les épisodes.

L’actrice qui restera (peut-être) pour l’éternité, cette cheerleader qu’il fallait sauver à tout prix pour je ne sais plus quelle raison dans cette série dont j’ai oublié le nom, revient sur le devant de la scène dans l’une des bonnes nouveautés de cette rentrée : Nashville.

C’est vrai qu’Hayden est souvent agaçante. Sa façon de minauder, de jouer la colère toujours de la même façon (bouche mi-close, mâchoire inférieure en avant, dents apparentes), de faire des œillades… dans un rôle différent, ça peut franchement énerver. Sauf qu’ici, c’est exactement ce qu’on lui demande et, du coup, elle est d’une justesse constante.

Dans Nashville, Hayden joue la nouvelle petite merveille de la country, croisement entre Christina Aguilera et Dolly Parton (oui, les deux ont une forte poitrine et sont petites, mais mon niveau de connaissance de la country est limité à Dolly Parton et Eddy Mitchell). Bref, donc, pas bien grande, blonde, bronzée, tout décolleté dehors, et qui chante surtout pour le public ado, son personnage agace, énerve, et donne envie de soupirer de manière constante face à ses méthodes d’ado capricieuse.

A voir comment les auteurs (si Nashville survit, ce qui n’est pas gagné) vont faire à mesure qu’ils collent du pathos au personnage. Voir s’ils décident de la rendre plus humaine, moins égocentrique. On espère qu’ils sauront conserver le dosage pour l’instant constaté, et apprécié.

Heureusement, le plaisir de retrouver Nashville chaque semaine ne tient pas à la seule bonne utilisation d’une comédienne, mais à une foule de qualités. Déjà, tout simplement, son écriture, ancrée dans le style pas évident du Soap de soirée. Les personnages sont assez bien dégrossis, pas trop unidimensionnels, mais suffisamment caractérisés pour qu’on ne soit pas perdus.

Powers Boothe. Sur cette photo il a l’air sympa.

On a vu que Nashville met en avant un bon gros pourri, au bon potentiel de JR, papa de Connie Britton dans la série, ce bon vieux Powers Boothe (Deadwood, Hatfield & Mc Coys). Une Connie Britton excellente, comme d’habitude (et magnifique, ce qui ne gâche rien).

On a vu, en plus, que les chansons (c’est peut-être un peu moins vrai dans les deux derniers épisodes), traduisent avec finesse les sentiments des protagonistes, ou au moins permettent de mettre en avant un conflit, une gêne. Si, à Nashville, tout se fait en chanson, beaucoup de choses se jouent pendant qu’on chante. C’est plaisant, ça évite de donner l’impression qu’elles sont là pour remplir, et parfois ça évite les dialogues lourdingues.

On a aussi vu, et ce n’est pas un mince exploit, que lorsqu’on n’aime pas la musique country, mais alors pas du tout, on peut quand même trouver son compte dans la série, et y trouver du plaisir (et se rabattre occasionnellement sur certains morceaux, plus folk que country).

Et on a enfin vu que, dans le pilote, le jeune duo formé par Gunnar (Sam Palladio) et Scarlett (Clare Bowen) joue une superbe chanson du groupe « The Civil Wars » intitulée « If I didn’t know better » (Boo, les tricheurs, ils n’écrivent pas toutes les chansons de la série. Booooo…). « The Civil Wars » qui a décidé de se séparer quelques jours seulement après la diffusion de l’épisode.  De là à dire qu’il n’y a pas de lien… bon c’est même certain, il n’y a aucun lien, mais bon… étrange, tout de même, non ? (Hein ? Non ? Ok…)

Bon, par contre, on a vu les audiences de Nashville, et c’est pas bon…

On a vu revient à 15 heures avec Fringe et 30 Rock !

Partager