On a vu… les débuts de Hello Ladies (HBO)

On a vu… les débuts de Hello Ladies (HBO)

Carrément Merchant (et jamais content parce que jamais casé). Photo HBO

Longtemps considéré comme l’inséparable complice de Ricky Gervais, le grand tout maigre venu du Royaume Uni s’émancipe. Avec Hello Ladies, il explore le célibat et la loose dans les rues de Los Angeles. Les deux premiers épisodes sont assez réjouissants, à partir du moment où on apprécie l’humour du garçon.

Stuart Pritchard est plutôt un bon gars. Sauf quand il essaie de séduire. Dans ces moments-là, le cerveau de ce web designer passe en mode veille. Il se comporte alors au mieux comme un imbécile, au pire comme un authentique enfoiré. Le problème, c’est qu’il est presque toujours en train de draguer.  A côté de lui, un ado de 14 ans terrassé par les hormones et les boutons passerait presque pour un modèle de mesure.

Dans les rues de LA, il n’est pas le seul à vivre l’expérience la mieux partagée au monde (la solitude) : son pote Wade (Nate Torrence) vient de se faire larguer par sa femme. Kives, le pote de Wade (Kevin Weisman), est un célibataire en chaise roulante très sûr de lui et qui saute (sens figuré) sur tout  ce qui bouge. Jessica (Christine Woods), sa coloc actrice-scénariste bosse de son côté sur une websérie en attendant mieux… Tous vont et viennent sur les chemins de la loose. En attendant des lendemains qui chantent. Pour Stu, si possible dans un lit, avec quelqu’un d’autre.

Hello Ladies est la nouvelle comédie diffusée le dimanche soir sur HBO. Développée par Merchant, Lee Eisenberg et Gene Stupnitsky (deux anciens de The Office US, joie !), la série reprend le titre d’un spectacle de stand up présenté par le même Merchant. Elle reprend surtout toutes les caractéristiques des précédents succès du garçon, de The Office UK à Life is too short en passant par Extras.

L’humour naît du malaise, qui s’étire, s’étire et s’étire encore. On rit bien plus des personnages qu’avec les personnages. Le récit prend soin d’aménager des petites respirations qui rend ses protagonistes un peu moins caricaturaux qu’il n’y paraît. D’un certain côté, il n’y a rien de vraiment neuf dans ce nouveau projet de l’auteur-interprète britannique. Et pourtant, quand bien même la recette est ultra connue, elle marche encore.

La raison : Merchant a vraiment bien choisi ses partenaires de jeu. Weisman, vu dans Alias, est bon dans son rôle de dragueur à roulettes qui va droit au but (sens propre) et que Stuart déteste cordialement. Torrence, aperçu dans Mister Sunshine avec Matthew Perry, offre une prestation très juste dans le rôle du mec plaqué, maladroit mais touchant. Woods, vue dans Go On… avec Matthew Perry (1), apporte pile ce qu’il faut à son rôle pour que le héros ne soit pas complètement insupportable.

Un trio de bras cassés toujours en quête de femmes. Photo HBO

Elle et lui vont se tourner autour, coucher ensemble, se séparer, se retourner autour, etc ? C’est plus que… plus que probable. Mais on s’en fiche. Hello Ladies joue complètement sur des codes déjà connus pour raconter une histoire bien menée, propice au développement d’une flopée de scènes gênantes et/ou stupides (Ah, faire demi tour dans une allée résidentielle avec une limousine dans The Limo, l’épisode 2…) mais tout ça, c’est fait au service des personnages. Donc on a envie de voir ce qui va leur arriver. Donc on a envie de les suivre.

Ca paraît tout simple… mais en ce début de saison, sur les networks ce n’est pas aussi souvent arrivé qu’on ne l’aurait souhaité. Du coup, si, par bonheur, Merchant, Stupnitsky et Eisenberg parviennent à nous surprendre par la suite (ce qui serait tout de même plus que souhaitable), il y aurait tout lieu d’être ravi.

(1) : Matt, je crois que Steve essaie de t’envoyer un message, mon garçon.
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