• Home »
  • SÉRIES »
  • Hero Corp : la première série geek made in France est née. Plissken approved ?
Hero Corp : la première série geek made in France est née. Plissken approved ?

Hero Corp : la première série geek made in France est née. Plissken approved ?

Je me taperais bien une poêlée de gambas à l’aneth mais comme il ne s’agit pas du coeur de notre débat de ce soir, passons.

Hier après midi, j’ai visionné les quatre premiers épisodes de Hero Corp, série de 15×26 minutes créée et réalisée par Simon Astier (en co-écriture avec Xavier Matthieu). Diffusion à partir du 25 octobre sur Comédie! et en avril 2009 sur France 4.
Qui en a entendu parler ? Anyone ?… Anyone… Anyone ? (c’est une private joke : celui ou celle qui a pigé le clin d’oeil gagne une spéciale dédicace de John Plissken sur ce blog)

Alors sinon, le pitch :

un groupe d’ex-superhéros membres d’une agence secrète (Hero Corp) vivent planqués, reclus dans un village du Sud de la France depuis que leurs pouvoirs partent en quenouille (et je garde le « en » pour rester poli) suite à divers traumas. Mais la réapparition imprévue d’une super crevure dénommée « The Lord » poussera Mary, la chef du village à appeler à la rescousse, via un subterfuge, son neveu John, qui n’a aucune idée de son destin à venir ni de ses propres pouvoirs.

Idem que pour Clara Sheller : un petit j’aime bien/j’aime moins vaut mieux qu’une pompante branlette alors, chauffe Marcel (ça me fait penser à mon prof de sciences éco en terminale, monsieur Marcel, qu’on surnommait « chauffe Marcel » ainsi parce qu’il s’énervait vite. Mais je m’égare encore, c’est lourd non ?).

J’AIME BIEN

Les intentions. L’initiative de Simon Astier est tout simplement formidable : il faut être rudement gonflé ou inconscient pour écrire une série de super héros, même sur un mode comique, avec les moyens dérisoires inhérents à une production du câble français.

Les clins d’oeils réjouissants : les vieux lecteurs de Strange, les fans plus jeunes de comics, les accros de Heroes (au moins la saison 1, déconnez pas quoi…), bref les geeks de se délecteront de voir dans une série française autant d’allusions aux grandes figures de la culture super héros : le refus par le jeune héros de sa condition de sauveur du monde ; la transmission générationnelle des pouvoirs ; l’idée d’une grande confrontation entre le Bien et le Mal ; les planches de comics dessinés spécialement pour la série et utilisés comme procédé narratif (ben oui, ok, Astier a vu Heroes et alors ? C’est rigolo quand même)…
Le casting : les comédiens ont tous des tronches imprimables fissa et l’on s’attache à eux. Et j’ai un peu craqué pour la comédienne Aurore Pourteyron, j’avoue (mais Plissken n’est pas oune machine, il aussi oune pétit coeur dé Bélin. Sympa mon imitation d’Aldo Maccione, non ?). Dans Hero Corp, Aurore joue Jennifer, le love interest de John. Méga mimi dans le genre girl next door. Tiens je vais l’interviewer (en fait c’est une vieille ruse de chacal mais ça reste entre nous hein)
La photo : je n’ai plus son nom en tête, mais le chef op’ a tout simplement fait des miracles. L’image de Hero Corp est BELLE.

Les dialogues : même principe que dans Kaamelott du frangin Alex : dans Hero Corp, les personnages causent un langage ultra quotidien et titi parisien dans un contexte qui ne s’y prête pourtant pas. Ca fait mouche le plus souvent. En revanche, Simon, tu abuses un peu trop des « carrément » dans tes scripts.

J’AIME MOINS :

Simon Astier ne négocie pas toujours bien le ton hybride entre le 1er et le 2nd degré. Hero Corp, comme il le dit lui même, c’est une « comédie d’aventures fantastique ». Mais l’auteur/acteur est à l’évidence plus à l’aise dans le registre de la comédie que lorsqu’il faut froncer les sourcils, dans l’écriture comme dans son jeu. Mais bon, je dis ça, j’ai vu que les 4 premiers épisodes hein…

Les effets spéciaux : y en a quand même beaucoup moins que dans Heroes ! Ha oui merde c’est vrai, tout Hero Corp s’est financé avec le budget cantine d’un épisode de Heroes. Blague à part, même si on sait bien que c’est impossible autrement, ça reste frustrant d’en entendre beaucoup plus qu’on n’en voit.

Pour le reste, je repasserai sur le cas Hero Corp après avoir vu les 15 épisodes en entier. Mais quoi qu’il en soit, le petit Astier est vraiment un gars sympathique et je vous recommande de visionner son Ovni, sur Comédie! dans 10 jours ou sur F4 en 2009. Pour l’heure, Plissken baille et ça c’est un signe qui ne trompe pas, nos experts sont formels : il est temps de faire un superroupillon, mes paupières sont aussi lourdes que Patrick Sébastien.

End of transzzzzzzzzzz…..
Partager