Horror Flashback: The Exorcist III (1990)

Horror Flashback: The Exorcist III (1990)

« Le Martien ne connait pas la peur », c’est vrai, mais « le Martien aime la contradiction », c’est vrai aussi. Alors pour cette semaine dédiée à Halloween, une partie de la rédaction du Daily Mars va vous partager ses plus grands frissons cinématographiques. Cinq trouilles sur cinq jours (nous eûmes pu faire six, pour le jeu de mots de circonstance, mais nous aimons la contradiction, je vous l’ai dit. Faut suivre, hein). Aujourd’hui, c’est au tour du père Sheppard, de nous confier un de ses frissons d’adolescence. En joie. »

 

Lorsque InThe Blix est venu dans mon bureau pour me demander de faire une bafouille sur mon plus grand moment de flippe au cinéma, je me suis retrouvé devant un sacré dilemme. Parce que des moments de flippes, y’en a eu ! Et pas qu’un peu ! Déjà, tout petit, voir le pauvre Donald Pleasence se faire bouffer tout cru par un globule blanc dans Le voyage fantastique fut un moment terrifiant. Tout comme le plan d’ouverture des Contrebandiers de Moonfleet, avec la statue. Dans un tout autre genre, cet épisode de Cosmos 1999 avec cette pauvre fille qui se fait désintégrer par des projos vert, rouge et bleu dans une cage en verre, resta gravé dans ma mémoire comme le summum du trouillomètre. Bref, une vie de cinéphile est remplie de moments terrifiants, alors comment choisir le pire ?

En fait, c’est assez facile. Il suffit de trouver celui que vous n’avez pas vraiment envie de revoir, parce que vous savez pertinemment qu’à un moment donné votre petit cœur va s’emballer, que vous allez vérifier 17 fois si vos chaussures sont bien lacés, que vous allez porter votre regard partout ailleurs que sur l’écran, tout pour ne pas revivre ce moment de flippe extrême. En ce qui me concerne, ce moment ce trouve dans The Exorcist III : Legion.

Portant le numéro 3 parce que John Boorman a cru bon de réaliser sans doute le pire film de son autrement prestigieuse carrière (Exorcist II : The Heretic), The Exorcist III est la suite plus ou moins directe du film de William Friedkin, écrit et réalisé par William Peter Blatty, à qui l’on doit le roman originel de la série. On retrouve l’inspecteur Kinderman (ici joué par l’immense George G. Scott) aux prises avec une série de meurtres pas banals incluant des crucifix, des doigts et des têtes coupés. Fatalement, l’inspecteur ne tarde pas à faire le rapprochement avec les évènements survenus 16 ans auparavant. Dis comme ça, ça fait très téléfilm et il y a de ça en effet. Le début est relativement pépère, on suit tranquillement Kinderman dans son enquête, c’est pas mal foutu, mais pas très terrifiant, voire pas du tout. Et puis, il y a la scène de l’hôpital… (attention, cardiaques s’abstenir)

Voilà… C’est tout ce dont je me souviens du film. Ce putain de jumpscare a complètement oblitéré le reste. Du coup, j’aimerai bien le revoir, mais je repousse constamment la chose car je sais qu’à un moment donné, je me mettrais à regarder mes chaussures avec insistance pendant 4 minutes 30.

Partager