On a vu… que How I Met Your Dad, c’est tout un symbole

On a vu… que How I Met Your Dad, c’est tout un symbole

No offense guys, hein…

Il y a ceux qui râlent devant la perspective d’un remake de Charmed. Ceux qui s’étonnent d’un possible reboot d’Arabesque et de Remington Steele. C’est vrai que reprendre un vieux concept qui a marché, c’est un peu facile. Mais quid du concept qui ne marche pas et qu’on a traîné sur la longueur ?

La bonne blague du week-end passé ? Oui, on peut le dire. Après s’être pris les pieds dans le tapis sur The Goodwin Games, Craig Thomas et Carter Bays pensent à l’après HIMYM. Cette fois-ci, ça se confirme : les deux têtes pensantes de la pseudo-quête amoureuse la plus barbante de l’histoire veulent remettre ça dans How I Met Your Dad. Avec une vraie fille dans le rôle de Ted Mosby.

Avant que les fans de la série ne viennent me mettre des gifles comme Marshall à Barney, je précise ma pensée. En neuf saisons, How I Met Your Mother a livré son lot de bons épisodes de comédies. D’émotion aussi. Mais si l’histoire a duré aussi longtemps, ce n’est pas, surtout pas parce que son concept de départ était solide.

On peut même dire que le truc a très, très vite fait pschitt… et que si bon nombre de personnes sont un peu curieuses de voir comment tout ça va finir, c’est plus pour un ensemble d’éléments que pour le concept de comédie romantique originale que l’on nous a vendu au départ.

Et qu’est-ce que nous font Thomas et Bays ? Ils proposent de faire la même chose. Avec des personnages tout neufs. Et Emily Spivey à l’écriture, la créatrice de Up All Night (plus connu sous le nom de « concept bancal qui donne naissance à une série plus bancale à chaque épisode qui passe »).

Vous avez vraiment envie d’attendre encore huit ans pour découvrir sa version à moustaches ?

D’où ma question : Les mecs, vous n’avez vraiment rien d’autre à faire ? Vous n’avez rien appris ? Non, parce que votre série phare, elle a ses points forts. En tout cas, c’est a priori pour ça que bon nombre de téléspectateurs continuent de la suivre. Barney, Robin et tout ça, ce n’est pas non plus complètement comme la coupelle qui est dans l’entrée et recense toutes les cochonneries qu’on ne veut pas jeter, si ? Pourquoi ne pas capitaliser sur une situation neuve, plus forte ? En trois mots, sur vos forces ?

Fondamentalement, vous pouviez proposer quelque chose qui montrerait que vous avez retenu la leçon. Et qui laisse à penser que cette démarche n’est pas la marque d’un cynisme consommé.

En même temps, ça montre peut-être que ceux qui placent des projets de pilotes pour les networks n’en ont désormais plus rien à foutre de rien. Qu’ils pensent que le bateau coule un peu plus chaque année qualitativement, et que ça ne sert à rien de ramer à contre-courant.

Je crois qu’ils ont tort. Et d’autres scénaristes me font penser que je ne suis pas le seule.

Mais bon, maintenant, si la tendance, c’est de dupliquer de façon crétine des concepts, je peux aussi donner un coup de main. Même pour le câble.

Je propose donc, dans la logique de Carter et Bays :

Mexter : Dexter mais au Mexique. Caramba !

Breaking Brown : dans les années 70, un prof de funk qui sait qu’il va mourir d’arthrose décide se lancer dans le trafic de boissons énergisantes frelatées. Tout ça pour subvenir aux besoins de sa famille.

Shame of Thrones : les cousins des Stark sont livrés à eux-mêmes. Ils sont six enfants et leur père passe son temps à boire au LittleFingers, une taverne locale. Toute ressemblance avec une famille célèbre sur Showtime n’est pas tout à fait fortuite.

The Albanians : l’histoire d’une famille albanaise bien sous tout rapports, sauf qu’en fait, c’est un couple d’espions de la NSA qui surveille l’URSS. De loin.

Ponshee : une version péruvienne de Banshee. En poncho. Mais toujours avec du sexe et du sang.

Tu es patron d’une grande chaîne et tu veux que je t’écrives un pilote en 2014/2015 ? Envoie un mail au Daily Mars et je m’en occupe, mon gros lapin.

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