On a vu… Hunted et ses débuts

On a vu… Hunted et ses débuts

Neuf ans après son passage dans Alias, Melissa George redonne dans la série d’espionnage. Les débuts sont intéressants… mais  cela peut-il durer ?

Revoilà Melissa George (Alias). Et Frank Spotnitz (X Files). Dans une série produite par Jane Featherstone et Stephen Garrett (dont les noms sont apparus au générique de MI-5), et diffusée sur Cinémax et BBC 1.

Sur le papier, la succession de noms donne forcément envie d’en savoir (et d’en voir) plus. Surtout si l’on n’a rien contre l’actrice australienne (ce qui est mon cas depuis qu’elle a, métaphoriquement, mis le feu au canapé du bon docteur Weston dans In Treatment).

L’histoire, c’est celle de Sam Hunter. Employé par une structure privée, Byzantium, cet agent secret est devenu la cible d’une tentative d’assassinat. Plusieurs mois après sa disparition, après avoir passé de longs moments à se reconstruire, la jeune femme fait son retour dans les locaux de son employeur.

Ce qu’elle veut ? Officiellement, récupérer son poste. Ce que son chef, Rupert Keel, est tout disposé à lui donner, puisqu’elle est la meilleure dans sa partie. Officieusement, elle entend découvrir qui veut la tuer. Et surtout qui l’a trahie, puisque seuls ses coéquipiers savaient où elle se trouvait au moment où on l’a prise pour cible.

En clair, Hunter veut savoir pourquoi elle est Hunted (si ce jeu de mots facile vous donne envie de fredonner « Vas-y, Franky, c’est bon… » en songeant à Spotnitz, c’est normal).

Premier constat: le pilote pose l’histoire et l’ambiance de façon assez originale. Et prenante. Sorte de contre-exemple du premier épisode d’Alias, celui de Hunted joue à fond sur les images pour exposer ses enjeux. L’agent Hunter doit en dire le moins possible sur son identité ? Spotnitz choisit de présenter son héroïne en la faisant parler le moins possible.

Dans les 25 premières minutes, il doit y avoir, grosso modo, une cinquantaine de lignes de dialogue. C’est original. Assez culotté. Et pour tout dire, plutôt efficace.

Mais oui, mais oui : Simon Adebisi de « Oz » est de la partie !

Développant la trame d’un récit paranoïaque bien épais, l’ex-bras droit de Chris Carter rappelle également qu’il n’est pas pour rien dans le succès de la série phare des années 90. Mais le temps a passé. Et depuis, 24 et Homeland ont emprunté ce chemin. Du coup, on restera mesuré quand au véritable potentiel du projet.

Les prémices sont plutôt bons, bien développés, mais ils n’apportent pas grand’chose de neuf. Le rythme est assez lent, sauf que Rubicon a déjà donné en la matière. La réalisation est soignée, alerte, mais elle abuse quelque fois des effets et surtout, surtout des filtres de couleur (Pas de bol : c’est la maladie CSI…)

En fait, la série ne pourra vraiment se singulariser de la masse qu’en maîtrisant sur toute la longueur les multiples ramifications de son récit tentaculaire.

Avec Melissa George, qui porte un personnage féminin intéressant (Hunter était enceinte lorsqu’on a essayé de la tuer), Hunted en a les moyens. Espérons que cela ne se conclut pas sur une nouvelle déception.

Petite nouveauté: les chroniques bi-mensuelles ON A VU et la REVUE DE PRESSE changent de forme. Plutôt qu’un gros article pavé à chaque fois, la chronique sera divisée par sujet, et diffusée au cours de la journée. On se retrouve à 12h pour un ON A VU… HAYDEN PANETTIERE DANS NASHVILLE.

Partager