• Home »
  • A LA UNE »
  • #Interview Ricky Whittle : American Gods, la politique, Neil Gaiman et Manchester United
#Interview Ricky Whittle : American Gods, la politique, Neil Gaiman et Manchester United

#Interview Ricky Whittle : American Gods, la politique, Neil Gaiman et Manchester United

ENGLISH VERSION BELOW

American Gods arrive sur les écrans français via Amazon le 1er mai prochain (et le 30 mai sur Starz pour les États-Unis). Une série réalisée par Bryan Fuller, mais aussi un livre, écrit par Neil Gaiman en 2001. Une série  dont nous vous avons parlé hier, dans laquelle un homme, Shadow Moon, se retrouve à faire le garde du corps de Voyageur/Mr. Wednesday (Ian McShane), dans un monde presque comme le nôtre, mais pas tout à fait. Un monde d’urban fantasy, où les dieux vivent à nos côtés, sans que nous nous en rendions compte.

Ricky Whittle, vous l’avez peut-être déjà aperçu du côté de The 100 ou encore de Hollyoaks… Mais c’est la première fois qu’il tient le premier rôle. Nous avons pu en parler avec lui, au téléphone.

LE DAILY MARS : Quelle a été votre première réaction, la première fois que vous avez lu le script d’American Gods ?

gallery-1489088499-american-gods-ricky-whittleRICKY WHITTLE : Je pense que c’est la même réaction que le public va avoir quand il va voir la série : « Oh mon Dieu, qu’est-ce que c’était que ça ? ». C’est incroyable, c’est époustouflant. Ça m’a juste donné envie de continuer à lire, d’en savoir toujours plus. Je voulais connaître le prochain épisode, continuer à lire le script, et je pense, j’espère, que c’est le même effet quand on regarde la série. Que l’on ait envie de regarder le prochain épisode directement. Il y a tellement de choses qui s’y passent, même en termes de personnages et de personnalités. C’était si excitant et je trouve fascinant ce que fait chaque personnage alors que s’écrivent les fondations de l’histoire, comment s’introduisent chaque personnage. J’ai hâte de voir où ils vont aller ensuite.

Vous n’avez jamais lu le livre ?

R.W. : Non, je n’avais pas lu le livre. Je ne l’ai pas lu avant que ne commence le processus de casting, qui a duré pour moi a peu près cinq mois et 16 enregistrements. Ce qui était une première, c’était inimaginable d’avoir un processus de casting si long. Mais ils avaient besoin de trouver un acteur capable de porter Shadow le long de ces montagnes russes émotionnelles. Il y avait besoin de versatilité. Donc je n’ai pas lu le livre jusqu’à la fin du tournage de mes scènes avec Emily Browning, et elle ne l’avait pas lu non plus. Parce que nous sommes ici dans une série, et les adaptations ne sont pas toujours littérales, elles peuvent être différentes.
Dans le livre, Shadow est beaucoup plus silencieux, très stoïque. Il a beaucoup de monologues internes, mais on n’a pas envie de voir ça toutes les semaines sur son écran. Donc j’ai dû poser le livre, penser à ce qu’il se passe, rajouter de la couleur, de la saveur. Shadow parle plus dans la série, il est plus sociable. Il est plus nuancé, il a parfois peur, il a des angoisses. Puis, à la fin, j’ai terminé le livre.

Quelle était votre plus grande crainte quand vous avez lu le livre ? C’est votre premier rôle principal, n’était-ce pas un peu intimidant ?

110703R.W. : Bon, c’est toujours intimidant d’incarner pour la première fois un rôle principal. Mais ça l’est deux fois plus quand il s’agit d’un projet aussi énorme que l’est American Gods. C’est un livre incroyable, sorti en 2001, qui a gagné de multiples prix. Neil Gaiman a obtenu le prix Hugo, le Nébula, et ça a été un vrai best-seller. Cette adaptation est un projet énorme, et il y avait donc pas mal de pressions différentes.
Mais quand le tournage a commencé, et que les annonces de casting ont été faites et qu’elles ont été acclamées par le public, j’ai senti la pression s’alléger et disparaître un peu. Et maintenant j’ai juste hâte de montrer ce projet aux fans et d’avoir leur avis. J’espère qu’ils l’apprécieront autant que nous avons aimé le tourner.
En vrai, le plus gros challenge, pour moi, c’est que Neil Gaiman a écrit d’incroyables monologues intérieurs pour Shadow. Donc Shadow pense à beaucoup de choses et certains des plus beaux moments du livre sont lorsque Neil Gaiman décrit le processus de pensée de Shadow et donne sa vision de l’action, de la situation. Malheureusement, dans la série, Shadow ne raconte pas les événements de son point de vue, et nous n’avons pas de voix off pour le faire. Donc je dois faire passer toutes ces émotions juste par mes gestes et mon regard. Et ça c’était le plus dur : transmettre l’écriture magnifique de Neil Gaiman en un regard.

Avez-vous rencontré Neil Gaiman sur le tournage ?

R.W. : Il est venu au début, au tout premier jour de tournage entre moi et Ian McShane. Au final, ce fut juste un honneur de le rencontrer enfin. C’est un homme tellement incroyable avec un esprit brillant, qui a créé ce livre formidable, ainsi que d’autres livres et projets tout aussi fantastiques. Donc, c’était un honneur de le rencontrer, mais surtout de pouvoir échanger avec celui qui a créé mon personnage, de découvrir d’où vient Shadow. Il m’a raconté l’histoire de cet homme qu’il a rencontré, qui avait l’air assez simple, un peu comme un sportif, pas très intelligent… et qu’en fait, il a fini par avoir une conversation fascinante avec lui, parce qu’il l’a trouvé intéressant, intelligent et charismatique. Et c’est comme ça qu’il a fini par avoir l’idée de Shadow. Et c’était agréable d’entendre cette histoire de son créateur, surtout qu’après, il a raconté d’où venait toute l’histoire.
Quand on est en face de Neil Gaiman, on a juste envie de l’écouter parler, parce que c’est un véritable conteur dans la vie réelle aussi. Il est une vraie source d’inspiration.

american-gods-teaser

Comment s’est passé le tournage ?

R.W. : En tant qu’acteur, c’est toujours très agréable de sortir de studio. Parce qu’on est toujours entouré de ces faux décors, construits exprès. Là, nous avons voyagé tout autour de Toronto, de l’Oklahoma, le Wisconsin… Et c’est agréable d’être dans la nature, dans les usines, les restaurants, sur la route, dans une voiture que je conduisais réellement. J’étais vraiment le conducteur de Ian McShane. Réellement. Et on peut alors admirer tous ces endroits magnifiques où se passe la série. C’est une série éblouissante, qui traite de la religion, la foi, le sexisme, le racisme et l’immigration. Mais au final, c’est avant tout un road trip de deux potes. Et mes moments favoris sont ceux où Shadow et Mr. Wednesday sont sur la route, parlent et s’amusent comme deux amis. C’était jsute agréable d’être au volant et de jouer.
Mais bon, quand on était en Oklahoma, il faisait 46°C, je portais un blouson de cuir, Ian McShane un costume trois pièces et un manteau, et nous étions dans une Cadillac sans air conditionnée. Donc il faisait très chaud et les conditions de tournage étaient très dures. Nous avons perdu tellement de poids à ce moment, parce que vraiment, c’était comme tourner dans un sauna. Ça, c’était vraiment dur.
C’était par ailleurs ma première expérience avec les images de synthèse, et les écrans bleus ou verts. C’était vraiment fun, mais aussi difficile car il faut retrouver l’enfant en soi. En effet, il n’y a absolument rien autour de nous, et il faut faire confiance au réalisateur, qui te crie dessus de son siège hors du plateau. Et il t’explique ce que tu vas voir, ce qui est en face de toi. Et il faut y aller. Et espérer que le réalisateur et le producteur ne te feront pas passer pour un idiot.

Comment vous êtes-vous entendu avec Ian McShane ?

Shadow PRR.W. : La première fois que je l’ai rencontré, c’était dans le bureau de David Slade, avec Michael Green et Bryan Fuller. Et nous les avons totalement abasourdis alors que nous avons parlé de Manchester United et de football pendant 20 à 30 minutes. Nous n’avons fait que parler de foot et ils n’y connaissaient rien.
Nous nous sommes donc très bien entendus dès le départ. C’est un homme prodigieux. Nous venons tous les deux du même coin, nous sommes tous les deux fans de Manchester United, nous adorons le football. Nous avons pris l’habitude de regarder des matchs dans sa caravane durant les pauses-déjeuner et à chaque fois que nous avions une pause. Donc, l’alchimie qu’il y a eu en dehors du plateau a pu se transmettre à l’écran, ce qui est très important pour les personnages et leur dynamique. En tout cas, c’était un véritable honneur de tourner avec lui, j’ai grandi en le voyant jouer. Pour moi, c’était le personnage de Lovejoy, comme pour beaucoup de personnes en Angleterre. Il a travaillé dans Sexy Beast, Deadwood, John Wick Son CV est sans fin. C’est un des plus grands acteurs de notre génération, et je pense qu’il joue ici un de ses meilleurs rôles, il pourrait vraiment gagner de nombreux prix parce qu’il est incroyable en Mr. Wednesday.

American Gods est l’histoire d’un homme qui sort de prison après trois ans derrière les barreaux et qui est là pour sauver le monde en quelque sorte. C’est une histoire sur l’immigration et comment les migrants ont fait les États-Unis d’Amérique. C’est une série politique ?

R.W. : Le livre est sorti en 2001 et je pense que Neil Gaiman a vraiment eu une vision sur ce que le monde allait devenir. Il était vraiment précurseur. Nous avons terminé de tourner en novembre, avant que le climat politique ne devienne très tendu, comme c’est le cas aujourd’hui depuis que Trump est devenu président. Donc nous avons eu de la chance, la série est beaucoup plus d’actualité maintenant qu’elle ne l’a jamais été. À cause de cette atmosphère sous tension. Tout ce dont nous parlons dans American Gods, l’immigration, le sexisme, l’homophobie, la religion. Tout cela est par hasard dans la série, c’était déjà dans le livre en 2001. Mais ce qui s’est simplement produit, c’est que ces thèmes ont fait les gros titres ces derniers mois, ce qui fait de nous potentiellement la série politique la plus pertinente à la télévision. Mais nous ne sommes pas là pour donner des réponses, nous voulons juste sensibiliser le public à ces sujets. Nous voulons que les gens aient des conversations sur ces thèmes, qu’ils s’y penchent un peu plus et avec un peu de chance, qu’ils apprennent plus de choses sur les différents peuples, les cultures, les religions. Nous voulons lancer des discussions.

Êtes-vous prêt pour la saison 2 ?

MV5BZWJjN2I2YzktM2VhMi00MjFjLWI1ZjUtNjNhYzljZTYyYjAyXkEyXkFqcGdeQXVyMTkxNjUyNQ@@._V1_UX477_CR0,0,477,268_AL_R.W. : Je suis toujours prêt pour la saison 2. J’espère rester dans cette série pour de nombreuses années. La saison 2 n’a pas encore été confirmée, mais la première ne se termine qu’après les 100 premières pages du livre, ce qui n’en représente pas un cinquième. Il y a tellement plus à venir dans la série, et en plus, Neil Gaiman est en train d’écrire une suite à American Gods. Je ne pense pas quitter la série pour les sept prochaines années au moins. J’ai hâte de voir où la série va, et je suis sûr qu’il va bientôt y avoir une annonce de faite.
Je sais comment se termine le livre, mais il y a beaucoup de choses qui se produisent dans la série qui n’y sont pas. Nous avons eu la chance d’étoffer beaucoup de personnages et d’arcs narratifs. Même l’énorme cliffhanger de la saison 1 n’est pas dans le livre. Même les fans harcore de Neil Gaiman ou d’American Gods vont y trouver leur compte, ça va leur sembler nouveau. Il y a tellement de choses innovantes qui s’y passent. Tout ce que les lecteurs ont aimé dans le livre, les personnages, les arcs narratifs, les dialogues, tout sera dans la série. Mais nous ajoutons tellement de choses, que même en suivant le livre, la chronologie a changé.

Propos recueillis le jeudi 6 avril 2017. Remerciements à l’équipe de Freemantle Media, Jumana Rizman et Matthew Sanders.

American-Gods-furyosa

ENGLISH VERSION

LE DAILY MARS: What was your first reaction, the first time you’ve read the script of American Gods?

RICKY WHITTLE: I think it’s the same reaction the audience is going to have: « What the hell was that? » It’s incredible, it’s mindblowing. It just gave me a hunger to want to read more. It’s a page turner, I just wanted to know what the next episode was and I just wanted to keep reading the script and I think, hopefully, that’s the same way when you watch the show, you want to see the next episode right away. There was so much going on and so much kind of depth of character. It was really exciting and I find it really intriguing about each individuals character as it kind of created the base, the introduction to each character. I am really excited to see where they lead.

You’ve never read the book?

R.W.: I hadn’t read the book. I didn’t read the book until I started the audition process, which for me took about five months and sixteen tapes. Which was unheard of, a very long process. But they needed to find an actor that was capable of carrying Shadow along this emotionnal rollercoaster. The versatility that was needed. So I didn’t actually read the book until I finished filming along with Emily Browning, and she didn’t either. Because, with creating a TV show and sometimes adaption don’t work exactly… so you need to kind of translate a little differently. Shadow in the book was a little bit quiet. Very stoïc. Had a lot of internal monologue, but you don’t want to watch him at think every week. So I had to put the book down and kind of take on board what was going on but then add colors, flavors. Shadow is a lot more vocal in the TV show, he is more outgoing. He’s got more layers. He’s get freaked out more, he has more anxieties. I eventually, finally, read the book.

What was your biggest concern when you read the script? It was your first leading role, was it a bit daunting?

R.W.: Well, it is always a bit daunting to carry your first leading role. But I think it’s twice as daunting when it’s such an huge project as American Gods is. It’s an amazing book that came out in 2001. And it won all sort of awards. Neil Gaiman’s got the Hugo awards, the Nebula awards, it was all times best seller. It’s a huge project. And so it came with a lot of pressure.
But, as we started filming, and every casting announcement that were made and celebrated, I feel like the pressure alliviated and subsided and now it’s more excitement to kind of hand over this incredible project to the fans and see what they think. And hopefully, they will like it as much as we enjoyed shooting it.
But the biggest challenge for me was… Neil Gaiman wrote such amazing inner monologue for Shadow. So Shadow thinks about a lot of things and some of the finnest part of the book is where Neil Gaiman is talking through Shadow’s thought process of the situation. But unfortunately in the show, Shadow doesn’t say this, and we don’t have a voice over. So I have to through the gambit of emotion with just my manierism and everything is behind my eyes. And the biggest challenge was just to convey all this beautiful writing by Neil Gaiman, in a look.

Have you met Neil Gaiman on set? Was it useful for you as an actor?

R.W.: He was at the beginning. He came at the very first day myself and Ian McShane were shooting. And at the end of the day, it was just an honor to finally meet a him, this incredible man who has a wonderful mind and has created this incredible kind of book. And so many others fantastic projects and books. So that was an honor to meet him, but to be able to pick the mind of the man who created your character, to find out where Shadow came from… He told me the story of a man, a gentleman that he met, who looked very simple, kind of like a big jock, not particularly intelligent… and then he ends up having a fantastic long conversation with this gentleman because he found him fascinating, intelligent… and very intriguing. And that how he ended up having the idea for Shadow and it was nice to kind of get that from the horse’s mouth sort to speak. To get it from the man itself. And then, he was just telling us where the all thing came from. When you get in front of Neil Gaiman, you just want to hear him talk because he is just such a fantastic teller in real life as well. He was very inspirationnal.

How was it to travel though those setting?

R.W.: As an actor, it is always nice to get out of a studio. Because you are always in these fakes surroundings, built around you. We actually travel all over Toronto and Oklahoma, Wisconsin. And it’s nice to be outside, in these locations. In factories, in diners, on the road, in a car I was actually driving. I was actually driving Ian McShane. Real. You kind of see these beautiful places the show is about. It’s a fantastic show taping things like religion, faith, sexism, racism, immigration. But in the end, it’s a buddy-buddy road story. And so you need to see those guys out on the road. One of my favorite part of the show is when Shadow and Mr. Wednesday are just driving along, talking, having fun like two guys do. So it was kind of great just kind of get out on the open road and really act.
But when we were in Oklahoma, it was an 115° and I was wearing a leather jacket, Ian McShane was in a three pieces suit and a coat, and we were in a cadillac with no AC, so it was extremely hot, and the conditions were horrible. They were terrible. We lost so much weight shooting that. Because it really was like a sauna. So that was tough.
It’s also was my first experience with CGI , and green screen and blue screen. So it was a lot of fun. But it is also difficult, because you have to access that inner child, because obviously, there is nothing around you and you have to put all your trust in the director, who is shouting at you from his seat off set. And you have a conversation about what you are going to see, what exactly is in front of you. And you just have to go to go with it. And you just hope that the director and the producer won’t make you look stupid.

How was playing with Ian McShane?

R.W.: The first time I met him was in David Slade’s office, with Michael Green and Bryan Fuller. And we left the three of them completely dumbfounded and silent while I spoke about Manchester United and football for 20/30 minutes. Myself an Ian just talked football and they didn’t have a clue because they really weren’t into the conversation.
We hit of from the beginning. He is an incredible human being. We’re both from the same area, we both support Manchester United, we’re both football fans. We used to watch the football in his trailer at lunch time and every break we had during our filming. So that chemistry off-screen was abled to translate on-screen which was very important for those characters and that dynamic. But it’s an absolute honor, I grew up watching him, he was Lovejoy for me and many people in England. He’d done so much works in Sexy Beast and Deadwood, John Wick. His resume is endless. So to stand alongside him and work opposite him, it’s a great honor. He his one of the greatest actor of our generation, and I really think this is his best work yet, that he could win so many awards, because he is really incredible in this role.

American Gods is the story about a black man who has been in prison for three years and basically might be saving the world. It is also a story about immigration, as you’ve told me. And how immigrants have shaped America. Is it a political show?

R.W.: The book came out in 2001 and I feel that Neil Gaiman showed tremendous foresight in seeing where the world was going. He was very much ahead of his time. So when we finished filming, this was in November. Before the heated political climate we now see in America since Trump became president. So we’ve just been very fortunate. The show is probably more current now that it ever has been or would have been. Because of the heated climate. But all these things that are kind of touched upon in American Gods, like immigration, sexism, homophobia, religion… these are theme that are in our show just by chance. They were in the book in 2001. But it’s just so happened that they really have hit the headlines in the last few months which makes us quite possibly the most politically current relevant show on TV. But we are not answering question, we just kind of raise awareness. We want people to have conversation about these topics and maybe kind of look into it a little bit more and hopefully people can learn a bit about different races, cultures, religions. We just really want to make people start discussions.

Are you ready for season 2?

R.W.: I am always ready for season 2. I am looking to be on this for many years. It’s not been confirmed just yet. But the first season litterally finishes after the first 100 pages, it’s not even one fifth of the book, so there is so much more to come from this show. With Neil Gaiman writing a sequel to American Gods as we speak… I am not looking to leave this show for a good seven years or more. I am really looking forward to where it goes and I am sure that announcement will come soon. I know where the book finishes, but there is a lot of stuff in the TV show that are not in the book. We’ve been fortunate enough to be able to flesh out a lot of characters, a lot of story lines. Even the huge, incredible cliffhanger in the season 1, is not in the book. Even hard core Neil Gaiman’s fan, American Gods fan, it’s going to be fresh for their eyes as well. There is going to be so much more. Everything you love, enjoy in the book, the characters, the moments, the lines, they will be in the TV show. But we’re adding so much more. Even following the book, the timeline has changed.

Partager