James Horner (1953 – 2015)

James Horner (1953 – 2015)

Après l’acteur Christopher Lee, c’est cette fois du côté musical qu’un autre grand du cinéma nous quitte en ce mois de juin bien meurtrier.

C’est dans l’accident de l’avion qu’il pilotait ce lundi 22 que s’est envolé pour toujours James Horner, l’un des compositeurs phares d’Hollywood depuis plus de trois décennies.

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Après plusieurs nominations aux Oscars pour entre autre Aliens le retour (1987), Braveheart et Apollo 13 (1996), il reçoit enfin deux statuettes pour Titanic de James Cameron (1998), et ce pour la meilleure musique et la meilleure chanson.

Et oui, My Heart Will Go On chanté par Céline Dion… c’est lui !

Il fait partie de ces compositeurs que tous les réalisateurs veulent dans leurs films.

Son œuvre musicale est tout simplement énorme et on a pu entendre son travail dans (pour ne citer qu’eux bien sûr) Star Trek 2 : la Colère de Khan (1982), Cocoon et Commando (1985), Le Nom de la rose (1985), Willow (1988), Jeux de guerre (1992), Jumanji (1995), Un homme d’exception (2001), Avatar (2009), The Amazing Spider-Man (2012) et cette année Le Dernier Loup de Jean-Jacques Annaud.

Vous comprendrez qu’avec une filmographie d’à peu près une centaine de films, le choix des titres marquants est périlleux et forcément très personnel.

James Horner fut un des grands instigateurs du métissage dans les couleurs musicales de ses bandes originales.

Bien avant que cela ne devienne courant dans les productions musicales destinées au grand écran, il a mélangé et expérimenté en mariant des instruments orchestraux, synthétiques et traditionnels comme c’est le cas dans le cultissime Commando de Mark L. Lester en 1985. Un steeldrum joue le thème, appuyé par une batterie et des sons électroniques ainsi qu’un orchestre classique.

Pour ma part, c’est en 1995 que la musique du maestro m’a pour la toute première fois transpercé le cœur avec Braveheart de Mel Gibson. Une véritable claque musicale et émotionnelle qui m’a profondément marqué.

Dans cette bande originale, c’est le côté world music de James Horner qui s’exprime. Il nous assène de magnifiques mélodies où l’orchestre symphonique se partage la vedette avec l’héritage folklorique des instruments et de l’harmonie musicale d’Écosse et d’Irlande.

Un sacré Monsieur vient de nous quitter et nous en sommes tristes.

Son héritage musical est énorme et nous l’écouterons encore dans de très nombreuses années, soyez-en sûrs.

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