John Carpenter doit-il prendre sa retraite ?

John Carpenter doit-il prendre sa retraite ?

Ouais, les poteaux, je sais, c’est une question du genre pas digne de la part du fan que je suis depuis l’âge de dix ans (et oui relisez ici un peu mon allégeance à Big John, les aminches). Mais à ma décharge, l’auteur de cette assassine interrogation vient d’outre Atlantique. Christopher Rosen est son nom et je viens seulement de lire sa missive, datée du 4 février, dans le New York Observer. Les anglophones avertis peuvent lire ici le billet anti Carpenter du monsieur. Et la suite ?

En résumé, Christopher (qui n’a désormais plus que quelques jours à vivre, j’ai payé deux tueurs arméniens pour le saigner comme un goret), part d’un constat : le prochain film de John Carpenter, The Ward (tourné avant ou après son autre projet, Riot, avec Nicolas Cage ? caramba, je ne sais pas !), refoule sérieux de la pelloche avec son script faisandé. Lisez plutôt : dans The Ward, Amber Heard (vue dans Pineapple express) incarne une nana (ha bravo John, ça c’est du scoop !) internée dans un vieil hôpital psychiatrique et bientôt terrorisée par un fantôme (lire ici la dépêche). Certes : c’est pas très bandant, comme histoire.

Et Chris Rosen de se demander si Carpenter, malgré son âge relativement jeune (61 ans), ne devrait pas raccrocher pour de bon, vu la spectaculaire chute de qualité de son art depuis Ghosts of Mars. Plus grave : selon Rosen, le paysage formel cinématographique a tellement évolué depuis les classiques de Carpenter que, pour s’adapter aux canons visuels d’aujourd’hui, Big John devrait forcément renoncer à l’esthétique old school à petit budget qui est justement au coeur de son identité de cinéaste. D’où la conclusion de Rosen : John ferait mieux d’arrêter les frais maintenant.

Merde alors, je sais pas moi…. Il m’énerve ce Rosen, mais son point de vue me hante (bouuuuuhhhh – non, je vous confirme, c’est pas simple d’imiter un fantôme par écrit). En même temps, son grand âge n’a pas empêché John Huston de réaliser L’Honneur des Prizzi en 1985, et que dire d’Eastwood ? Bref je suis confusé, mon Dieu que je suis confusé ! Il faudra que j’en parle à Mme Praloud (c’est ma boulangère, qui m’a tiré plus d’une fois du pétrin… oui ho bon ça va)

Croisons les doigts pour que The Ward redresse miraculeusement la barre et que John Carpenter fasse taire tous les importuns qui l’ont enterré trop vite.

Même dans le navet navrant, je reste avec toi Johnny C !

End of transmission (to Mars…)
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