Ken a-t-il survécu ? Retour sur la saga aux 7 cicatrices

Ken a-t-il survécu ? Retour sur la saga aux 7 cicatrices

Le 7 février 2013 sortira Fist of the North Star : Ken’s Rage 2 sur les consoles de salon. Construit comme un jeu d’action-”beat them all“ (ou “Mets une grosse tatane à tout ce qui t’approche !”), cette nouvelle adaptation de la licence Hokuto no Ken risque d’être sanglante ! Vingt cinq ans après la découverte des aventures de Ken le Survivant (titre en français) au Club Dorothée et 30 ans après sa création au pays du soleil levant, qu’est devenu l’Homme aux 7 cicatrices ?

Mais qui c’est ce Ken ?

Kenshirô issu du manga

Non, ça n’est pas le petit ami de Barbie, loin de là : il n’a pas le sourire UltraBright ni le slip en plastique… ce Ken là a des faux airs de Bruce Lee (dixit les créateurs) et il est beaucoup plus “sévèrement burné” !

Kenshirô a toujours l’air maussade, est couturé de cicatrices, semble plutôt jeune avec sa tignasse d’un noir de jais et il vit dans un monde post-apocalyptique à la Mad Max. Grand adepte des arts-martiaux et plus particulièrement du kung-fu, il court après son ennemi juré Shin, qui lui a piqué sa copine (Julia ou Yuria en VO) et lui envoie des hordes de sbires aussi bêtes et moches que cruels… sympa comme ambiance non ?

Crée par Buronson et Tetsuo Hara au début des années 80, Ken fait aussi partie des personnages de japanimation cultissimes, comme Seiya et ses acolytes dans les Chevaliers du Zodiaque, Albator et son bandeau sur l’oeil ou Actarus et son robot Goldorak. Icône qui bénéficie aujourd’hui d’un certain capital nostalgie.

 

Je l’ai vu où déjà ?

Pour une grande majorité d’entre nous, Ken le Survivant c’est avant tout un dessin animé japonais ultra violent, diffusé au Club Dorothée sur TF1 durant les années 80. Pour les connaisseurs, c’est avant tout un manga ‘shonen’ (pour jeunes garçons) publié dans Weekly Shonen Jump (revue japonaise ultra connue là-bas) et qui a servi de base pour le fameux dessin-animé. Et pour les gamers, c’est aussi une ‘marque’ qui a donnée du bon, mais aussi du très très mauvais… comme beaucoup de jeux à licence d’ailleurs.

Ça n’est en effet pas la première fois qu’Hokuto no Ken est adapté en jeu vidéo. Chaque console, ou presque, a eu le droit à son adaptation de la licence Hokuto No Ken, de la Famicom (NES en français), à la Megadrive, en passant par la Game Boy et les Playstation, la plupart du temps sous forme de jeux d’aventure-RPG et de jeux de combat principalement. Mais paradoxalement, les aventures vidéo-ludiques du personnage patibulaire (mais presque) ont peu réussi à passer les frontières nippones, le marchés hors Asie étant peut-être jugé trop risqués par les distributeurs.

Dans le D.A., la scène où Shin lui fait les 7 cicatrices, symbole de la Grande Ours…

 

Et il fait quoi maintenant ?

Le 7 février prochain sort en Europe Fist of the North Star : Ken’s Rage 2, sur Playstation 3, Xbox360 et sur WiiU (en version téléchargeable), suite de Ken’s Rage premier du nom, sorti en novembre 2010. Toujours développé par la team Tecmo Koei, cette nouvelle édition promet de couvrir toute l’histoire, y compris la 2e partie inédite en France et de proposer un grand nombre de personnages jouables (20 au total).

J’ai eu l’occasion de tester rapidement ce nouvel épisode sur PS3 et je l’ai trouvé supérieur au précédent. Alors ça reste du jeu de cassage de membres horriblement linéaire (de ce que j’en ai vu du moins), mais c’est toujours aussi jouissif. Les graphismes semblent un poil plus fins que dans Ken’s Rage “1” sans pour autant égaler le haut du panier en la matière… la faute à l’esthétisme kitch du dessin-animé ? Et je préfère ne pas parler des cinématiques, particulièrement moches… mais qui restent narrativement indispensables pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire.

En clair, si trucider des hordes de punks par paquets de 12 vous suffit, Fist of the North Star : Ken’s Rage 2 peut s’avérer assez défoulant : un Dynasty Warriors* en moins subtil et suivant parfaitement la trame du manga original. Par contre, j’espère que la suite du déroulement du jeu apportera des surprises, car faire la même chose pendant plusieurs heures risque de se révéler barbant à force. Une démo qui donne une température, sans plus, mais un titre à surveiller par les otaku fans de Kenshirô et de ses aventures.

* : la licence des Dynasty Warriors – très réputée au Japon mais beaucoup moins ici – est connue entre autres pour ses grandes batailles épiques, où de nombreuses hordes d’ennemis attaquent sans cesse votre personnage.

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