On a vu… le pilote de Kirstie

On a vu… le pilote de Kirstie

Pour une photo promo de sitcom, celle-ci fait un peu peur tout de même…

Chez TV Land, on aime les vieilles gloires qui font rire. Après le succès Hot in Cleveland, la chaîne qui raffole des histoires filmées en multi-caméras remet en selle Kirstie Alley et Rhea Pearlman (Cheers) mais aussi Michael Richards (Seinfeld). Le résultat est très prévisible… mais plutôt agréable à suivre.

Comédienne à Broadway, Maddison Banks (Alley) a l’habitude d’être en haut de l’affiche, et elle ne veut pas spécialement que ça change. Entourée de Thelma, son assistante personnelle (Pearlman), et  Frank, son chauffeur (Richards), sa vie et ses projets sont bousculées quand Arlo, son fils rondouillard et élevé dans le New Jersey (Eric Petersen), retrouve sa trace.

Le garçon croit qu’elle l’a abandonné parce qu’elle était trop jeune pour s’en occuper : elle l’a en fait laissé pour privilégier sa carrière. Les retrouvailles s’annoncent un peu plus difficiles que prévues, mais pas tant que ça.

L’avantage de TV Land sur d’autres chaînes qui lancent des sitcoms old school (au hasard, TBS avec Ground Floor), c’est que l’on sait très précisément ce que l’on vient chercher. Un cadre classique, des situations pas compliquées, des visages que l’on connaît et que l’on aime. L’enjeu, pour les acteurs et la production, c’est de faire ça avec suffisamment de talent pour éviter l’ennui. Le but : éloigner l’impression de rempaillage comique.

C’est justement ce que Kirstie arrive à faire avec son épisode pilote, diffusé la semaine dernière. Si le téléspectateur n’échappe pas à quelques scènes assez balourdes (chez le marchand de donuts, pendant la pièce de théâtre ou la scène de la tache), l’écriture de Marco Pennette (scénariste pour Caroline in the City, Conrad Bloom et créateur de Ce que j’aime chez toi) met l’accent sur ce qu’il faut : la qualité des répliques. C’est par ce biais que la série soigne l’exposition des personnages : celle-ci se fait toujours au profit de la comédie.

 

Dirigés par Andy Cadiff (autre vieux de la vieille, qui a travaillé sur Spin City époque Michael J. Fox), les acteurs n’ont plus qu’à dérouler. Ce qu’ils font très bien : Richards ne cabotine pas trop, il sert bien son personnage qui n’est pas trop décalé (ouf : pas de syndrome Kramer). Pareil pour Pearlman, qui est un tout petit peu plus en retrait.

Au bout du compte, on passe un bon moment devant ce premier épisode. Certes, lorsque l’on en attend pas grand-chose, il remplit très bien son office. Mais le projet n’en est pas moins clairement défini et efficace. Si Petersen se met à la hauteur des trois autres ; si la série continue d’offrir à son trio de vedettes des répliques bien écrites, on aura là un vrai petit plaisir sériel. Une comédie un poil régressive mais qui sait jouer en toute simplicité avec les attentes de son audience. Pour la faire rire.

Certaines séries de network (Dads, The Millers, ou Sean Saves The World à un degré moindre) feraient bien d’en faire autant.

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