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La France Steampunk : Au temps de la Commune, y’avait des Vaporistes

La France Steampunk : Au temps de la Commune, y’avait des Vaporistes

Note de l'auteur

Vaporistes. Un terme pour représenter les membres de la communauté Steampunk, ce mouvement qui nous emmène au tournant du siècle, dans un monde avancé et basé sur l’énergie de la vapeur. Et ce livre rend un vibrant hommage et un récit enlevé à ce courant de la littérature fantastique.

page-site-3-bd-1024x635L’histoire : Grâce à la Grande Machine, Napoléon a gagné à Waterloo. Jeune Français exilé à Londres, André de Favard tient des carnets lors d’une mission secrète, accompagné dans l’Hexagone par Edward Parrow. Ces écrits sont rendus tels quels dans cet ouvrage, accompagnés de photos, réalisées avec un groupe de reconstitution historique. Oui, voici l’histoire de la Commune, des fantômes étranges qui gouvernent Lyon, des couleurs de Marseille. Voici l’histoire de cette France, Steampunk.

Mon avis : Louise Michel. La fille Jédago. La Commune et l’ombre des Canuts. La résistance du Nord. André de Favard traverse la France, et nous avec. Ses rencontres avec des figures historiques ou des personnages inventés nous font découvrir un univers d’autant plus crédible qu’il se mélange à des éléments historiques. Nous visitons à travers cet ouvrage presque toute la France, de la Bretagne à Marseille, à la recherche des différentes interprétations de ce qui est steampunk, de la création à la destruction, des paysages perdus de la Bretagne aux ruelles lyonnaises et barricades parisiennes. Quel dommage pour moi d’avoir si peu connaissance de cette période historique. Voir les différences, s’amuser de la re-contextualisation aurait sans doute été un plus.

818119985_B976536019Z.1_20150915091347_000_GTU56J0UQ.1-0Si les deux personnages principaux sont des hommes, très nombreuses sont les femmes, leaders et personnages historiques, présentes dans l’histoire et sur le même piédestal. Ce qui est d’autant plus agréable pour un récit qui se veut ancré dans la « réalité ».

Le choix graphique aurait pu être surprenant s’il ne respectait pas autant le récit. En effet, dès l’introduction est mis en avant le fait qu’il s’agit de photos de groupes de reconstitutions « historiques ». En cadence avec l’histoire, ils choisissent de représenter certains personnages, avec les raisons liées à ce choix, ainsi que des moments de l’action, sous l’objectif de Nicolas Meunier. Et cela permet de voir les différents mouvements steampunk, du choix de prothèses, à l’usage d’éléments médiévaux en passant, surtout, par un mouvement plus oriental. J’aurai beaucoup apprécié savoir si les costumes ont été réalisés à partir du récit, où si au contraire, Étienne Barillier et Arthur Morgan se sont inspirés des histoires des Vaporistes.

page-site-2-1024x640En résumé, un très bon récit dans une France post-Napoléonienne, avec des photos (et des costumes !) de qualité, pour amateurs ou nouveaux venus au steampunk, le tout mis en scène dans un ouvrage grand format.

Autour du livre : Environ 100 Vaporistes français ont participé à l’ouvrage, qu’illustrent 80 photos. Leurs renseignements sont donnés à la fin de l’ouvrage.

Si vous aimez : Louise Michel au pays des Arcanes du Midi-Minuit.

Extrait : « Aux environs d’Amiens, j’eus la surprise de découvrir qu’une diligence à vapeur, une vapomobile comme disent les Français, nous attendait et que son chauffeur allait nous mener jusqu’aux environs de Paris, contournant habilement les camps Prussiens. Elle n’avait pas le confort d’un solide mail-phaéton britannique, mais sa chaudière nous fit gagner un temps précieux.
J’avais cependant du mal à me concentrer sur le chemin, car seule la destination comptait à mes yeux. Je ne cessais en effet de me demander ce que nous réserverait mon pays que je ne connaissais pas, en proie à l’insurrection libératoire de la Commune…
Lors d’une de nos haltes, j’ai commencé à écrire ces lignes pour tromper mon inquiétude. Une question m’obsédait : Qu’allions-nous trouver à Paris ?
Si seulement j’avais su… »

Sortie : septembre 2015, éditions Mnémos (collection ourobores), 141 pages, 36 euros.

 

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