La mixtape : How I Met Your Mother

La mixtape : How I Met Your Mother

How-I-Met-Your-MotherCe soir, CBS va dire « adieu » au gang du MacLaren’s après 9 ans de bons et loyaux services. Après beaucoup (beaucoup, beaucoup) d’errances et de digressions en tout genre, et un interminable Week-End qui a composé la quasi-totalité de la saison 9, Carter Bays et Craig Thomas vont finalement nous divulguer comment Ted Mosby a rencontré la môman (toujours sans nom) de ses futurs enfants, littéralement après tout le monde, public y compris. (Beaucoup de flashforwards nous les ont montré ensemble durant cette saison, ceci dit.) Malgré la perte de qualité indéniable de ces dernières saisons, la série fut remplie d’épisodes réussis et mémorables, des Slapbet aux Doppelgängers en passant par les Naked Men et autres Chèvres dans la salle de bain. Les personnages de Ta Mère, la Série (copyright Conundrum) ont probablement leur playlist personnelle remplis de ce genre de souvenirs, et nous vous proposons une mixtape spéciale en guise d’au-revoir.

Ted Mosby

La frustration du Ted perpétuellement célibataire, malgré ses multiples (longues) relations montrées au cours de la série, se ressent dans sa playlist, avec le « I »ll Never Be Satisfied » de Tony Ashley. Même si curieusement, on ne trouve pas trace de callbacks à son histoire avec Robin, le « Choux Pastry Heart » de Corinne Bailey Rae renvoie à une certaine Victoria. Avec Barney, Ted est celui qui aime le plus se rappeler les histoires bizarres de soirées ou autres (comme ses enfants en font l’amère expérience en 2030), d’où la présence du « Goat Song » d’Alan Mills et du « Crazy Eyes » de Hall & Oates (cf. 2.07, « Swarley »). Enfin, le « Skyscraper » de Bad Religion parle de lui-même.

Robin Scherbatsky

En tant qu’ex-fumeuse (cf. « Last Cigarette Ever », 5.11), Robin garde quelques traces sur son iPod avec « Nicotine Stain » de Siouxsie and The Banshees, et également son amour pour les cigares avec le « Take A Cigar » de Pink Floyd. Mais aussi à son passé tout court de présentatrice de « Come On Get Up, New York! » avec le « Talk Show Host » de Radiohead, et en guise de guilty pleasure, « Better The Devil You Know » de Kylie Minogue (Robin Sparkles, anyone?). Enfin, dans sa playlist hockey, on trouve le « Time To Go » des Dropkick Murphys.

Lily Eriksen

L’amour des Eriksen pour les « sandwiches » se retrouve jusque dans leur iPod avec les Stereophonics et leur « Too Many Sandwiches ». On retrouve aussi quelques titres évoquant ses choses préférées dans la vie : le shopping compulsif (3.07) avec « Shopping » de The Jam, « Drinking Martinis » de Maxïmo Park. Egalement inclus, le « Crush » de Jennifer Paige (ahem... Robin… ahem), le « On An Evening In Rome » de Dean Martin relatif à son désir de partir en Italie (finalement réalisé un an après le mariage de Robin et Barney, comme montré dans un des derniers épisodes diffusés). Et également la bande originale d’ « Un Flic A La Maternelle ». Allez savoir.

Marshall Eriksen

D’abord, une playlist de Marshall doit forcément inclure le « 500 Miles » de The Replacements, pas de discussion possible, c’est comme ça. Les affinités funky du groupe de Marshall sont ressenties avec un titre vraiment groovy de Bootsy Collins, « The Pinocchio Theory ». Le jeune Eriksen ayant grandi en plein Minnesota, on retrouve pas mal de groupes de l’Etat sur son baladeur, parmi lesquels Husker Dü (« Makes No Sense At All »). Etant instigateur et « bourreau » du Slap Bet avec Barney, le « 5 Finger Discount » de Choking Victim est tout indiqué pour se faire les mains. Enfin, il a également fait une playlist « mythes et légendes » parmi laquelle on retrouve « Loch Ness Monster » d’Alastair McDonald.

Barney Stinson

Le caractère du personnage de Neil Patrick Harris a été à l’origine de bon nombre de délires de How I Met Your Mother, et a engendré le Bro Code. Cette insatiabilité, qui n’a viré de bord qu’avec la planification de « The Robin », est représentée à travers « I Want It All » de Queen et le « Superman Lover » de Johnny Guitar Watson. L’esprit de compétition de Barney et des défis crétins qu’il relève n’est plus à prouver, d’où le « I Double Dare You » de Louis Armstrong. Dans sa playlist, on trouve aussi un clin d’oeil à son « papa » Bob Barker avec une chanson éponyme signée le New York Ska-Jazz Ensemble, et le « Danny Glover » de The Herbaliser est en référence à l’épisode « Murtaugh » (saison 4, épisode 19).

 La Mère

Vu son rôle de bassiste et chanteuse dans Freakonomics, la Mère écoute pas mal de Breeders, qui compte parmi elles Kim Deal en bassiste (« Hag »). Ses études en économie et sa volonté d’aider à en finir avec la pauvreté mondiale se retrouvent jusque dans son iPod, avec le très référentiel « Come To Milton Keynes » de The Style Council (un des groupes de Paul Weller) et « It’s Only Money » de Thin Lizzy. Enfin, deux chansons sont en référence à Darren, le très manipulateur ex-chanteur de Superfreakonomics : « No Good Man » de Nina Simone et « Firestarter » de The Prodigy.

Et vous, avez-vous des idées de titres pour les personnages de la série? N’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires.

Le mois prochain : Mad Men.

 

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