La mixtape : Scandal

La mixtape : Scandal

ScandalAlors que Scandal revient sur ABC jeudi soir pour les 8 derniers épisodes de sa saison 3 (et sur Canal + Séries le 4 mars à 21h40), la rédaction s’est amusée à hacker dans les iPod des personnages pour voir ce qu’ils pouvaient bien écouter. Entre l’équipe d’Olivia, le couple présidentiel et le vice-président, les personnalités ont bien été définies par l’équipe de Shonda Rhimes et Betsy Beers. Si bien que les playlists de chacun sont à la hauteur de leur réputation. La bande-son de la série est très portée sur les standards soul et funk des années 1960 et 1970 (Stax a édité un CD à sa gloire à la rentrée dernière), il n’en va pas de même pour cette mixtape, particulièrement chez Huck. Un aperçu de l’arène musicale des Gladiateurs (et de la Maison-Blanche) déclassifiée par nos soins ci-dessous.

Olivia

Une précision militaire, une morale trouble, des argumentaires égrénés à la face des clients : ce n’est pas pour rien que l’on surnomme le personnage campé par Kerry Washington « une gladiatrice en tailleur ». D’où une playlist qui donne un synonyme musical via Queen : « She Makes Me (Stormtrooper in Stilettos) ». La rappeuse de Philadelphie (accessoirement autoproclamée « pitbull en jupe ») Eve est sur sa liste avec « That’s What It Is », tout comme Björk et son « Army Of Me ». Pour parachever le tout, Beyoncé et « Run the World » et le vindicatif « The World Don’t Owe You Nothing » de Loleatta Holloway.

Harrison

C’est le fin limier de l’équipe d’Olivia, mais aussi quelqu’un d’extrêmement perspicace, qui sait faire jouer l’esprit d’équipe lorsque l’un de ses membres menace d’un conflit interne, que ce soit Abby ou Quinn. Ce n’est donc pas un hasard si on retrouve sa devise sur la playlist, avec le « We’re In This Together » de Chocolate Milk. Il reprend aussi certains des traits de caractère d’Olivia : sa capacité à trouver la bonne information en un rien de temps (McFadden & Whitehead, « Ain’t No Stoppin’ Us Now »). Mais c’est également un personnage extrêmement à l’aise dans les bars cosy de la ville, et le côté playboy se retrouve sur son iPod avec Sammy Davis Jr. (« I Got Plenty O’ Nuttin’ »), ou le « Playboy’s Theme » signé Henry Mancini. Enfin, nous avons inclus le titre « The Fixer » des Shadowboxers pour des raisons évidentes.

Abby

De l’équipe des Gladiateurs, c’est celle qui aime le plus sentir le scandale et le procédé d’exposer la vie et les secrets des clients, leur entourage ou leurs ennemis. D’où un trio de titres bien sentis : le « Second Hand News » de Fleetwood Mac, « I Heard » de The Mills Brothers et « Heavy Makes You Happy » des Staple Singers. Mais elle a aussi un côté plus edgy, souligné par sa sulfureuse relation avec David au cours de la saison 2, d’où « I Need Some Fine Wine (And You Need To Be Nicer) » des Cardigans, et « Slip Your Skin » de David Holmes.

Quinn

Vu les problèmes d’identité de Quinn, il est pertinent (malgré l’ironie) de retrouver « Who’s That Girl » de Madonna dans sa playlist, tout comme le « More Than Meets The Eye » des Bangles. Son tandem avec Huck la transforme en fileuse invétérée, « Born To Be Wild » (Steppenwolf), et qui aime ça. Autant ajouter le « I Spy » de Pulp et la règle première des enquêteurs (c’est mnémotechnique dans une playlist) : « You Can’t Judge a Book By Its Cover » de Bo Diddley.

Huck

Attention, playlist déprime et torture psychologique à la clé pour le hacker vedette de « Scandal ». Cet ancien tueur conserve encore quelques titres pour se rappeler de son ancienne vie : le « Kill All Hippies » de Primal Scream et le « Swords » de Leftfield figurent en bonne place dans sa playlist, comme le « Death March » de Faith No More. Le « How To Disappear Completely » de Radiohead fait appel à son talent le plus sûr, celui de disparaître et faire disparaître des gens. Et récemment, il a ajouté l’intégrale de Johnny Cash, parmi lequel « If You Could Read My Mind ».

Fitz

On trouve de tout sur la playlist de Fitzgerald Grant : de la jubilation (parce que bon, être le président des Etats-Unis ça l’est quand même, de temps à autre) avec le « Even Better Than the Real Thing » de U2, de la paranoïa avec le « I Think I’m Paranoid » de Garbage. Et aussi pas mal de références à une certaine fixer : le « My Girl » de Otis Redding, le « I Know You Well » de Fountains Of Wayne. Et un certain idéalisme aussi, avec le « Wouldn’t It Be Nice » des Beach Boys.

Cyrus

C’est un peu plus dur de s’insérer dans la tête de Cyrus, tellement il est présenté comme un esprit politique volontiers retors. Vu ses inquiétudes perpétuelles sur les retombées dans l’opinion, le « I’m Afraid Of Americans » de David Bowie paraît tout indiqué. Ses responsabilités lui ont fait ajouter le « Don’t Lose Your Head » de INXS, le « Shadow Stabbing » de Cake et le « White House » de Rick Ross (bah si). Cyrus a fait sa paix avec le fait de ne pas être dans les livres d’histoire et être numéro 2, d’où le « Be Thankful For What You’ve Got » de Massive Attack.

Mellie

La Première Dame a de la classe dans sa playlist, comme en témoignent le « Electric Lady » de Janelle Monae et le « It’s In His Kiss » de Betty Everett. Mais elle a aussi un tempérament de feu et une playlist remplie d’hymnes courroucés : « Latifah’s Had It Up 2 Here » de Queen Latifah ou encore « Too Strong To Be Strung Along » des Marvelettes. Et on l’imagine bien jouer « Sweet Baby » de Macy Gray comme étant sa version de la relation avec son Président de mari.

David

Une mixtape d’ancien procureur obsédé par l’idée de justice comme David, surtout évoluant dans un monde comme celui de Scandal , c’est une tâche assez ardue. Le « Watchdogs » de UB40 doit figurer en bonne place, le « I Can See Clearly Now » de Johnny Nash et le « Comingtogetcha » des Propellerheads aussi. Comme David est un homme de goût, on a rajouté le « Fools Gold » des Stone Roses et le questionnement qui tournait dans sa tête après son éviction en milieu de saison 2 : « Where Did It All Go Wrong ? » d’Oasis.

Mixtape réalisée avec Marine Pérot.

 

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